LE"GRELOT
prononcer, le 16 juin un discours d’apaisement et de conciliation!...
Je l’entends d’ici ce beau discours.
J'ai déjà entendu, une fois dans ma vie, quelque chose d’anal >gue qui m’a fait bien rire.
Un petit maigrelet, faible, mais roué et adroit, était tombé à l’imoroviste sur un grand gaillard, solidement bâti et capable d’assommer quarante avortons comme lui.
11 le renversa traîtreusement, puis l’assomma de coups de poings et de coups de talons de bottes, lm prit son porte-monnaie, sa montre, ses papiers, soi livret de poutre-maître dans la maison où il travaillait, lui donna ù la place son livret d’homme de peine, tu enleva son paletot', ses bottes, sa chemise et son gilet do flanelle, et ensuite...
Lui tendit la main en lui disant tranquillement :
— Allons, voyons, soyons bons amis, testons avec ce que nous avons chacun... Je i |e * ® n , yeux pas, moi!... Tu ne veux pas?... T’es bote, c était pour le faire une farce... seulement, je S'J 1 ,!'.' 1,1 1 ,; pro luit de la farce... Tu ne veux pas A-t-il mauvais caractère c't animal-là !... Vilain hargneux, va! Croyez- vous, rnes'larnes et mps^icurs, tjuo je n aurais ptfs mille fois raison, puisqu il n a pas voulu faire la paix, de recommencer A taper dessus....
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A chaque instant vous rencontrez des badingour- dius qui vous disent :
_ « L’empereur était un honnête homme, seulement, ü était mal entouré. »
Ceci n est pas complètement faux, en ce sens que l’entourage, en effet, ne valait pas les quatre fers d’un chien.
Mais, de son côté, le héros de Boulogne et de Strasbourg ne valait pas les deux mètres cinquante de corde qui auraient dû lui servir au lendemain du 2 Décembre.
U y a un proverbe ainsi conçu :
— Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es.
Et il me semble qu’il a presque toujours raison.
Un négociant notable ne va pas boire chopine à la Guillotine (I) avec des voleurs et des assassins; un homme marié tt bon père de famille ne court pas les barrières avec des Alpbonses; une honnête femme ne fait pas sa société des filles publiques, et un homme ne se promène pas, bras-dessus, bras-dessous, sur le boulevard, avec le fils Chouard.
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Avez-vous lu la circulaire Fourtou, n° 11,397 (il y en a tant que l’on vient d’embaucher huit employés charités uniquement de les numéroter).
Ede apprend aux citoyens français que toute conversation inconvenante pour le maréchal, tenue dans un lieu quelconque, café, rue, place, ou même domicile privé, pourra êire considérée comme injure publique, et punie comme telle.
Voilà qui est assez embêtant pour les susdits citoyens français, surtout à cette époque où l’on ouvre les fenêtres, ce qui fait qu’on peut entendre les conversations d'un côté de la rue à l’autre.
Cela est surtout désagréable à Paris, où la ladrerie des propriétaires a sépire les chambres et les appartements par des cloisons et des planchers d’une épaisseur comparable à celle du papier à calquer, ce qui fait que le son passe au travers avec autant de facilité qu’un mouchoir passe à travers les barreaux de la grille du Luxembourg.
.Cela arriva d’autant plus mal que le tdephone est maintenant inventé, et que des paroles prononcées dans le Sahara, à 100 lieues de tout être humain, peuvent arrivi r à l’oreille de M. le préfet de police par la vertu d’un simple petit lil de fer.
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J’ai un de mes amis, qui, depuis l’apparition de cette circulaire, est devenu presque fou.
Jadis loquace comme M. de Gevardie, il semble maintenant une nouvelle incarnation d'Harpocrate, dieu du silence.
Le malheureux a perdu l’appétit, la soif, la quiétude et le repos.
11 ferme portes et fenêtres et va regarder sous les meubles et dans les tiroirs de sa commode, avant de lire, à voix basse, le journal à sa femme.
