LE GRELOT

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Assemblée Nationale.

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Charivari.

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Constitutionnel.

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Défense.

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XIX* Siècle.

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Droit.

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Evénement.

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Estafette.«..

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Figaro.

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Français.

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France.

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Gazette de France ..,

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Gaulois.

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Journal des Débats ..

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Illustration.

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Liberté.

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Marseillaise.

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Moniteur universel..

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Monde..

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Monde illustré.

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Paris-Journal.

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Patrie.

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Pays.

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Presse.

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Rappel.

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République française.

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Revue des Deux-Mond.

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Siècle.

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Soir...

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Temps.

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Times, de Londres.

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Jnivers.

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Union.

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Voltaire.

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Les prix qui précèdent sont, bien entendu, les prix fixés par les administrations de chacun de ces journaux.

LAdministration du Orelot se charge également de labonnement, sans frais, à tous les autres journaux de Paris.

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GAZETTE DE MONTRETOET

La recapitalisation de Paris.

Enfoncé, Laboulaye !

Les sénateurs qui nhabitent pas Versailles, et qui nont, pas, comme le « parisien dAmé­rique » de maison de campagne à Glatigny, ont voté le retour à Paris.

M. Waddington en a profité pour rééditer le mot célèbre dun nommé Badingue : « Lor­dre, jen réponds 1 »

Et a le ministre qui fume trop » a juré que lémeute ne menaçait nullement les manda­taires du pays qui pourront délibérer en paix. »

M. de Kerdrel, ce breton bretonnant de la Basse-Bretagne, sest couvert, au cours de la discussion, dun de ces ridicules dont il a la spécialité.

Quallons-nous devenir dans une « ville maudite » la Marseillaise est en perma­nence ! Avant huit jours, nous seront guillo­tinés.... Bailly, Petion et Ghaumette sont res­suscités. Ils siègent au Luxembourg.

O ce conseil municipal, ce pelé, ce galeux, D nous vient tout le mal.

Donc, voilà Paris recapitalisé.

Entre nous, Paris sen fiche comme Saint- Genest de lorthographe î

Que nos législateurs ou nos sénateurs soient extrà ou intrà-muros, cela nempêchera point Paris dêtre Paris, Veuillot dêtre Veuillot et la rue Taitbout la rue Tailbout.

Pour ma part, je voudrais que les Cham­bres siégeassent le plus loin de nous possible.

Le Sénat à Carcassonne.

La Chambre des Députés à Toulon.

Et, pour comble de décentralisation intelli­gente, le Conseil des ministres à Cliarentoa.

Lassagnac assassiné.

LEtna est en pleine éruption.

Le Vésuve lance des torrents de feu, et Gassagnac dit le volcan du Badingueular-

disme vomit des cataractes de grossièretés mouffetardienneset cambronnesques...

la presse, au miuistère de lintérieur, sont tous danciens huissiers.

Le plus bruyant des trois nest pas celui quon

[pense.

Le but de Gassagnac il la avoué le mons­tre nest pas seulement de déconsidérer le régime (!) parlementaire ou de gagner le fa­meux objet dart offert par la .Caisse des Rappels à lordre.

M. Cassagnac veut faire éclater Gambetta.

Il le veut faire mourir dapoplexie fou­droyante.

Ca, cest une tentative dassassinat, ni plus ni moins.

Que Popaul prenne garde. Le jour Gam­betta avalera sa sonnette, M. Deibler avalera Cassagnac !

LOpium an «lapon.

Le gouvernement japonais, sur les instan­ces du consul dAngleterre, vient dautoriser lintroduction de lopium au Japon.

Pauvres Japonais, quaviez-vous fait à lAn­gleterre 1

Déjà la drogue indienne a empoisonné la Chine toute entière.

Le Japon avait su résister.

LAngleterre a triomphé de ses scrupules.

Désormais, vente de ce poison sera libre chez les sujets des milliards et, plus les Japo­nais sempoisonneront, plus les Anglais en­caisseront de livres sterling !

Voilà bien la philanthropie britannique.

Les Anglais fourrent en prison ceux de leurs compatriotes qui se permettent de fouet­ter un cheval rétif.

Mais ils élèvent des statues à ceux qui or­ganisent la dépopulation systématique de lAsie.

Famine aux Indes...

