LS GRELOT
il partit délivrer le monde, armé jusqu’autran- : chant des incisives de son osanore.
X
Tout d’abord, il voulut abattre le plus dan-
et, à «tW» fune dynamite, préparée selon les plus énergiques principes révolutionnaires, fit sauter le palais d’hiver, l’empereur et toute sa famille, si haut, que le peuple tout ébahi, le nez en 1 air atten- ait penaant cent ans qu’il en retombât quel que chose.
X
puis il alla chez le sultan.
Sublime, il ne recula devant aucun moyen
pour s’introduire près du despote.
j a «lace du chef des eunuques était vacante
Il la brigua et l’obtint, après avoir rempli toutes les désagréables formalités d’usage en pareille occurence. ... ■■
Le surlendemain de sa nomination, il s enfuyait, à fond de cale d’un bateau à charbon trouvait, Sur un divan, le sultan étendu,
ra EU’T^ence Havas informait le monde que atteint Su spleen et désespérant de vivre assez nour voir la solution des affaires de Dulcigno et de la rectification des frontières grecques, il s’était suicidé avec une paire de ciseaux, après ed avoir fait autant de ses quatre-vingts épouses et de sa ribambelle d’héritiers présomptifs.
X
Sans perdre dé temps, il Se rendit en Alle-
m Madré comme uû renard, il pénétra chez l’imDératrice Augusta, déguisé en femme, sous nrétexte de lui essayer un corset. y Le corset existait en effet, et il l'essaya.
Serrez-moi bien, lui dit la vieille impératrice, encore coquette.
Pvat serra, serra, serra jusqu à la réduire aux dimensions de Saràh Bernhart.
Tant et si bien que la malheureuse étouffa.
Il l’emmancha dans un balai, qu’il avait èü soin d’apporter, et la cacha derrière une porte, où on ne la découvrit que huit jours après.
Désolé, Guillaume expira.
De rage, Bismarck mourut.
Navré, de Moltke passa l’arme a gauche.
De joie, d’ètre enfin empereur, Fritz lâcha la
ra EHâ pensée qu’ils reprenaient leur couronne causa à tous les souverains minuscules allemands plus d’allégresse qu’ils n’en purent sup-
^°On les enterra tous le surlendemain.
X
Ce fut ensuite le tour du roi d’Espage, qu’il garrot» de ses doigts de fer, en lui disant :
_ Souviens-toi qu’ainsi périrent Otero et Oliva Moncasi. . _ , , .
Puis celui de François-Joseph, que de deux coups de sabre il coupa en trois, disant :
Ceci est le morceau royal d Autriche,
Ceci, celui de Bohême.
Et ceci, celui de Hongrie.
Et, coup sur coup, périrent Humbert I or , empoisonné dans un artichaut de Savoie, la reine d’Angleterre, dans un litre de fine-champagne, les rois de Portugal, de Suède, de Danemarck, de Hollande, poignardés, et jusqu’à ce pauvre inoffensif roi des Belges, frappé d’une balle, qu’on attribua & un milicien maladroit, en assistant aux exercices de tir du camp de Be- verloo.
X
Pvat passa ensuite en Asie.
Nul autocrate ne trouva grâce devant lui.
Quand ce fut fait, il bondit en Afrique.
Jésus, seigneur! quelle terrible hécatombe il fit des féroces et sanguinaires despotes de ces régions Bauvages 1,
X
L’ancien monde étant délivré, il passa au nouveau.
L’empereur de Brésil l’arrêta a peine une
heure. . j , . . • ,
Simple histoire de s’entretenir la main pour procéder ensuite au « nettoyage » dés souverains de l’Océanie, depuis Kalakawan, roi d’Ho- nolulu, jusqu’aux derniers autocrates Malais et Papous.
X
Les monarques étant ainsi supprimés, Pyat, sans perdre le temps de se reposer, poursuivit la grande et méritoire œuvre de l’abolition de la tyrannie.
Par le fer, le feu, le poisard ou le poignon, il extermina tous les princes de toutes les républiques imaginables, y compris celles de Saint-Marin et du Val d’Andore.
Les présidents de conseils des ministres vinrent ensuite.
Les ministres suivirent....
Et quant à tous les législateurs qui se permettent d’opprimer sous des lois de fer les pauvres peuples dont ils tiennent leurs pouvoirs ils furent très-médiocrement étonnés de se voir impitoyablement frappés à leur tour.
X
Ce ne fut pas tout.
D’autres tyrans existent encore se dit-il:
Les préfets qui oppriment les maires ;
Les maires, qui oppriment les conseillers municipaux ;
Les conseillers municipaux, qui oppriment les employés subalternes ;
Les employés subalternes, qui oppriment les
él6Ct6UIS *
Les électeurs, qui oppriment ceux privés de leurs droits politiques:
Les gens forts, qui oppriment les faibles;
Les chétifs, qui abusent de leur faiblesse pour opprimer les forts ;
Les gens mariés, qui oppriment leurs femmes ;
Leurs femmes, qui oppriment les céliba- td.ircs *
Les* jeunes filles, qui oppriment leurs fiancés ;
Les parents, qui oppriment leurs enfants;
Les enfants, si exigeants, qui oppriment leurs nourrices;
Les créanciers, qui oppriment leurs débiteurs ;
Etc... etc...