Car il aune femme, le malheureux!..
Et il lui parle politique, l’insensé!..
Mais maintenant, il n’ose plus parler de l’ordre moral que la tête sur l’oreiller, après avoir tiré le lit au milieu de la chambre, pour être sûrque ses paroles ne traverseront pas les cloisons voisines.
Et encore, à chaque instant, se relève-t-il pour regarder sous le lit, entre les matelas et dans la table de nuit, ali» de s’assurer qu’il u y a pas de reporter du Gaulois, à portée d’enlendre ses paroles.
Je ne lui donne pas un mois de cette existence pour devaiiraussi...original que Jean Brunet — l’ancien Brunet, celui de l’Assemblée élue dans un jour de malheur.
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jLe Pays continue à prêcher la guerre sainte contre les républicains.
Maintenant, il ne parle plus seulement de les déporter en masse, il veut les manger.
— « La Révolution, légale et illégale,dit-il, est un chardon dont nous saurons bien debarrasser la marge de lu route sociale».
Cette gourmandise, ceRe envie démesurée de manger des chardons ne m’étonne pas de la part des badinguistes.
Us ont de si longues oreilles, dans ce parti !..
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Jeudi dernier, une réuni m privée, rue d’Arras, a élé interdite avant son commencement, alors qu’il n’y avait évidemment pas encore de délit de : commis.
Cela me sémLde à peu près aussi habile que d’arrêter un individu sous le piétextc qu’il pourrait assassiner son beau-père dans la journée.
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Les députés de l’extrême-gauche, réunis chez M. Louis Blanc, se sont montrés très-irrilés d’un procès-verbal, qui avait été publié par le Moniteur
(1) La Guillotine est un cabaret de la rue Galande, qui est fréquenté par de futurs clients de l'instrument dont joue M. Koch, moyennant 33,000 fr. par an.
Universel et le Figaro, d’une de leurs précédantes réunions, qui avait été annoncée, mais qui n’avait pas eu lieu.
C'est M. de Fourtou, qui doit être content de l’occasion qui lui est lournie, de poursuivre ces deux journaux, d’après les principes par lui énoncés dans sa fameuse circulaire ( n° 7,893) sur .les Fausses nouvelles!...
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Un mot assez drôle, rapporté par la Gazette de Francfort (On remarquera que c’est la première lois que nous allons chercher des arguments pour défendre notre cause, au delà de la frontière, car à notre avis, i| est peu patriotique d’admettre comme vraies toutes les appréciations étrangères, qui nous présentent comme un peuple abruti, dégénéré, perdu. Mais cette fois, if y a un véritable danger signalé, et nous croyons bon de le faire connahre).
« Un des nouveaux préfets bonapartistes disait hier « à un membre d’une ambassade :
— « Mous ne recul tous pas d’une semelle. »
Ce dernier lui répondit sèchement :
— «Vous reculerez peut-être d’une frontière!..»
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On lit dans l’Union :
« La catholicité «st debout, pleine de vénération et d’enthousiasme pour Pie IX; elle le soutient pendant qu’il boit de l’eau du torrent, et le porte res- pectqeu.-ement dans ses bras. »
N’est ce pas à vous dégoûter d’être catholique, de voir que le saint Père s'est condamné a boire d-i l’eau, et que, parmi 100 ou 200 millions de fi ièles, il n’y en ait pas un seul qui ailla générosité de lui payer une chopine?
GRINGOIRE.
FEUILLES AU VENT
Si j’avais eu quelque jour la bizarre folie de vouloir me faire nommer académicien,
Et qu’on m’aût reçu membre de cette société baroque et démodée,
J’avoue que,comme M.Legouvé, j’aurais fait la semaine dernière à l’Institut un chabanais à faire tomber ies lustres.
Rien, en effet, de plus abracadabrant que ce qui s’est passé, il y a une huitaine, dans ce docte corps.
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Trois candidats étaient en présence,
Et se disputaient un fauteuil vacant :
Un dramaturge de talent, un poète de génie, et un duc.
