LU GRELOT

s

PRISSE GRATUITE

Toute personne de la province qui sabonnera k un des journaux ci-après, par lentremise de M. Madré, directeur-gérant du Grelot, 77, rue Neuve- des-Petits-Champs ,à Paris, aura droit à un abon­nement gratuit au journal le GRELOT, savoir :

Pour un abonnement dun an : B mois au GRELOT.

de six mois : 3 mois

de trois-- :1 mois 1/2

L abonnement à plusieurs journaux doublera, triplera durée de renvoi gratuit du GRELOT.

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SIX MOIS

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Charivari .

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Constitutionnel.

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Défense..

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XIX* Siècle.

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Droit ..

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Événement.

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Estafette.

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Figaro .

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Français.

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Frange .

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Gazette de France....

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Gaulois.

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Journal des Débats..

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Illustration .

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Liberté .

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Marseillaise.

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Moniteur universel..

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Monde..

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Monde illustré .......

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Paris-Journal. ..

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Patrie.

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P lira.

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Presse..

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Rappel.

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République française.

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Revue des Deux-Mond.

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Siècle.

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Soir.

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Temps.

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Times, de Londres.

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Univers.

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Union.

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Voltaire.

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Les prix qui précèdent sont, bien entendu, les pnx fixés per les administrations de chacun de ces journaux.

LAdministration du Grelot se charge également de labonnement sacs trais, à tous les autres journaux de Paris.

LE CONGRÈS DE CHARTRES

Une salle tendue de noir. Torches allumées. Sur unô estrade, un bureau. Assis au bu­reau un chevalier armé de toutes pièces, la visière baissée. Mise en scène d'un bon mélo de T Ambigu. Au pied de l'estrade, un mo­deste orchestre dirigé par M. Artus, prêté pour cette circonstance parM. Castellano. Assemblée aussi nombreuse que marquée.

(Quand je vous disais quon se serait cru à VAmbigu !) A la fin de l'ouverture, le chevalier frappe trois coups sur son bureau. Mouvement dattention dans le public. On éternue, on se mouche.

LE CHEVALIER

Messieurs, la séance est levée... et ma vi­sière aussi.

(C'est M. de Mun.)

Quelques mots, messieurs, dabord sur le motif qui...

üne voix enrouée partant du fond de lu salle.

Dabord, pourquoi avez-vous une armure et un casque?... Cest grotesque 1

M. de MUN

Cette armure qui a appartenu à Jeanne- dÀrc...

LA voix

Allons donc en v une bonne blague I...

M. DE MUN

Est un symbole. Elle veut dire que nous devons être arm's de pied eu cap contre les doctrines démagogiques qui...

LA VOIX

Quel type! mon Dieu, quel typel... Sacré capitaine, val... toujours poseur 1

VOIX NOMBREUSES

À la porte linterrupteur 1... à la porte !...

M. DE MUN

Si je pouvais voir le frère inconvenant qui tiefat un tel langage !... Mais passons... il faut savoir tout souffrir pour la sainte cause.

' une voix

jdais il y a des puces, ici !..

VOIX NOMBREUSES

Asseyez-vous dessus 1

LA VOIX

Justement... jy suis... dessus., et il paraît que ça les contrarie... car...

DE TOUTES PARTS

Assez ! assez !...

M. DE MUN relevant la visière de son casque pour la quatrième fois.

Messieurs et chers frères, linstant est solennel. Vous nignorez pas que la Républi- qûe, cette idole de Baal et de Moloch, ce régime de sac et de corde, de terreur et de sang, a uré dexterminer tout ce qui est resté fidèle

au culte du Très-Haut, représenté sur la terre par lauguste personne de feu Ignace de Layola.

LE CHŒUR

Nous le savons!... hélas !...

LA VOIX ENROUÉE

Si çà ne fait pas suer !...

M. DE MUN

Si je pouvais voir cet interrupteur audacieux qui... Ah ! par la sambleu !...

(L'honorable capitaine frappe un tel coup de poing sur la table quil en renverse son verre deau sucrée et que la maudite vi­sière retombe en plein sur son mâle visage.)

