LE GRELOT

mateurs qui doivent les apporter avec eux quand ils veulent dîner.

juillet

Un savant architecte invente une nouvelle

peut truffer au moins .mlse°ïvol.Swe - si on ne s'en

sert pas pour Mre des bretelles.

Août

Ouverture dun immense café on ne donne rien pour six sous. Il fait peu daffaires.

Septembre

Terrible insurrection en Auvergne.

Pour ménager larmée, le gouvernement en­voie des coquins jouer du piano toute la jour­née aux rebelles.

Ces derniers déposent immédiatement les armes. _

Octobre

Un monsieur gagne le gros lot de la Loterie nationale il en perd la tète, et tous les jours il va au Vaudeville.

On finit par lenfermer à Ste-Anne.

Novembre

Le duel est interdit pour les hommes, et obligatoire pour les femmes, facultatif entre les deux.

Voilà ce quon appelle un gouvernement honnête !

Décembre

On me demande un renseignement sur lamnistie. &

' Gelée 1

Triboulet

ANNONCES GRATUITES

du GRELOT

A TA1TFD H0TEL DU GOUVERNEMENT,

A Lu U Lit à Versailles.

I e Une chambre haute portant le n° 1, dans laquelle il ne reste plus quun vieux buffet (pas commode, mais facile à démonter). On demande des locataires qui ne taquinent pas leurs voisins.

2° Une chambre basse, portant le n° 2, fraî­chement décorée dun papier rose susceptible «mer au rouge avec le temps. vf n 3°U cabinet commun aux deux cham- nre.. Le cabinet, bien quassez éclairé, pour­rait recevoir un peu plus de lumière au moyen d un jour de souffrance et de la remise à neuf d une partie du mobilier.

Inutile de déranger le régisseur si lon na pas sa majorité.

TEINTURERIE NOUVELLE ££»*£

litiques. Brevet dinvention. Système J aune- Lemoinne. Noie à Benêts. On fait des taches à, côté des anciennes : le tout étant sale, on U y voit plus rien. S'adresser au Journal des Judas, de midi à quatorze heures.

Montres a échappement

ain ur la Nouvelle-Calédonie. Ces montres,

j Sl ,Pe leur nom lindique, marquent lheure .basions. Elles sont à répétition et ne

s arrêtent jamais.

Excellent pur-

__ ___gatif. Plus de

vers... latins. Relâchement... des études clas­siques. Sadresser à M. Jules Suisse, n 0 303, ac­tuellement en vacances.

IRRITATIONS, DEMANGEAISONS,

HADDTD1I ATTAVO Les irritations des nUniUrlLAl iUJlO esprits, démangeai­sons de parler, et horripilations bonapartistes sont^ calmées radicalement par les Pilules du Ro» à lextrait de sang.

A VENDRE D'OCCASION vidions politi­ques nayant que fort peu servi. Sadresser à la rédaction du Figaro.

LA DOUCE OPPORTUNISTESCIÈRE

est toujours la panacée universelle. 79 mil­liards 987,470,079 cures et demie, y compris celles de tous les curés et de M. Louis Veuii- l°t. La douce Opportunistescière guérit : Gam- z^ltanévrismes ; Jules Favre typhoïdes ; Alphonse ~* ar latines; Casimir Periètonites aiguës ; Choléra Ordinaire ; Challamèlancolies ; PneuSimonies ; Henrysipéle; Gambettapoplexies foudroyantes; AUrèlien Scholliques néphrétiques; DissenThier- ries ; Barthélemyningites chroniques; Jerrrunhys- l êries;JJhiarrhèes Spulleriformes; Vacquenco cèles; Victor Hugonorrliées ; Chumbordchites, Jules * e ?rydropysies ; Imperium Tremens; Cassagna- ( ?imonies ; Rouhernies étranglées ; Gavardiuoele; Y°urbètures; Grévhypocondrie; Germain Casse- ^vigies; Affections septennales; Infections radi­ales; Mal qua Duc (de Haut-Mal); Défections orléanistes; Monarbronchites aiguës, etc., etc., e c. La maison nest PAS au coin du quai de a

Fauconnerie.