Opium en Chine et au Japon.

Plus lon crèvera et moins ils leur sera dif­ficile de sannexer un jour ces pays qui sont lobjet de leurs plus ardentes convoitises.

Aimable nation !

Siiiah ISernardtiana.

« Sarah, belle indolente»..., fait tous les matins sa promenade à Hyde-Park sur sa ju­ment favorite Linda.

Elle prend deux leçons déquitalion par jour.

Co'mme lesjockeys sont dautant moins payés quils sont moins lourds, Jord K. vient de faire à Sarah de sérieuses propositions si elle consentait à courir pour lui le prix de la coupe dAscot.

Si cest un steeple-chase, lui répondit Sarah, je ne saurais accepter. Mais je suis de première force dans les courses plates \

Le comble de lignorance.

Prendre Lady... (prononcez Lédi) comman­dements de Dieu et Lady.,, de Nantes pour deux vieilles Anglaises !...

Montretout.

j Le jeune Estancelin a été battu dimanche i dernier dans la Seine-Inférieure.

; Les idées protectionnistes quil défendait I nont pas été pour lui nue suffisante protec­tion.

Le Figaro affirme que le Finistère a donné 35,774 signatures contre la loi Ferry.

Le Figaro se trompe, ce qui lui arrive sou­vent, et veut tromper les autres, ce qui lui arrive toujours.

Il ny a pas 35,774 personnes qui sachent lire dans le département du Finistère !

On affirme quun marchand de coups de poing en acier vient de faire peindre sur son enseigne ces trois mots :

Fournisseur du Parlement.

Et, qui plus est, on assure quil a réellement droit à ce titre.

Cest fort possible.

Buridan.

ZIG-ZAGS

Jeudi.

Blanqui, gracié de la veille, arrive à Paris. Pour la première fois depuis huit ans, il voit enfin le jour autrement quà travers les bar­reaux dune prison.

Les cieux ne sémeuvent point, le soleil ne se voile pas la face à laspect du sinistre déma­gogue, et la terre ne tremble point sous ses pas. Bien plus, la circulation nest pas inter­rompue sur son passage, les pavés ne se sou­lèvent aucunement, et lhydre de lanarchie reste à jeun comme devant, sans dévorer le moindre conservateur.

Toutes ces horreurs seraient certainement arrivées si Blanqui avait été amnistié et éligi­ble. Mais grâce à la vigilauce de nos braves opportunistes, nous avons échappé à cet hor­rible danger.

Heureusement, ils ont su se souvenir quon devait respecter les lois qui interdisaient dé­lire le démagogue, avec autant dà-propos quils ont su oublier dappliquer celles qui pu- J nissaierU les gens du 16 mai ou permettaient j damnistier ceux du 18 mars ou du 31 octobre.

; Aujourd'hui, Blanqui reste placé sous la sur­veillance de la haute police, tout comme un simple forçat qui a tiré les années de bagne auxquelles il a été condamné, pour avoir violé sa sœur ou assassiné un invalide, en oubliant de lachever.

La société peut dormir tranquille : les mou­chards veillent. Au premier geste suspect, le péril social sera ligottè soigneusement et passé à tabac sans rémission.

Vendredi 13 juin.

Jour néfaste. Doublement néfaste. Triple­ment néfaste, même, car la nouvelle loi sur la presse est publiée par les journaux à cette date fatidique.

Or, je ne sais rien de plus antilibéral que les 71 articles qui composent cette machine de guerre, pointée contre nos pauvres cerveaux. A vrai dire, je my attendais. Le plus triste de laffaire est quil en sera toujours de même. Toutes les lois qu'on pourra faire sur la presse seront aussi exécrables lune que lautre. Une ] seule serait bonne autant que courte. Cest j celle qui se composerait de cet

| t Article unique.

j

j II ny a pas de loi sur la presse.

*

BLAGUES ET GNONS

Lagence Havas annonce que le prince de Bulgarie a été reçu incognito par le roi des Belges.

Cet incognito indique probablement que le prince sest présenté au roi comme frotteur, accordeur de pianos ou gérant dune société de vidange atmosphérique I

***

La Révolution française et le Trïboulet ont été saisis Ja semaine dernière.

Cest à croire que les employés du bureau de

Samedi.

