L& GKELOT

jase*.

PRIME GRATUITE

moment si solennel, hein?.., vous savez bien que vous êtes un farceur... et le duc aussi.

roussin, d'une mine atterrée.

ZIGZAGS

Ai.

Tonte personne de la province qui s'abonnera à un des journaux ci-après, par lentremise de M. Madré, directeur-gérant dn Grelot, 77, rue Neuve- des-PefilsChamps ,& Paris, aura droit à un abon­nement gratuit au journal le GRELOT, savoir :

Pour un abonnement d'un an : 6 mois au GRELOT.

de si* mois : 3 mois

de trois :1 mois 1/2

L abonnement à plusieurs journaux doublera, triplera la durée de renvoi gratuit du GRELOT.

UN AN

SIX MOIS

3 MOIS

tr. c.

tr.

C.

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Bibn public.

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12 .

Charivari..

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Constitutionnel.

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XIX* Siècle.

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Droit.

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Evénement.

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Estafette..

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Etrille, de Bruxelles..

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Figaro .

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Français.

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France.

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Gazette de France....

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Gaulois.

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Journal des Débats..

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Illustration.

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Libehté... ..

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Moniteur universel..

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Monde.

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Monde illustré.

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Paris-Journal.

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Patrie.

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Pats.

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Presse...

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Rappel .

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République française.

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Réveil.

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Revue des Deux-Mond.

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Siècle.

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Soir.

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Temps .

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Tires, de Londres.

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Univers.

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Union...

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Les prix qu précèdent sont, bien entendu, les prix fixés par les administrations de chacun de ces journaux.

L'Administration du Grelot se charge également de labonnement sans frais, à tous les autres journaux de Paris.

LA SEMAINE

La mort du Roussin

Nous avons aujourdhui une douloureuse nouvelle à annoncer à nos lecteurs :

Roussin, linfortuné Roussin, lillustre et dernier représentant de cette belle race de badingouineux qui déploya tant de zèle an 2 décembre, vient de remercier son boulanger.

Il a rendu son âme au diable !

Il nest plus 11

Nous recevons sur cette fin édifiante, due au scrutin du 7 avril, 1 s détails, suivants qui nous sont communiqués par le marchand de marrons de la rue Copeau, son voisin, et l'un de nos plus anciens abonnés.

Nous croirions manquer à tous nos devoirs en privant les lecteurs du Grelot et la postérité de cette pièce curieuse et touchante.

Pauvre Roussin I

Si jeune 11

Et donnaut tant despérances !

Oh! 1

Quel malheur 11

Une chambre entièrement so'dide.

Rou'tin, au de r nier deyé du ramollissement , est étendu sur un grabat.

Ses habits modestes, couverts dune vile crasse, sont étendus- sur une chaise.

Son gourdin, désormais sam emploi, est appuyé au che iet de son lit, ,

Toujours à la portée de sa main,

Affaire d'habitude.

Le vicomte de la Rochc-Moisie et Poiretapée, ses fidèles espions, versent au pied de son lit quel­ques larmes de crocodile.

POIRETAPÉE.

Eh bien, mon pauvre Roussin, comment vous portez-vous?

ROUSSIN

Ahl mes enfants!... çà ne va pas, pas du tout... Ce scrutin du 7 avril ma fait un mal 1...

I.A ROCHE-MOISIE.

Et à nous donc 1

ROUSSIN.

Oui, mais vous... çà nest pas comme moi... vous avez la vie dure... Tandis que nous autres, pauvres bonapartistes.

Ah! je le sens, cest bien fini !...

poiretapée, à part.

Et çà nest pas malheureux!... quelles ca­nailles que ces gens- !

ROUSSIN.

Vous disiez, Poiretapée I

POIRETAPÉE.

Moi?... rien... je suis navré. Et, si je ne croyais pas au duc dAumale... ce prince si généreux !... si bon !... si désintéressé !...

LA ROCHE-MOISIE.

Voycr.. cou un. pas de blagues en un

Et dire que çà allait si bien!..., car enfin, Paul sétait montré... le pauvre enfant 1... un garçon si timide !... si modeste !...

la roche-moisie, souriant.

Une violette, quoi !

noussiN.

Vous lavez dit, sen est-il donné du mal pour cette dernière élection !... pauvre petit ange, va !...

poiretapée, tirant son mouchoir.

Çà fend le cœur.

ROUSSIN.

Et avoir fait un four pareil !... Oh 1 ces gueu- sards de républicains!... il ny a pas a dire, nous sommes fumés I

LA ROCHE-MOISIE.

Absolument.

ROUSSIN.