Mqntretout.

simonade PLEUREUSE

CORRESPONDANCE

U. Barbillon. - Vous nous demandez de pu- rer le dossier du Pot à Tabac de la rue >r buot. Mille regrets, mais cela iio ossiblé. Quand nous aurons augmente no lement le format du Grelot, nous y P woas. i

Par le temps de duels qui court, on peut être exposé à saligner avec le premier, ou même avec le dernier venu. Savoir jouer de cet instrument, aussi désagréable que perçant, qui sappelle lépée, devient donc une précau­tion que lon devrait prendre aussi soigneu­sement que son café quotidien.

Les habitants du pays latin pourront agréa­blement se livrer à ce salutaire exercice, à la salle darmes de M. Ehrhart, 21, avenue de lObservatoire. Us apprendront vite et à peu de frais, lart de mettre à la broche son sem­blable. Cest très-amusant, quand ladversaire a la prévenante amabilité de fournir la sauce I

La Semaine Théâtrale

Opéra..

La Reme Berthe , opéra en deux actes, que M. Halanzier vient de nous donner, a été très-froidement accueillie du public parisien.

Est-ce à dire que la nouvelle partition de M. Victorin Joneières nait aucune valeur, soit remplie de défauts, de barbarismes musicaux,

comme lécrit un confrère, dans un accès dindignation, que ce soit une œuvre asso- mante, nulle, indigne du théâtre qui la ac­cueillie? Nous ne le pensons pas.

Le livret de M. Barbier est certainement lun des plus décousus, des moins scéniques, des plus dépourvus dintérêt que cet auteur ait produit ; ce point nest pas discutable. Quon le condamne et sévèrement, rien de mieux. Mais, le musicien est-il assez le complice, pour être puni comme le veut la loi criminelle

de la même peine? Voilà certes un point qui serait à discuter.

On ne distingue pas assez, à notre avis, la part de collaboration afférente à chaque au­teur ; et, lorsque le librettiste fait bâiller, il y a neuf chances sur dix pour que le musicien endorme.

M. Victorin Joneières en a fait la nouvelle et cruelle expérience.

Certes, la Reine Berthe est de beaucoup infé­rieure à Dimüri, du même auteur. Il y a par fois dans lorchestration, pourtant savante et travaillée, des passages qui paraissent discor­dants et quil faudrait éliminer; mais, à côté de ces défauts, nous trouvons dans la parti­tion de la Reine Berthe, des pages réellement fort bien écrites, dune belle sonorité, dun rythme charmant, telles que la cantilène de Berthe : « Je suis votre fille Isabeau ; » la chansou : «Un chevalier emporté par la gloire;» le chœur des chasseurs, la mélodie de Simon: « Gomme un oiseau de Dieu >, au premier acte, puis le chœur qui ouvre le second acte, et le message : < Voilà, madame, ce que votre père ma dit, » etc., etc.

Encore une fois, nous ne prétendons pas que la Reine Berthe soit un succès, mais nous pen­sons, comme beaucoup dautres, après lavoir entendu, que lauteur méritait dètre traité avec beaucoup plus de ménagements quil ne la été par la critique.

Linterprétation est faible. Seule Mlle Daxain qui chante avec beaucoup de grâce et de talent le rôle de Berthe, mérite des éloges.

Quant à la mise en scène, elle est comme toujours, à l'Opéra, des plus soiguées.

Opéra-Comique

Depuis longtemps déjà, M. Carvalho réser­vait au public une agréable surprise quil sest enfin décidé à lui offrir : nous voulons parler du nouvel opéra-comique de MM. Cormon et Lockroi et Faladilhe, Suzanne, un véritable petit bijou.

Certes les habitués de la salle Favart nau­ront pas à se plaindre de leurs étrennes.

M. Paladilne déjà mis en relief par ses deux premières partitions LAmour Africain et le Passant, a conquis avec Suzanne lune des pre­mières places parmi les bons musiciens de notre époque.

Le succès a été considérable, et lannée 1878 a fini, à lOpéra-Comique, au milieu dapplau­dissements dont lécho se répercutera en 1879 et dans beaucoup dannées, nous ne craignons pas de laffirmer, car Suzanne est une pièce que ses grandes qualités maintiendront long­temps au répertoire.

