LE GRELOT
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UN
AN
SIX MOIS
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Assemblée Nationale.
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Charivari.
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Constitutionnel.
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Défense.
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iIX> Siècle.
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Droit.
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ÉVÉNEMENT.
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Estafette..
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Figaro.
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Français.
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France.
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Gaulois..
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lOURNAL DES DÉBATS..
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ILLUSTRATION.
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Liberté.
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Marseillaise.
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Moniteur universel..
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Monde.
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Monde illustré.
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Paris-Journal.
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Patrie.
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Presse.
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Rappel.
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République française.
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Revue des Deux-Mond.
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Siècle.
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Soir.
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Times, de Londres.
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Univers.
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Union.
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Voltaire.
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Les prix qui précèdent sont, bien entendu, les prix fixés parles administrations de chacun de ces journaux.
L’Administration du Grelot se charge également ée l'abonnement, sans frais, à tous les autres ouraaux de Paris.
ZIGZAGS
Eux «n vacances, nous en grève I
Les Chambres étant parties,
Le Conseil municipal faisant relâche pour cause de réparations au Luxembourg, qui va devenir une succursale dest-'Invalides, lorsqu’il contiendra nos chers sénateurs,
M. Gambetta me prononçant plus de discours,
La tribune étant déserte,
Le barreau demeurant sans voix,
Et le ministère ne nous présentant aucun mystère,
Les malheureux forçats du journalisme vont d’ici au 30 août s’occuper uniquement de l’élection Blanqui,
Du divorce Et des lois Ferry.
C’est-à-dire que si l’on voulait peindre l’état de la presse parisienne pendant la canicule, trois rasoirs marquant le pas sur place
EXPOSITION DES SCIENCES
Appliquée» il l’Industrie
III.
Ou s’était donné rendez-vous pour le dimanche, mais, soit impatience de la part de Maurice, qui devait servir de cavalier à Mlle Jeanne de Ville-Toqué, soit que nos amis fussent attirés par le programme du festival, toujours est-il que la visite fut devancée de deux jours, et, vendredi dernier, tout le monde se rendit au palais de l'Industrie.
Le concert ne commençait qu’à trois heures, et avant de prendre placé autour de l’estrade, Romancier proposa d’examiner quelques vitrines voisines, afin de ne pas trop s’éloigner des places que les visiteurs, déjà nombreux, paraissaient choisir d’un coup d’aei'l.
Entrés par la grande porte des Champs- Elysées, on tourna sur la droite, et dans la grande allée latérale, ayant fait quelques pas à gauche, M. et Mme de Ville-Toqué, accompagnés du fidèle Romancier, s’aperçurent de la disparition de leur fille et de Maurice Dupont.
Oo s'arrêta pour les attendre un moment, et bieniôt on les aperçut se pressant... peut-être bien un peu le bras, mais le moins possible de rejoindre la famille.
Les parents ne disaient rien, ils étaient bien tranquilles, mais Romancier riait sous cape, et, comprenant bien qu’une conversation générale n’interromprait pas agréablement Tenir*, rien des deux jeunes g’-ns, il prit lui-
dans un four composeraient une allégorie aussi transparente que juste.
Le règne de l’absurde.
Blanqui sera probablement réélu..
Et ce, uniquement parce qu’il n’est pas éligible.
C’est absurefê, mais'au Beau siècle où nous vivons, seul l’invraisemblable est vraisemblable.
Grévy est président de la République parce qu’il a demandé en 1848 que la Républiifue n’ait pas de président,
Le Royer est arrivé au ministère de la justice et fait des procès.à la presse parce qu’il 's’jesi dëçîarë'pàftïsah de la libéftê absolue de la presse,
Naquet demande le divorce parce qu’il ne veut pas divorcer,
Gambetta, qui est grand orateur, se donne un mal infini pour éviter toutes les occasions de parler,
Les partisans de la liberté d’association et de réunion, au lieu de réclamer ces libertés pour eux, se contentent d’en priver les autres...