Pyat tua tout cela...
Et quand il eut détruit jusqu’aux mûrs, qui oppriment les pochards en les empêchant de tracer librement leurs zigzags, il regarda autour de lui :
Il ne restait plus rien!
Il.était là, seul, sur terre, debout sur un tas de ruines, au milieu d’un immense amonçèle- ment de cadavres.
Alors il s’aperçut aue sa propre volonté opprimait son libre-arbitre, et il se poignarda lui-même.
X
Quand nous disons qu’il était resté seul, nous nous trompons.
Deux justes avaient trouvé grâce devant lui :
AugusteBlanqui et Mme Olympe Audouard.
C’est ce nouvel Adam et cette nouvelle Eve, qui, sur les ruines de l’ancien monde corrompu, ont recréé la société si parfaite, dans laquelle nous avons le bonheur de vivre aujourd’hui» Pour précision rigoureuse, Henry VaiîdiSmqnt.
OH CAUSERA POLITIQUE
M. VoioVent est un imbécile qui a cependant trouvé le moyen de faire fortune dans l’article de ménage , et il possède une assez jolie propriété aux environs d’Orléans.
Etant visité dernièrement par quelques amis, qui ne le fréquentent absolument que pour sa fortune, Volovent résolut de leur donner une haute idée de ses relations, et, profitant du moment où le député de l’endroit était de passage dans la localité, il le supplia d’accepter une invitation à dîner pour le lendemain soir.
Le député accepta après s’être fait suffisamment prier, pour qu’on ne le traitât pas de pique-assiette.
***
Passant dans le salon, et pendant que Madame Volovent écoute le député, qui lui fait des compliments, Volovent, à ses hôtes :
— Un rude lapin, allez! s’ils étaient tous comme lui I
***
Et voilà comment on passe pour très fort; on n’a qu’à ne rien dire. Aussi Saint-Genest... suffit.
Charles Leroy.
LES CONTEMPORAINS
Ges jours-ci va paraître un nouveau journal hebdomadaire : Les Contemporains.
Dans cette publication défileront les célébrités de la politique, du théâtre, de la littérature, de l’art, du journalisme. Un jeune écrivain, M. Félicien Champsaur, continuera lâ galerie de portraits qu’il avait commencée avec André Gill. On connaît la manière pleine de brio, parisienne et maligne, de notre confrère, qui s’est acquis si rapidement une situation en vüe dans les grands journaux quotidiens.
Les charges seront dues au crayon, vigoureusement satirique, d’Alfred Le Petit.- Nos lecteurs se rappellent le succès immense que ce caricaturiste eut, pendant le siège, avec cette publication : Fleurs, fruits et légumes du jawr, et la série de caricatures qu’il a données au Grelot-, son talent est d’ailleurs un des plus populaires.
Avec cette alliance d’ün portraitiste spirituel et d’un dessinateur incisif, cette publication ne peut manquer d’étre darxs tontes les mains. Nous adressons à ce journal nos meilleurs souhaits.
-----♦--
©onrbrs §• phngongHi
On fit aussitôt faire des cartes d’invitation, on convia le ban et l’arrière baa des grosses légumes du cru, et au bas de l'invitation on fit inscrire en superbes caractères :
On causera politique .
Le moment si impatiemment attendu arrive enfin. Mme Arthémise Volovent, qui doit son union à l’agent matrimonial Délorme, avait sa lus belle toilette ; Arsène, son mari, avait mis es bottines fines, de la pommade, son plus magnifique habit; on était superbe.
Le député est placé auprès de madame, monsieur en face, et les amis tout autour d’un® table somptueusement servie.
On présente M. Gratoupet, le notaire ; Qua- tarpion,,.le pharmacien, — très avancé, le pharmacien ; — Mouchamer, le receveur, etc.
***
Le potage s’engloutit ensilenee; mais Volovent, pressé d’ouvrir la discussion et de donner à ses hôtes une haute idée de son ami le député, commence le feu :
— Ehl bien, monsieur le député, que dites- vous de la situation?
— Huml huml vous savez 1 on ne peut rien dire.
— Croyez-vous que les d Orléans aient des chances?
— Mon Dieu! ils en ont et ils n’en ont pas.
— Cependant, s’écrie le pharmacien, c’est l’un ou l’autre (un rouge, ee pharmacien).
— Oui, c’est l’un ou l’autre, en effet, mais... voilà... le... oh! mais! en politique, ce n’est plus comme dans le... autre chose... leschanees sont subordonnées à tant de... excellents! vos haricots! oh! délicieux.
***
Volovent, poussant du coude son voisin Mouchamer :
— Il est malin comme un singe, en voilà un qui se garde pour le bon moment.