Il y avait longtemps que nous navions eu à constater à lOpera-Comique un succès aussi franc et aussi peu discuté.

Mlle Bilbaut-Vauchelet, M. Ricot et Mile Ducasse, chargés des rôles principaux, ne méritent que des éloges.

Folies-Dramatiques

Quelque invraisemblable que cela paraisse, M. Cantin sest enfin résolu à se séparer des Cloches de Corneville. Depuis huit jours, les joyeux carillons de Planquette ont fait place aux flonflons dÜfi'enbach.

Cette fois-ci encore, lhabile directeur nous parait avoir mis dans le mille.

On a bissé et trissé la plupart des morceaux de la partition de Madame Favart qui sont, du reste, de lOtï'enbacb premier choix.

Le maestro compte donc un grand succès de plus à son actif, et le directeur a cette fois encore, devant lui, une interminable série de représentations des plus tructueuses.

La pièce e«t très-bien montée. Mlle Girard, chargée du rôle écrasant de Mme Favart, a eu les honneurs de la soirée. Ris, rappels, rien ne lui a manqué.

Nos compliments aussi à M. Légers, un transfuge de lex-Théâtre-Lyrique, et à M. Si­mon Max, qui ont fait preuve de talent.

Gaîté

Il semble du reste quOffenbacb, un moment délaissé, soit revenu plus que jamais en fa­veur.

Quelques jours avant la première représen­tation de Madame Favart, la Gaîté remontait, avec un luxe inoui de décors et de mise en scène, lune de ses anciennes, mais non moins bonnes productions : Les Brigands, empruntés au répectoire des Variétés.

Nous sommes de ceux qui pensent queM. Wentschenk eût peut-être mieux fait de se contenter de nous représenter loriginal au lieu délargir le cadre pour y fourrer une copie considérablement agrandie.

Mais, bastl le peu que loreille y perd, les yeux le gagnent.

Il y a compensation : cest dire que le succès a été aussi vif à la Gaîté, quà la création aux Variétés.

Jules de la Verdrie.

ffSourbHC $ {DQnuoggn

Vendre de leau pure fort cher est certes une industrie plus lucrative encore que lé­levage des lapins. Mais la clientèle avec la­quelle on peut exercer cet agréable négoce est forcément des plus bornée, dans les deux sens du mot.

Les pauvres religieux, qui, jadis, navaient à faire quà lever les yeux au ciel, d les alouettes leur tombaient toutes rôties; qui, naguère encore, trouvaient de quoi vivre dmour céleste dans la vente deau claire, sont maintenant forcés de chercher ailleurs dau­tres ressources, pour mettre un peu de beurre sur leur pain et dans leurs épinards.

Ils se font marchands de liqueurs digestives, distillateurs dangélique, danis, négociants en plantes médicinales, fabricants de con­serves alimentaires, etc., etc.

Bientôt nous verrons les couvents se trans­former en sociétés coopératives. Ils monteront des ateliers de cordonnerie, rivaux de ceux de Fauré ou de Godillot, ou des maisons de con­fection, qui ruineront Godcbau.

Ce jour, nous serons aux trois quarts ré­conciliés avec les couvents, que nous haïssons surtout parcè quils servent de citadelles à loi­siveté.

Le frocard qui travaillera ne ressemblera plus en rien au frocard fainéant daujourdhui, avec lequel il naura dautre lien de parenté quune défroque ridicule et démodée. Moins que jamais ce ne sera pas lhabit qui fera le moine, quand au contraire ce sera le moine qui fera lhabit.

***

La préfecture de police, disent tous nos grands confrères, vient de donner les ordres les plus sévères pour que des contraventions soient dressées contre les restaurants qui res­teraient ouverts après lheure réglementaire.

Tous nos lecteurs .ont pu remarquer que, pendant imposition, alors que tous les débits de liqueurs étaient autorisés à rester ouverts jusquà une heure du matin, ils mettaient presqu j tous leurs volets dès onze heures.

Aujourdhui, gageons que les contraventions vont pleuvoir.