Et jusquà Léonce Dupont qui nous lâche ! poiretapée.

Cest ignoble !

ROUSSIN.

Avez-vous lu sa brochure ?

la roche-moisie, souriant.

Cest assez comique.

roussin.

Comique?... dites abject... et Dugué delà Fauconnerie !... encore un lâcheur!... tous!... tous ! oh I mon Dieu, que je souffre !...

poiretapée.

Calmez-vous, de grâce, calmez-vous I roussin, dune voix fiévreuse.

One je me calme?... quand lempire est f...icliu?... ah! vous ne me connaissez guè­re !... oùs-quil est mon gourdin?...

LA ROCHE-MOISIE.

Songez à Dieu, mon frère !

ROUSSIN.

Ah ! ce 7 avril!... ce 7 avril !... (il se met ù chanter dune voix enrouée.)

Partant pour la Syrie,

Le jeune Casspgnac Disait à son amie :

Bientôt flè feront « corne ! *

POIRETAPÉE A LA ROCHE-MOISIE.

Cest le délire qui le prend !...

HOUSSIN, avec exaltation.

Oh ! lempire !... lempire !... dix-huit ans de prospérité !... le 2 décembre !... le Mexique !... Sedan 1... Razalne !... Dates et noms glo­rieux !... à moi.la victoire !... à bas la Républi­que !... les transportations!... les fusillades !... les commissiohs mixtes !... voilà qui vous refait un pays !,., quon emballe Léonce Du­pont !...*t ce Dugué !... oh I ce Dugué !... dans mes bras; mes enfants, dans mes bras!...

LA ROCHE-MOISIE A POIRETAPÉE.

Il ne sait pins un mot de ce quil dit !

POIRETAPÉE.

Jen ai peur !...

ROUSSIN.

Et ces paveurs!,., ces idiots de paveurs L... qui nont pas voulu discontinuer de travail­ler!... de paver!... paver!... en République !... allons donc!... cétait bon sous lempire!... quels mutlesl... quen dis-tu Cunéo?... Ali ! les serins !... du mouron pour les petits oiseaux l

POIRETAPÉE.

Il est grotesque.

ROUSSIN.

Ah !... je vois le Ciel qui souvre !... japer­çois Bazaine dans une gloiro !... et mon empe­reur!... et Morny!... merci mon Dieu !... La République est proclamée par Napoléon IV ?... que cest beau, mon Dieu !... que cest beau !... Oh ! merci, scrutin du 7 avril, qui, en marra­chant à cette vallée de misères, ma permis de jouir dun pareil tableau !... merci !...

(.Il éternua.)

LA ROCHE-MOISIE ET POIRETAPÉE.

A vos souhaits !

(La tête de Roussin retombe sur loreiller.)

POIRETAPÉE.

Je crois que çà y est, cette fois, vicomte ?

LA ROCHE-MOISIE.

Parfaitement...

POIRETAPÉE.

Ouf I cest un bon débarras.

LA ROCHE-MOISIE.

Oui... mais je vous dirai, entre nous, que ce diable de scrutin qui a tué notre ami... je ne me sens pas trop bien, non plus.

POiRETAPÉE.

Allons donc !... vous avez une mine super­be!... (A part.) il nen a pas pour un an !

LA ROCHE-MOISIE.

Cest égal, croyez-moi... çà nous jouera un vilain tour !

NICOLAS FLAMMÈCHE.

A 2 sous les poulets de Carême.

A deux sous! Ils les donnent à bon marché, pour sen défaire. Il faut bien quils sen dé­barrassent, car, je vous le jure, ils nen man­gent pas!

Ucan temps passé.

Il y a huit jours tout allait bien.

Lhorizon politique était doucement rosé, comme les opinions de notre excellent minis­tère et do ses amis, dont nous ne sommes pas jl).

Le ciel était moins pur que le fond du cœur de Booher et de ses acrobates, immobiles pour la première fois de leur vie sur la corde raide, et faisant les yeux en coulisse à la Marianne.

Tous les conservateurs les plus fougueux semblaient résignés à leur triste sort.

liaragnon, jadis vigoureux pour les hommes non moins que Numa pour les dames, baissait tristement la tête comme un âne fatigué par une trop longue marche, et offrait à Dieu la muette et profonde douleur de sa pauvre âme en expiation de ses péchés.

Canada ninvectivait plus la R. F. et se Ri rait au pacifique plaisir détudier une nouvelle bamboula.

Fessesnéo lui-même, lépileptique Fessesnéo, était devenu à tel point calme quil passait devant les bustes de la République sans grin­cer des dents, et quun soir, au calé, au lieu de mordre sou voisin qui lisait lu Marseillaise, il lui mirait du feu en souriant.