M. de mun, à part

En voilà un casque qui membête!... (haut.) Donc, messieurs, il sagit de résister au fléau par tous les moyens possibles, même... par les armes. Cest pourquoi je vous ai réunis ici, sous prétexte de parler de la pluie et du beau temps, mais, en réalité, pour organiser une bonne petite conspiration, qui nous con­duira à nos fins.

TOUS

Bravo 1 bravo !... Vive le capitaine!

M. DE MUN

Le gouvernement, qui est bête comme sn pot...

LA VOIX

Compte-dessus, mon petit père !...

M. DE MUN

Mais se cache donc ce misérable ?

VOIX DIVERSES

Continuez ! continuez !

M. DE MUN

Le gouvernement, mes frères, ne se doute pas du coup. Il nous laisse nous réunir, eu imbécile quil est, tandis quil interdit carré­ment le congrès ouvrier. Ce qui nest pas fort, entre nous !

, TOUS

Ah l non, par exemple !

M. DE MUN

Profitons-en donc!... Il sagit, en consé­quence, mes frères, de vous proposer, pour tomber la société nouvelle, le rétablissement de la bonne petite société féodale dans laquelle le peuple, ce ramassis de drôles, navait dautre liberté que celle de mourir de faim et de misère, ce qui est bien encore assez bon pour lui !

(Bravos. Enthousiasme indescriptible. M. de Mun salue. En s'inclinant sa visière re­tombe.)

M. de mun, à part

Sacrée visière, val... (haut) Jai donc lhonneur, mes très-chers frères, de soumettre à vos saintes délibérations le projet suivant, qui, seul, est capable darrêter labomination de la désolation qui règne dans notre belle patrie ( Ecoutez, écoutez !). On rétablira pour les ouvriers les corporations et les jurandes, dont les chefs, choisis par nous, bien entendu, seront à notre dévotion. On supprimera la liberté de la presse, le droit de réunion et autres inventions de Satan. Pourvu que le peuple ait le droit de travailler et de crever pour nous, il na pas autre chose à demander, nest-ce pas ?

TOUS

Non!... Nom...

M. DE MUN

Quant à la caisse dépargne, on la rempla­cera par le denier de Saint-Pierre.

TOUS

Bravo ! bravo !

M. DE MUN

Donc, que ceux qui sont davis dadopter cet ordre du jour lèvent la main !

un citoyen se dressant et arrachant son masque (cest lhomme à la voix enrouée).

Viens-y donc !...

tous, avec épouvante

Francisque Sarcey 1... Trahison 1...

M. DE MUN

Ah ! le gredin !... il était !...

SARCEY

Allons, fichez-nous le camp !... et que ça ne traîne pas !... Nous avons lœil sur vous, ca­pucins de mon cœur !... Allons, housse !... à cette sacristie 1 et ne bougeons plus !... ou si non!...

( Il fait un geste terrible. Lassemblée se- perse en jetant des cris de terreur. M. de Mun , en voulant s'échapper plue vite fW*

les autres et embarrassé dans sa ferblan­terie, tombe de tout son long.)

M. DE MUN

Je suis mort !...

SARCEY

Imbécile, va!...

Nicolas FLAMMÈCHE.

LA SEMAINE

Dimanche. Nos bons cléricaux crient tous comme des ânes quon écorche. f

Pourtant on ne les écorche pas, loin de 1 II font leurs congrès, leurs pèlerinages, leurs discours, leurs miracles, tout comme il leur plaît.

Mais quand il ne peuvent pas envoyer tous Les autres au bûcher, ils brament à la persécu­tion.

Le gouvernement est plein de mansuétude pour eux, la magistrature les protège avec une vigilante sollicitude, et des bandes de réactionnaires et dopportunistes se rangent sous leur bannière....

Mais cela ne suffit pas.

Quon les laisse agir et parler, ce nest rien.

Il faut, de plus, empêcher dagir et de parler leurs adversaires.