A -i ! nos administrateurs, tous si cléricaux et si grands admirateurs de la Bible, feraient bien de relire et de tâcher de comprendre lanecdote du fruit défendu I

L 'Indépendance, belge publie des lettres du théâtre du la guerre... au cléricalisme :

M. Besson, évêque de Nîmes, entre en guerre avec la franc-maçonnerie. Il est interdit, dans son diocèse, de pénétrer dans les églises avec des insignes maçonniques. Partout ces in­signes seraient déposés sur uu cerceuil, le prêtre se retirera. Les livres offerts par les loges pour être donnés en prix seront refusés. Un moribond notoirement connu pour être franc-maçon, sera traité en pécheur public, cest-à-dire quon nentendra sa confession quaprès rétractation préalable.

M. Besson nous fait leffet de donner un gigantesque coup dexcommunication dans leau.

Menacer un libre-penseur qui se moque des usages catholiques de le priver du bénéfice de ces simagrées, cest imiter ces matamores qui sécrient dune voix tonnante :

Ah! vous ne voulez pas de moi. Eh bienl je meu vais!

Je lis rarement lés journaux du liigh-life.

Cinquante centimes le numéro, cela me semble exagéré.

Le jeu nen vaut pas leur papier-chandelle.

Et pourtant, on y trouve parfois de jolies choses. Témoin celle-ci cueillie dans le Jockey:

Le comte de Béthune-Sully, dans ce mo­ment au château de Sully (Loiret), a renoncé cette année à chasser le sanglier. Quelques belles prises de cerfs ont eu lieu déjà. Malheu­reusement, les grands fauves deviennent de plus en plus rares dans la forêt dOrléans, si bien peuplée, lorsquelle faisait partie de la liste civile des dOrléans.

Comme ce regret est charmant et adorable ment amené. Oh ! de grâce, nos bons députés, pour faire plaisir à Du Lièvre, rendez vite à ces pauvres dOrléans la forêt qui porte leurs nom, et, sils empêcheront les pauvres dia­bles de ramasser du bois mort, ils toléreront à foison le sanglier !

Mais, poursuivons:

Devons-nous répéter encore que ladminis­tration des forêts comprend bien mal ses inté­rêts et lintérêt général du pays, en faisant détruire les grands animaux dans les forets ils sont nombreux? Ne serait-il pas plus sensé, plus raisonnable de prendre ce quil y a de trop sur un point, pour le mettre la dépopulation est à peu près complète ?

Cette manière despacer convenablement les loups, cerfs et sangliers dans les bois, comme les urinoirs sur les boulevards, nest-elle pas tout-à-fait ravissante ?

Soyons justes. Après tout, cependant, ce soin des animaux nuisibles uest pas beaucoup plus ridicule que les pensions quon donne aux fonctionnaires du Seize-Mai, après les avoir mis à la porte.

On lit, avec quelque stupéfaction, dans la République Française :

Quant au prince Bibeseo, tout le monde sait avec quelle distinction il a combattu pendant la guerre de 1870 dans les rangs de larmée française: Roumain, il connaît lOrient et passe pour être très bien vu à Vienne et à Pesth. Sa nomination par les notables bulgares serait pour la péninsule des Balkans un gage de paix et uu titre réel à la sympathie de lOcci­dent.

La République Française approuvant le choix dun roi, cest véritablement le comble de lop­portunisme.

Henry VAUDÉMONT.

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PENSÉES DUN ilMllIii GRÊLÉ

Je plains les gens qui sont obligés de tirer le diable par i.i queue et Girardin par les cheveux.

Est-ce parce que les hommes doivent èlre égaux devant la loi que lon tranche la tète aux grands criminels ?

Quand léchiquier politique esta la Républi­que, le roi est pat ; si au contraire il appartient à la royauté, cest encore le roi qui épate.

Pour calmer la faim, conseil davare ne vaut pas chair.

Méfiez-vous de lamitié des huissiers; ils nauraient quà vous mettre dans leurs petits papiers.

Certes, la loterie nationale arrivera a son but, uon sans avoir eu au préalable beaucoup de tirage.

Quand vous surprenez votre épouse fumant clandestinement des cigarettes, flanquez-lui carrément du tabac.

Si tu nes pas académicien, mon pauvre Calino, console-toi, car lu nen seras pas moins immortel.

1

Le chien est un excellent baromètre : quand il lève la patte, cest signe deau.

G. NETTER.