T»page à Landerneau.

Cest à peine si, seul bruit qui troublât i.i sérénité de ce câline, on entendait dans un coin, au fond dune jésuitière, comme un bruit deemnoire ràclée le long dun chaudron : cé­tait Yeuillol qui sacharnait contre !e cente­naire de Voltaire.

Mais soudain,

Effet du soleil davril, qui leur rappelle celui de mai sans doute,

Voilà tous ces gaillards endormis qui se ré­veillent, en même temps que les punaises commencent à sortir des fentes de bois de lit et qui se mettent à faire un tapage à faire éclater les vitres du tramway dans lequel cinq amis deCassagnac beuglaient naguère si gail­lardement : 1 ive lEmpereur!

Rocher a refilé vivement dans les rangs de lorléanisme et se sert de sou balancier pour taire résonner à tour de bras le disque en zinc doré quil voudrait nous faire prendre pour un vrai soleil.

Baragnon a retrouvé ses muscles, et, rajus­tant son caleçon sur sa puissante bedaine, il propose à la République de la tomber à main plate.

Canada a repris sa tlamberge, huilé son pain dépices, et rentre dans la lice, criant à perdre haleine des tirades fort goûtées au bal i.lr- dej.se.

Fessesnéo a acheté deux sous de savojp et le voici qui se remet plus que jamais à tomber du haut-mal toutes les heures.

Pour Veuillot, ce nest plus sur un chau- dnm, mais sur une lime et des pincettes, quit frotte avec fureur sou écumoire pour obtenir de plus rabiques grincements.

Un bonnet ronge.

Et la raison de tout ce tapage? '

La raison do tout ce tapage, cher lecteur, est|c comme vous, si vous envoyez vos en­fants en classe auprès de la bonne sœur qui, r à de que dit l'Electeur dAngers, que nous avons peine à croire, punit les élèves déso­béissantes en versant de lurine dans leur soupe.

Le Conseil municipal de Paris a voté lérec­tion, sur pne place de Paris, dune statue de la République, de il mètres de haut, COIFFÉE DUN BONNET PHRYGIEN.

Cest ce qui cause toutes les piailleries, tous les gloussements de la séquelle conserva­trice.

Une République, passe encore...

De 5 mètres, on peut à la rigueur sen con­soler...

Mais un bonnet phrygien...

Cen est trop 1

Comment In coiffer?

Le bonnet phrygien fut cepeudant porté par Louis XVI, notamment dans la journée du 18 août, il but aussi un dcim-sotier du broc, beaucoup moins apocryphe que le verre de sang de M u de Sombreuil.

Mais puisque vous trouvez ce pauvre bonnet bon pour un roi, mais trop sale pour une hon­nête tille, que donnerez-vous à la pauvrette?

(.a laisser eu cheveux, comme une ouvrière du faubourg du Temple... Fi donc !

Lui mettre une fanchon, comme à une gri­serie, serait encore plus inconvenant.

La coiffer dun chapeau serait absolument ridicule : toutes les cocottes eu portent, et au bout de six semaines la pauvre fille ne serait plus à la mode.

Reste le bonnet non phrygien, qui lui don­nerait lair dune petite bonne de chez Duval.

Mais vous crieriez encore qu'on a fait ainsi une infâme allusion, en insinuant par quelle allait tremper une soupe colossale a tous les conservateurs, à qui elle a déjà tant fait boire de bouillons 1

Ce qoil vous» lauilrait.

Ah 1 je sais bien quelle coiflure vous lui voudriez voir...

(t' Afin de ne pas nous faire prendre pour bo­napartistes, ce qui nous vexerait plus que tout au monde, nous expliquons notée parenthèse.

Nous sommes décidés à nètre les amis que de ministres parfaits. Or la perfection nétani pas l'apanage des hommes, mais seulement celui des anges, sil y a des anges, nous ne serons ja­mais amis daucun ministère. Nous nous conten­terons de nètre pas ennemis de quelques-uns, comme celui-ci. Mais nous ne pourrons jamais nous empêcher de souhaiter mieux.

Un joli bonnet à grandes ailes et à fond noir, comme en ont les bonnes sœurs de saint Vin­cent de Paul, le saint qui le premier a décou­vert que les Chinois faisaient des petits en­fants uniquement pour fournir une nourriture économique à leurs cochons bleus.

Ce sont les sœurs que chérissent les mala­des, et vous Tètes.

Mais pour nous, qui sommes bien portants, nous les considérons, ces béguines, comme des oiseaux de mauvais augure.