Or, ceux-ci sont nombreux. Ils ont bec et ongles. Leurs journaux sont les plus spirituels, et ils font combattre dans leurs rangs le bon droit, la vérité, la science et la raison.

Voilà ce qui navre Rodin.

Rodin ne comprend que la foi aveugle, il naime que lenseignement de la chaire. il est à son affaire. Il peut dire tout ce quil veut sans que personne puisse linterrompre et lui poser des objections.

Il pourrait insulter et calomnier à son aise. Tout protestateur serait dabord mis dehors, puis dedans.

Cest le Saint-Esprit qui parle. On ne doit pas linterrompre, sans quoi dans sa toute- puissance, il appelle à son aide les gendar­mes. Loiseau divin et Pandore associés pour protéger Escobar, voilà ce que celui-ci vou­drait voir partout. Cela serait joli. Dieu.... pardon 1 Voltaire nous en préserve I

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Lundi. Le lord-maire de Londres con­damne à lamende un mort, pour cause dab­sence à laudience, alors quil avait été cité régulièrement comme témoin devant le tribu­nal.

Il est entendu que tous nos fonctionnaires et magistrats sont moins libéraux que ceux dAngleterre.

Il est donc permis de supposer que dans le cas présent, ils ne se seraient pas bornés à lamende, et quils auraient condamné le mort en question à une quinzaine de jours de pri­son.

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La saison des eaux savance.

Déjà les eaux miraculeuses, au rebours des cafés, qui ferment plus tard que les grands autres, viennent de clore leur boutique.

Lourdes cesse de rendre deux et même trois yeux aux borgnes et denvoyer à Bullier danciens paralytiques qui y exécutent avec fureur le grand écart.

Cest fâcheux, mais cest ainsi.

Maintenant, pour un empire, on ne pour­rait faire guérir le plus petit panaris par cette source bienheureuse qui naguère eut facile­ment rendu à Lebiez et Barré les tètes dont M. Rocb les a privés.

La consigne est formelle.

Les malades auront beau gémir, beau pleu­rer,

Le larbin de service les mettra impitoyable­ment à la porte, en leur répondant :

Madame ny est pour personne. Elle se repose. Repassez lannée prochaine.

Mardi. Nobiling meurt. Les médecins qui le soignaient avec tant de précautions en sont navrés. Quant au bourreau qui devait achever la cure et couper du même coup la tête et les dernières fièvres, son désespoir est des plus touchants.

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Il parait quune des nations signataires du traité de Berlin sest inquiétée de ce que fe­raient les autres si la Porte continuait à ne pas accorder à la Grèce la rectification de fron­tières à laquelle celle-ci a droit.

Les autres nations ont répondu quelles adresseraient une note collective sur beau papier glacé.

Le sultan fourrera cela dans ses poches en chantonnant :

Oh ne sait pas ce qui peut arriver.

Et les Grecs de Thessalie continueront à être écorchés vifs par les bons Turcs.

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Dun autre côté, les Russes se plaignent de ce que les Turcs nappliquent pas les réformes promises,

Les Turcs crient que les Russes névacuent ' pas la Roumélie ainsi quils sy étaient en- ' gagés,

Les Monténégrins réclament à grands cris Spuz et Podgoritza,

Les Autrichiens veulent aller jusquà Mitro- vitza et accusent les Turcs de trahison,

Les Serbes ne veulent pas évacuer les dis­tricts quils occupent èt que demandent les Bulgares...

Enfin, chacun beugle que le traité de 'Berlin a été violé par tout le monde, absolument comme une jolie femme qui se promènerait actuellement à travers la presquîle des Bal­kans, et qui serait sûre de subir les derniers outrages en dix langues différentes en moins dun mpis.

Beau traité vraiment 1

Mais on a beau le violer, comme mademoi­selle Cunégonde, il nest pas déshonoré pour cela. Au contraire, sa vertu sen affermit ! Demandez plutôt à M. de Saint-Vallier.

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Mercredi. Un nouveau théâtre est inau­guré à Paris.

Cest un Guignol.

Le besoin sen faisait vivement sentir.