Bref on fait popr l’instant, en tout et pour tout, la planche ifïns l’absurde avec un remarquable acharnement.
E’, malheureusement, la. stupidité des masses, l’engouement pour l’opportunisirie et l’imbécillité d’une opposition qui, loin de porter Ja lumière, ne sait que brandir l’éteignolf cher à la cléricanaille, sont tels que nous ne pouvons prévoir à quel moment cessera ce stupide état de choses.
Canards de cancans, ou cancans de canards ‘ï
Les faits vrais,
Les nouvelles réelles
Faisant une relâche qui se prolongera probablement après les grandes chaleurs,
On en est réduit aux cancans.
Selon son habitude peu louable, le Figaro ouvré le feu.
Et sa prétendue conversation entre Jules Simon et un inconnu me paraît beaucoup ’ mieux imaginée que les bourdes qu’il invente de coutume.
Il se pourrait fort bien en effet que la forme en fût fausse, mais que le fond en fût vrai.
Ceci, pris dans la plus large acception du mot.
C’est-àrdire, que je n’entènds pas prétendre que Jules Simon ait exprimé ces idées,
Ni même qu’elles soient les Siôbhes,
Mais que les s faits pourraient fort bien se passer ainsi que le dit le Figaro.
La République est fondée actuellement en France d’une façon indestructible, heureusement.
Le légitimisme est mort depuis longtemps, et avec M. de Chambord, il sera tout à fait enterré.
L’orléanisme a vendu ses chances pour 40 millions, ce qui, somme toute, pour un cadet, n’ayant aucun droit, est plus habile que
même la parole afin de sauver son jeune ami d’une situation qu’il saisissait, à merveille.
■ - Tiens 1 s’écria-t-il, je reconnais cette tête d’Albanaise, portant le n° 4320, et signé Achille Parvillée, elle figurait au Salon de cette année.
Remarquez-vous l’or qui se détache avec tant d’éclat sous le costume?
C’est une fort belle œuvre du fils de l’expo- posant, M. Léon Parvillée ; voyez donc maintenant ce perroquet aux couleurs si vives et si vivantes, remarquez-vous égalemen t les sous- couches d’or et de platine qui lui donnent tant d’éclat?
Le couple de Ville-Toqué admirait sans comprendre le procédé de l’artiste. Romancier, jetant un regard lnrtif sur les jeunes geus qui venaient enun de les rejoindre, s’aperçut que Jeanne était bien rose, que Maurice avait des attitudes bien... spéciales, et il crut nécessaire de ne pas laisser languir l’intérêt, à moins d’exposer ces jeunes cœurs à l’interruption d’une conversation qui paraissait leur être très-agréable. 11 reprit donc :
— Tels que vous leâ voyez, ces plats, ces vases, ces plaques et ces divers objetsd’art, sont d’abord établis en pâte blanche ou pâle persane, ce qu’on appelle le biscuit.
Sur çytte matière première, on procède par empâtements en gomme rapportée au pinceau, absolument comme pour les pâtes de Sèvres; c’est ainsi qu’on obtient les épaisseurs que vous remarquez.
Après ce premier travail le biscuit doit être recouvert avec une autre matière, ce qu’on appelle des couvertes de verre translucide colore dans la masse. Les peintures et les sujets sont ensuite? recuits sous couches d’Or
ne le fut cet aîné qui, en ayant, les céda pour un plat de lentilles.
Enfin, le bonapartisme a rendu l’âme naguère.
Ou du moins, il a pour jamais du Plonplon dans l’aile.
Roulis et ronleurs.
Mais si nous ne pouvons plus avoir ni royauté'théocratique,
Ni royauté prudhommocratique,
Ni empire,
Nous sommes menacés d’être ballottés à perpétuité sur la mer capricieuse et changeante de l'opportunisme.