Et jamais nous naffublerons la statue de la « forte femme aux puissantes mamelles » que chanfa Barbier, de leur laide capote de ca­briolet au madapolam empesé.

Belles paroles... mais creuses î

M. Bardoux a prononcé un discours à Cler­mont, le jour de louverture du lycée Biaise Pascal.

Comme les puces en temps dorage, les feuilles réactionnaires piquent et mordent partout.

Elles navaient pu décharger toute leur bile sur le bonnet phrygien de la statue de la Ré­publique.

Elles ont épanché le reste sur le discours de M. Bardoux,

Quavait donc dit M. Bardoux, juste ciel?

Pas grandchose, cependant.

Pas grandchose de vrai, surtout.

M. Bardoux a passé la main dans les che­veux à T Université, qui na pas de che­veux .

Comme un esludiuntino au pied du balcon de sa belle, le doux Bardoux, cachant sa lace im­berbe derrière les longues pointes de son faux- col blanc, râela larmoire à ficelles de ses arti­fices oratoires, en lhonneur dee beaux yeux de la vieille Université.

Lu Ckunson du doux Bardoux.

O belle Université, au crâne poli, chanta- t-il, toi qui es savante parmi les savants, éru­dite parmi les érudits,

Toi, qui caches tant de trésors de sapience derrière les besicles dor qui ornent ton au­guste appareil olfactif;

Toi, qui arraches les enfants aux sombres griffes du monstre Ignorance;

Toi, qui es si majestueuse, si sage, si pure, si intègre;

Soleil de vertu,

Trognon de chou de lexistence de notre patrie,

Bec de gaz de la route du progrès,

Sais-tu pourquoi je taime?

Pourquoi je soupire après toi, comme Veuil- lot apres le retour de lhabitude de porter toujours des masques ?

Pourquoi enfin tu es ma belle petite cocotte en sucre, à moi et à tous les républicains? Non? tu dis non?

Eh! grosse hébète, chienchien chéri, lou- loute adorée, cest parce que tu es la fille de la révolution, la demi-lune qui protège celles de ftüs enfants contre les entreprises des clé­ricaux, larche sainte blindée et à cloisons étanches dans laquelle surnagent nos libertés.

Arche devant laquelle, à linstar du saint roi David, je nhésite pas un seul instant à esquisser un cavalier seul des plus galbeux, au son des guitares, des pandouiius et des castagnettes, renforcées par la clarinette de laveugle du pont des Arts.

U» triste vérité

Hélas ! en dépit du superbe dithyrambe en­tonné ainsi par le doux Bardoux, luniversité nest rien moins que ce quil dit.

Loip de combattre le cléricalisme, elle le sert.

Au lieu dêtre son ennemie, elle est son alliée.

Combien y a-t-il décoles primaires lon nenseigne pas le catéchisme, lon nap­prenne paS aux enfants lHistpire-Sainte et la Bible?

Combien y a-t-il décoles denseignement secondaire. lon ne fasse pas un cours dinstruction religieuse, et on naffirme pas aux jeunes gens la véracité de miracles, que leurs professeurs de chimie et de physique leur déclarent autre part absurdes?

Combien y a-t-il décoles supérieures qui naient pas daumôniers, posant perpétuelle­ment leur croix à côté de celles qui figurent dans les équations algébriques?

Combien y a-t-il de iacuités Ton enseigne, à côté du cours de philosophie officielle,; philosophie bâtarde, moitié chair et moitié poisson, née des rapports incestueux dun es­cargot avec un rhinocéros, les systèmes dAverrhoès, dHelvétius et dHolbacn?...

Et vous osez dire que luniversite est len­nemie du cléricalisme 1 Allons donc !

Elle attaque peut-être quelque peu les pré' 1res, mais elle soutient la religion qui est leur raison dêtre.

Elle est toute entière comme Pascal, don 1 elle admire les moindres pensées, -fet qui, de­puis laccident de voiture dont il faillit être victime au pont de Neuily, fut aussi toqu e que feu Tarcni-père Gagne.

Elle est anti-jésuitique, mais janséniste, ce qui est pire pour le vrai progrès I

Politique étrangère

Il me reste peu de place pour parler de & politique étrangère.

Heureusement je trouve dans le Ruski-m »' quelques lignes qui en disent plus que toute® les assommantes tartines que publient jour" nellement les Débats :

Dans le palais de Dolman-Bagtche existe m* écho fatidique que les sultans vont consulte*, dans les moments dextrême péril. Cest que vient de faire Abd-ul-Hamid. j

LAngleterre 1 sécrie-t-il. Erre, rêpo^ lécho.