Le dramaturge fut nommé; — soit; il avait autant de titres certes que bien d’autres de ses collègues dont les œuvres se lisent généralement dans l’ombre du cabinet, en prenant, comme disait Panckouke d’un de ses livres, chaque feuillet l’un après l’autre p. s. 1.1. c.
Mais à côté du dramaturge , il y avait deux autres postulants, le duc, M. d’Audiffret-Pas- quier, et le poète, M. Laeonte de Lisle.
Or, le poète eut deux voix pour lui ; puis, ensuite, une seule,
Le duc, lui, en eut dix-sept.
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Qu’avait fait ce due pour oser se présenter ù l’Académie contre le plus habile comique de son temps, et contre un poète qui s’est dès le début affirmé comme un maître, ayant entres autres choses, écrit cas vers dans une pièce intitulée Midi :
Au loin quelques bœufs blancs couchés parmi les herbes, Bavant avec lenteur sur leurs fanons épais Poursuivent de leurs yeux indolents et superbes Le rêve intérieur qu’iis n’achèvent jamais.
Ma foi! le duc était duc 1 Il s’était, comme dit Beaumarchais, donné la peine de naître.
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Assurément, le due d’Audriffret-Pasquier peut être un fort galant h • mme,
Qu’on vante sa candeur et sa sincérité,
On le veut, j’y consens,
J’avoue môme qu’il n’y en a pas.de plus affable, de plus poli, de plus honnête, — enfin tout ce qu’on voudra.. .
Mais de là à mériter un fauteuil à l’Institut. Il faudrait pour cela que nous fussions encore au temps où le duc de Richelieu était obligé de faire corriger par son valet de chambre les fautes d’orthographe de son discours de réception.
Pour moi, j’aimerais mieux, si je devais me présenter'à l’Académie, ne pas avoir vingt- quatre quartiers de noblesse,
Mais être l’auteur de ces vers du Manchy , où il est question d’une femme portée en palanquin :
.Un papillon, les deux ailes en fleur,
Teinté d’azur et d'é carlate.
Par instant se posait sur sa peau délicate En y laissant de sa couleur.
Mais, à l’Académie, on juge différemment : Et il paraît que si Homère se présentait aujourd’hui à l’Institut, ce serait Agamemnon, sinon Ménélas, qu’on y recevrait.
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— Il y a, en ce moment, un grand déchaînement de colère contre M. About et la société des gens de lettres qu’il préside.
Les bons journaux poussent les hauts cris, Tout est renversé,
Car...
ün a repoussé du sein de la société M, Henri d’Lleville qui voulait en faire partie,
Et pour un motif inavouable :
Ou ne veut pas de M. n’Ideville à la société des gens de lettres parce que nommé préfet seus l’ancien oidre moral, il a fait sa tête et s’est montré le réactionnaire le plus enragé et le plus stupide de la bande de M. de Broglie.
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D’où, les fureurs des feuilles bien pensantes :
Gomment! on fait intervenir les opinions politiques dans une affaire purement littéraire !
Qu’importe que M. d’Ideville soit ou non un crdre-moialier, du moment qu’il satisfait à toutes les conditions exigées par les règlements,
Qu’il a publié le nombre de volumes nécessaire pour y êlre admis,
Qu’ij écrit dans une langue qui se rapproche du fra çais !
Voilà ce que l’on dit dans le camp de la réaction,
Et l’on n’y a pas tort, — pour la première fois.
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C’est vrai :
Un homme de lettres es! avant tout un homme de lettres : la société et M. About ont été absurdes de fermer les portes de la société à M. d Ideville, qui est un homme de mérite et un écrivain de talent.
Et les ordre-moraliers ont raison de se plaindre.
Mais à qui la faute?
Et qui a commencé ces exclusions pour opinions I
Les ordre-moraliers eux-mêmes.
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Après la Commune,
N’expulsa-t-on pas Valès et Pyat !