Le Sénat vote le retour à Paris. Nos pères

I conscrits se décident à affronter ce séjour de perdition.

Cette décision me semble le signal des plus j désastreuses calamités. A Versailles, comme | on a pu le voir, tout allait bien. Mais à Paris, S tout va marcher comme sur des roulettes car- | rées. Nos bons représentants ne vont plus [ songer quà samuser. Cest tout au plus si j Gavardie, en bon chrétien, pensera encore de j temps en temps à amuser les autres 1

| Dimanche.

1 Un propriétaire do la rue de Lyon, furieux ! de ce que son locataire principal ne professe pas les mêmes opinions réactionnaires et clé-

1

' ricales que lui, essaie de les lui faire pénétrer dans la tête à grands coups de couteau.

Il nobtient dans sa tentative quun succès médiocre, les agents de police intervenant aussitôt, au nom de la loi, pour interrompre la représentation de cette tragédie non auto­risée par la censure.

En dépit de la veste à pans interminables quil a remportée, nous ne doutons pas que cet aimable propriétaire trouvera prochaine­ment des émules.

Non-seulement on interdira dans les mai­sons pourvues de « gaz à tous les étages » les chats, les chiens, les oiseaux et les enfants, mais on interdira aussi aux locataires de pro­fesser des opinions exaltées. Le radicalisme sera proscrit à légal des machines à coudre et les pianos devront bannir de leur répertoire les airs profanes, pour se borner à jouer des cantiques sacrés, mélodieux comme celui qui commence par ces deux vers que neût point reniés M. de la Palisse :

Marie ! elle est notre mère Et nous sommes ses enfants!

Lnndi.

La jeune garde bonapartiste donne une séance de boucan à la Chambre. Ces braves jeunes gens se figurent décidément être à lAmbigu. Ils remplissent très-consciencieuse­ment les rôles dhabitués de VAssommoir.

Leur langage est à la hauteur de celui de Coupeau et de Mes-Bottes. Cassagnac peut parfaitement piger avec Lantier. Dailly peut être malade tant quil lui plaira : dAriste le doublera à ravir.

Comme chez le père Colombe, on ne se con­tente plus de se lancer des coups de gueule, on va jusquaux coups de poing.

Voilà qui va faire introduire dans le Parle­ment une nouvelle couche sociale, celle des professeurs de chausson.

Jusquici, les avocats tenaient la corde. Maintenant, les lutteurs vont avoir le dessus.

Arpin va dégommer Gambetta.

Et les orateurs descendront de la tribune, non plus en disant :

Je cède la parole à lhonorable M. X..., mais en hurlant :

A qui le caleçon ?

Mardi.

On cause de labrogation de la loi surannée de 1814, qui interdisait le travail du diman­che.

Et lon rappelle cette exclamation de M. de Perrochel, digne émule de Baudry dAsson :

La proposition Maigne est contraire à la liberté de conscience.

Pour avoir proféré cette sottise, dit quel­quun, il faut vraiment que Perrochel nait pas conscience de la liberté!

X

On parle aussi de l'acharnement ridicule que les catholiques déploient contre la crémation :

Pure rivalité de boutique, sécrie P..., le matérialiste : lEglise ne veut pas que nous fêtions par an cinquante-deux mercredis des cendres, alors quelle nen fête quun seul 1

Mercredi.

On enterre ce pauvre prince dOrange, si connu dans tous les cabarets du boulevard sous le nom de Citron.

Un brave garçon, ce prince, qui na jamais ruiné que son estomac, dans des orgies mé­morables, dont les bohèmes du quart de monde et les beautés du monde qui fait le quart gar­deront longtemps le souvenir.

Il ne fit jamais de mal à personne, ce qui est vraiment le plus grand bien quon puisse dire dun prince.

Soyons donc clément à son égard, et bor­nons, pour lui, la haine que nous vouons aux futurs rois, à nous inspirer cette méchante mais peu maligne épigraphe, quelque peu imi­tée de Villon :

De son vivant ce prince fainéant,

En bien, en mal a fait juste néant» Sentant labsinthe à cent pas à la ronde, Au demeurant, le meilleur fils du monde.

X

Les officiers supérieurs continuent à inviter les militaires adonner du monseigneur àu duc dAumale :

Serait-il évêque ?

X

La claque est rétablie à lOpéra,