Nous 'irons de l’union républicaine â la gauche,
De la gauche au centre-gauche,
Du centre-gauche au centre droit. Aujourd’hui, nous sommes avec Lepère, Demain, nous serons avec Dufaure, Après-demain avec Laboulaye,
Et, bientôt peut-être, retombés entre' les griffes d’un de Broglie, amicalement uni à son vieux copain Simon.
' Puis cela recommencera de plus belle , comme cela recommence depuis un siècle... Et, alors comme aujourd’hui,
Alors comme hier,
Plus ça changera, plus ça sera la même chose.
Oui/ ça peut durer longtemps, mais qù’y faire,
Ça n'en sera ni plus beau ni plus court !
A dire vrai, une telle perspective n’a rien d’absolument folâtre.
S’attèftdré’à roujer perpétuellement de Mar- cère en Simon,
A tomber toujours de Say en Ribot, comme dans le détroit de Messine, les navigateurs, de Charybde en Scylla,
Ne me réjouit pas au point de me faire mettre en ribotte... (Pardon !)
Mais qu’y faire ?
Comment nous tirerons-nous de ce redoutable triangle, dans lequel nous enferment : Les jésuites noirs,
Les jésuites bleus, incrédules mais pratiquants, des centres,
Et )es jésuites rouges, partisans de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui augmentent le budget des cultes?
Bien malin qui pourrait le dire.
Il nous faut donc, non pas nous croiser les bras et attendre que les superstitions tombent toutes moisies dans la mélasse,
Mais beaucoup crier,
Beaucoup critiquer,
Beaucoup poser de questions à nos candidats avant de les investir de notre mandat ;
Beaucoup exiger d’eux et leur faire promettre pour qu’ils tiennent un peu ;
Beaucoup les surveiller'...
.Et beaucoup implorer de patience
de la part de nos lecteurs pour nous faire pardonner un article aussi insipide que celui que nous espérons qu’ils viennent de ne pas lire.
Gringoire.
et de platine appliquées aux endroits où vous les voyez comme dans cette assiette, par exemple.
Les émaux opaques se trouvent donc rein- lacés par le verre. C’est le procédé de Bernard alussy, ttraité à l’aide des oxydes de nos jours, et des récentes découvertes de la chimie, grâce auxquelles on obtient des tons plus vifs, plus brillants, plus transparents.
Et Jeanne était toujours très rose.
.Celte application de l’or est nouvelle,
moins cependant qu’on ne le croit néanmoins, car on ne la croit que de 1878, on l’attribue à Deck; mais elle doit dater de 1876, car M. Léon Parvillée pourra, si vous le désirez, demander à M. Edmond About l’autorisation de vous en donner la preuve, en vous montrant la pièce signée de lui, qui figure dans la collection de J’illustre littérateur, et elle porte la date de 1876.
M. Léon Parvillée n’en est pas du reste à faire scs preuves d’artiste et de chercheur, car en 1878, il fut chargé de l’exécution céramique de la grande façade du Palais de l'Exposition, qui donnait sur la seine, de la porte du Palais Algérien mesurant 11 mètres de hauteur, des six portes du pavillon de la Ville de Paris, des quatre grands panneaux de la façade de la manufacture de tabac.
Il est vrai qu’il n’a eu aucune récompense, par exemple.
Étant appointé pour ces derniers travaux, le jury trouva qu’il devait être écarté comme exposant.
L’exposition des sciences appliquées à d’industrie vengera certainement une pareille injustice, et en attendant elle aura du moins servi à M. Parvillée à prouver que Tapplicà-
BLAGUES ET GNONS
Fra Pantaleo, un ancien moine, s’est fait enterrer civilement.
Veus verrez qu’un de ces jours le pape lui- même en fera autant.
X
La Monnaie’de Paris vient de livrer les médailles de bronze destinées aux lauréats de TExpoâitffih universelle. Ces médailles seront prochainement remises aux titulaires.