Il parait que depuis le mois de décembre dernier, un tas de vilains Pierrots et daffreux polichinelles étaient sans place. La scène de ce nouveau théâtre leur fournira de nouveaux débouchés et le moyen de faire admirer leurs remarquables aptitudes dans lart dempocher des sacs dargent et de recevoir des coups de bâton.

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On vient encore de découvrir à Constantino­ple une nouvelle conspiration pour faire remonter Mourad sur le trône.

Quand on pense quavec la moitié des efforts que font certains hommes pour érger des trô­nes aux rois, on pourrait faire descendre tous ceux qui sont sur dautres 1

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Jeudi. Rogat, qui, entre autres défauts, a celui de sappeler Théophore, est condamné à 2,000 fr. damende et à trois mois de prison, pour outrages au maréchal.

Il y a bien des choses à ne pas dire sur ce jugement. Nos lecteurs pourront les penser en regardant nos annonces à la quatrième page.

Ils pourront se demandèrde plus si M. Mac- Mahon se montrera aussi généreux envers Théophore quenvers Popaul et sil lui fera grâce de sa prison comme il fit jadis à ce der­nier.

Sils pensent que oui, je ne doute pas que leur vénération pour cette estimable c large clémence » ne saccroisse dune façon très-re­marquable.

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Le même jour, la Lanterne reçoit une assi­gnation.

La compensation ne sest pas fait attendre, au moins.

Le Français le savait dailleurs davance.

Nous aussi, avec cêtte nuance, que notre certitude était toute morale et navait pas été puisée dans les cabinets policiers, ou nous mettons pourtant fréquemment les pieds, mais toujours après y avoir été invités et en payant cependant bien cher notre écot.

M. Habeneck, sous-préfet, de Carpentras, est révoqué.

Cet audacieux fonctionnaire avait osé satta­quer aux dominicains.

Ces saints hommes, qui pardonnent les in­jures moyennant 10,000 fr. de dommages- intérêts, sur lesquels, il est vrai, les tribunaux font des rabais de 95 pour 100, ont fait sentir à M. Habénëck le poids de leur bras.

Il y a trois ou quatre siècles le jeune voltai- rien eût été brûlé vif par les aimables disciples du fondateur de lInquisition.

Tous les opportunistes vont en profiter pour lui démontrer quil doit se considérer comme le plus heureux des hommes.

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Il faudra quun de ces jours jétende ces théories, et que je fasse la petite expérience suivante :

Un des grands prêtres de lopportunisme se promenant dans un endroit solitaire, je mvancerai à pas de loups derrière lui.

Puis, soudain, je lui révélerai ma présence par un vigoureux coup de pied au bas du dos.

Naturellement il se retournera.

Alors de mon air le plus aimable,

Monsieur, lui dirai-je, jai sur moi quatre revolvers à deux coups et une demi-douzaine de kriks maltais des plus consciencieusement empoisonnés. De plus, je suis jeune et de pre­mière force à la savate. Cest vous dire que si javais voulu, rien ne métail plus facile que de vous escoffier, vieux ratatiné, et de men­fuir ensuite avec votre montre et votre porte­feuille, sans risquer dêtre pincé davantage

S ue lassassin de la rue Blondel. Estimez vous onc fort heureux den être quitte à si bon compte.

Nous verrons si, conséquent avec ses prin­cipes, notre opportuniste me presse sur son gilet de flanelle, minvite à dîner et me fait son légataire universel.

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NotaBene.M. Bastien est toujours en fonc­tions en Alger, M. Bressolles garde son comman­dement, et quant à du Dumaine, on nest tou­jours pas bien sûr quil soit révoqué.

Q

Vendredi. Lagence Havas nous commu­nique une note à leffet de nous apprendre que le président de la République a accordé, du 30 juin au 12 septembre, 216 nouvelles grâces, commutations ou réductions d« peines.

Elle néglige de nous apprendre combien les conseils de guerre ont prononcé pendant ce temps de nouvelles condamnations.

Cest pourtant ce quil faudra savoir, quand