Je n’ai pas à défendre ces deux personnages en tant que membres de la Commune,
Cela les regarde, et eux seuls,
Mais personne ne contestera que ce ne fussent des gens de lettres, et des gens de lettres de grand talent.
N’ an moins, malgé le Chiffonnier de Paris et les Réfractaires, on les expulsa l’un etl’aulre.
Pourquoi les ordre-moraliers sont-ils furieux qp’on leur rende la monnaie de leur pièce aujourd’hui :
Soyons sincères : cette fois-ci c’est vraiment le lapin qui a commencé.
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Quand on joua la pelite pièce du jeune X... au théâtre du Gymnase, on s’ennuya comme jamais on ne fit de mémoire d’homme, et on fut obligé de la retirer après quelques représentations.
Après la première, un critique du lundi qui sortait du théâtre fut acosté par un ami qui lui dit :
— La pièce n’a pas.eu de succès, cependant on me dit qu’on ne l’a pas sifllée...
— Parbleu, répondit le critique, comment voulez-vous qu’un siffle quand on bâille.
BRIDA1NE.
LES CAQUETS DE PICHENETTE
J’ai voulu goûter du renouveau; l’herbette, avec sa douce verdure solicitait iron regard fatigué de la lumière du gaz, le chant des oiseaux m’attirait sous la leuidée et je voulais m’enivrer des parfums printaniers.
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Je me dirigeai vers une petite ville (le province où l’on ne connaît guère que le travail sous toutes ses formes; les relations y sont bonnes et douces, l’hospitalité généreuse.
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Eh bien, tout le calme habituel de cette pelite ville, était hier singulièrement troublé; on y jugeait un certain abbé Dupont qui avait été surpris en conversation criminelle avec un jeune soldat du 1 er de ligne ; les collégiens qui assistaient à l’audience ont pu entendre la lecture de lettres d’amour — d’un piètre à un mdilaire — qui peuvent réaliser avec les pages les plus émues de la Nouvelle Héloïse.
L’est un Germiny, mais d’uue allure plus poétique, de goûts plus ralliüés; il dédaigne l’urinoir, il prélère le wagon.
Les di-ux coupables ont été condamnés à 10 fr. d’amende et à trois mois de prison.
Si un certain roi de France qui se nommait Henri III était encore sur le trône, la fortune de ces deux lubriques serait assurée.
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Mon ami Saint-Genest est à Saint-Pétersbourg, en mesion diplomatique.
11 y a le même succès que dms l’armée, où il s’était élevé jusqu’au grade de brigadier de hussards.
Des mauvaises langues pi étendent même qu’il n’a eu que le grade dè brigadier postiche.
Il élabore un traité d'alliance avec la Russie, pour battre^uii jour la Prusse; car, — le père Villemes- sant t’a dit, — il n'y a que Saint-Genest qui puisse battre M, de Bismarck.
II a pondu hier quatre colonnes sur ce sujet dans le Figaro.
Je ne les ai pas lues, le courage m’a manqué ; mais un ami, qui est plus fort que moi, m’a dit que si c’était aflreusement bête, en compensation c’était stupidement écrit.
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Ah çà, qu’est-ce que le père Yillemessant a bien pu faire de sa vicomté?
fe viens de découvrir un vieux numéro de la Sylphide où ce personnage se qualifie de vicomte de Vil- lemessant.
Est-ce qu’à l’époque de ses malheurs, il aurait mis sa vicomté au clou?
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Le statisticien du journal de la petite vertu est tout^triomphant; il a découvert que les revenus des impôts ont été plus élevés — pour le moL de mai — de huit millions que ne les avaient évalués las prévisions budgétaires.
Et ce doublé... Saint-Genest s’écrie triomphalement :
— Hein! dites donc qu’on ne travaille plus, qu’on ne bâtit plus, qu’on ne vend plus depuis le 16 mai! Ce triple.butor se figure que les impôts sont une affaire qui se traite comme le commerce des petites dames qui demandent chaque jour une âme-sœur qui ait un sac bien garni.