Déjàl ‘
Une idée 1
Si on se mettait dès maintenant à fabriquer les médailles qu’on distribuera aux exposants ' de 1890. Peut-être seraient-elles prêtes pour la date voulue.
X
Extrait du jugement porté par le grand de Marcère sur le petit Thiers :
« Lui. d’ailleurs, que l’on a quelquefois représenté comme un autoritaire, il ne croyait pas au succès définitif de la force comme moyen de gouvernement. »
Chacun sait, en effet, comment rue Trans- nonnain, et, en 1871, Thiers sut employer utilement la douceur pour empêcher l’effusion du sang français.
x
Les candidats au volontariat d’un an vont être prochainement examinés.
Quant à l’institution elle-même, il y a longtemps que c'est fait, et qu’on l’a franchement reconnue détestable.
Raison de plus pour qu’on la conserve.
X
On va ériger une statue équestre à Etienne Marcel.
La réhabilitation commencera donc pour cette grande figure du moyen-âge, qui réussit presque à établir, au XIV e siècle, le socialisme tel que nous en sommes réduits à le rêver encore au XIX e .
Voilà un cheval qui sera vénéré dans l’avenir, mais qui, pour l’instant, fera crier bien des ânes 1
Buridan.
GAZETTE DE M0NTRET0UT
Vive le Roy t
Un homme qui a dû être crânement vexé l’autre jour à la Sorbonne,
C’est M. Jules Ferry.
Il a crié vive la République l‘Vive Moi !
Un potache du Lycée Fontanes lui a répondu : vive le Roy 1
Mou libéralisme est content de dette manifestation.
Les ministres s’amusent à faire Aux enfants des discours politiques.
Et les gamins répondent | leur manière, histoire d’embêter le gorff’ernement.
Le moucheron René Dournic qui, par parenthèses, a été reçu le premier à l’école normale supérieure, a cru exercer un droit politique en poussant ce « cri séditieux » qui a fait sourire la France tout entière après les 3,000 auditeurs de la Sorbonne.
Notre cher ami Ferry n’a eu que ce qu’il méritait.
Si, au lieu de parler des droits de l'homme, des jésuites et de l’article 7, Monsieur le ministre se fût borné à panégyriser Euripide, Sophocle, Virgile, Horace, Corneille, Racine, Molière et même Madame de Sévigné,
Le potache Doumic eut laissé bien tranquille « l’homme au petit banc, » le gros eunuque de Froshdorff.
tion de l’or n’est pas aussi récente qu’on le pouvait supposer, puisqu’il la pratique depuis
trois ans déjà.Et Jeanne étant moins rose,
Romancier permit alors de se retourner.
Le concert commençait et il était temps.
Trouver place était "bien difficile, on avait réellement trop tardé; une foule nombreuse avait accaparé les sièges, il fallut une adresse infinie pour trouver a caser les dames, les hommes durent rester debout.
Après l’ouverture de : Si j’étais roi, exééUtée avec un talent remarquable sons la direction de M. G. Wittmann, le chant national autrichien d’Haydn et le chœur de Faust furent vivement acclamé, mais le grand succès fut pour Mlle Brun — premier accessit de chant au Conservatoire—avec l’Ave Maria deGounod, accompagnée parM. Remy, 1 er prix de violon, Mlles Valdseufel et Guzwiller, 1 ers prix de harpe, et les chœurs composés de choristes de l’Opéra.
Un grand succès était également réservé à l'Eté, grande valse de M. G. Wittmann^ et la clôture du festival, le Salut à la France et La Fille du Régiment, fût pour Mlle Caroline Brun le sujet d’une ovation non moins enthousiaste que méritée.
Pendant que Mme de Ville-Toqué et sa fille applaudissaient, M. de Ville-Toqué, Romancier et Maurice avaient disparu, pour aller jeter un coup d’œil dans la galerie des machines où des découvertes récentes furent expliquées par Maurice de la manière suivante :
[La suite an prochain mméro).
René Lebrun.