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Quand les vidangeurs ont fini leur besogne, ils se lavent les mains; quand on a parlé d» certains journaux, il faut faire comme les vidangeurs, et je finis par un mot que l’on m’assure authentique.
C’était dans une petite ville de province.
Un particulier, — qui ne savait pas lire et n’avait jamais voulu l’avouer, — suivait attentivement l’flffi- ciant dans son livre de prière.
Malheureusement, il tenait son livre à l’envers.
Son voisin, étonné de cette bizarre manière de tenir un volume, lui en demande le motiî.
Notre homme rougit un peu, mais, reprenant son aplomb, il répond avec dignité !
— C’est que je suis gaucher !
PICHENETTE.
Lundi dernier, les employés de la maison Godcbau et ceux de la succursale de la rue de Rivoli, réunis au nombre de plus de 200, — avec autorisation de la préfeclure, bien entendu, encombraient les salons de Notta, dans le but de porter un toast à leur patron et à li prospérilé toujours croissante de sa maison.
Un bouquet de Chanaan prévint, M. Godcbau, qui se rendit immédiatement au milieu de cette petite et bien charmanle tête, et. en quelques paroles émues, — émotion douce et que tant d’hommes ne connaîtront jamais, — il remercia son personnel de l’attachement et du dévouement dont il lui donnait de nouvelles preuves chaque jour.
Témoin de cetle réunion, nous constatons qu’au milieu dé cette si touchante preuve de reconnaissance, les paroles les plus chaudement accueillies furent celles que prononça un des principaux employés exprimant la reconnaissance de tous pour la bienveillance de M. Godcbau .envers chacun de ses mille empli,yés.
Manifestation trop rare pour n’être pas constatée, convenez-en.
Chansonnettes, romances, morceaux divers, un véritable concert enfin ternrna la réunion. MM. Boulanger, Lafond, Daniel Jacob, Caben et dix autres siégeraient encore si l’aurore ne leur avait enjoint l’ordre d’aller prendre quelque repos.
Qui complimenter ici d’un personnel juste et reconnaissant, ou d’un patron qui mérite tant de sympathie?
Tout le monde, parbleu! ça ne se demande pas.
X...
PLUMES DE J. ILEX1N0RE
LES MKIUEÜBES PLUMES MÉTALLIQUES
PH CEN IX HUMBOLDT EOSSINI transformée
KALAM N» 4, — N° S,
THE TIMES de Londres. Agence d’abonnements et d’annonces, M. Madré, p, rue Neuve-des- Petits-Charaps, à Paris.
JARDIN D’ACCLIMATATION. — Concerts le dimanche et le jeudi. — Prix d’entrée : 80 centimes la dimanche. I Iranc dans la semaine.
JARDIN MAB1LLE ouvert tous les soirs.
Mardi, jeudi, samedi : Grande Fête.
SEMAINE THEATRALE
AMBIGU-COMIQUE
Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable !
Donc, visez à l'invraisemblance, si bon vous semble, mais vous n'empêcherez pas le fait d’exister.
L’Ambigu tient un succès!..
L’Ambigu est désambigu...ignonné ! !...
Les Environs de Paris, la nouvelle pièce qu’y jouent en ce moment des artistes en société sous la direction Jurdon, la présidence de M. Eugène Déjazet, a beaucoup plu et a été très-applaudie.
Il y avait tlongtemps qu’on s’étaît autant amusé à l’Amuigu qui depuis trop longtemps prenait l’aspect sévère mais lugubre d’uue fosse aux ours.
Nous trouvons dans les quatre actes de MM. Mon- réal et Blondeau, de l'entrain, de la gaieté, des mots f rt amusants, des situations tiès-comiques à force d’être invraisemb'ables, desceuplets bien tournés, en un mot tous les éléments d’un succès de rire, c’est- à-dire (l’un suceès durable.
La musique de M. Cluntagne a été également appréciée.
La mise en scène est très-soignée.
Quant à l’interprétation elle est sajisfaisante. Le-