— Vous croyez?
— Oh 1 très fort! Avez-vous bien compris- ce qu’il a dit?
— Ma foi non 1
— Ah 1 ah 1 ce cher ami! c’est un garçon qui est joliment profond, allez I
***
— Dites donc, monsieur le député, croyez- vous que Henri V soit un bon générai?
— G’est selon; voyez-vous, nous autres diplomates, il nous est interdit de... Monsieur est pharmacien?
— Oui, monsieur!
— Félicite, monsieur, excellent état, surtout quand il y a des maladies... hé? hél 11
***
Volovent, poussant le coude de Gratoupet :
— Hein? qu’en dites-vous ? Il est fin, allez, l’animal!
Ce n’est pas lui qui se laissera fourrer dedans.
— Oui, mais avec tout ça, il ne nous apprend rien de neuf !
— Mon cher, les gens profonds ne se laissent jamais deviner.
***
— Dites donc, monsieur le député, comment croyez-vous que tout ça finira? car enfin...
— Oui... oui!— oh! certainement... l’avenir... est très... e’est évident !...
— Est-ce que vous savez quelque chose de nouveau ?
— Ohl c’est prévu... oui... c’est... prévu... enfin... rude métier, allez, monsieur; on s’use vivement dans ces luttes de partis; mais que voulez-vous, le devoir, les... convictions, et obligé de conserver par devers soi tant de... les combinaisons secrètes... les projets, et si vous faites fausse route chacun vous jette la pierre! Dur métier, messieurs! Dur métier. Enfin I quand on n’a rien à se reprocher... délicieux ce fromage! Compliments, mon cher hôte!
L’affaire Kaulla entre maintenant dans une phase des plus amusantes. Mme de Kaulla veut, elle aussi, battre monnaie avec les injures dont on l’a accablée. Mais pour celât, il lui faut la permission de son mari. Or M. Jung la refuse avec énergie, et elle plaide, avec nofi tnoins d’énergie pour l’obtenir.
Autrement dit, de rage de ne pouvoir plaider».. elle plaide.
Décidément, je suis prêt à me faire Eudiste si quelqu'un peut me trouver qttelqtxe chose de plus absurde que la procédure que l’Europe ncrtts envie»
X
Extrait du menu du banquet légitimiste de la Roche-sur-ton :
Hure de cochon.
Cette délicate allusion à tel membre absent ne suffisait pas aux assistants,
Aussi a-t-on fait suivre ce plat d’une Tripotée Vendéenne.
Il fallait cette tripotée aux Vendéens. Dès qu'ils l’ont eue, ils sont partis contenta. Ils n’ont plus rien dit.
X
Auparavant, sans doute, à ce que nous affirme le Gaulois,
* On entendit un éloquent discours de M. de la Bassetière. »
Je suis trop bien élevé pour dire au Gaulois qu’il en a menti, mais je lui affirme qu’il a été mal renseigné.
M. de la Bassetière a peut-être prononcé un discours. Eloquent, j’en doute, toutefois j’admets le fait comme improbable mais possible au demeurant. Par exemple, ee que je nierai formellement c’est que âme qui vive en ait entendu un seul et traître mot.
J’en appelle à tons ceux qui, peu ou prou, fréquentent les Chambres. On voit parfois causer M. de la Bassetière, mais quant à l’entendre, jamais 1
— Kant, si j’avais
Le loisir d’aspirer à quelque académie,
Je ferais, de toute ombre et de toute momie,
De tous les vils sentiers suivis par les moutons, De tous les œufs cassés, de tous les vieux bâtons D’aveugles grands, petits, inconnus et célèbres, De tous les’ brouillards pris à toutes les ténèbres, Et de tous les fumiers pris à tous les marais,
Une collection que j’intulerais :
Exposé général de la science bumame.
Qui parle aussi irrespectueusement de vous, ô bonzes de l’Institut? Un des vôtres: Hugo. Etre ainsi trahi par 16S siens, n’est-ce pas, vieux débris, que c’est cruellement recevoir le légendaire et mortel coup de pied de l'Âne?
X
Albert Wolff, commence ainsi son Courrier ct& Paris *
Si jamais vous avez visité les caves de la Banque d’Angleterre, vous devez connaître de visu la scène qui suit ; on descend dans les entrailles de la terre; deux employés vous accompagnent ; après vous avoir montré les lingots d’or et les tas d’argent, ils ouvrent un® caisse scellée dans le mur, en tirent un petit paquet et vous le donnent dans la main. Gela ne pèse rien. Et l’un de ces deux commis orgueilleux : .
_ Savez- vous ce que vous tenez dans votre main droite, monsieur ?
— Je l’ignore. ,
Ici, jeu de physionomie dudit employé qui
exprime tour à tour la vanité, la satisfaction patriotique et le mépris du peuple anglais pour le va-nu-pieds de touriste étranger. Puis:
— Dans cette main, monsieur, vous tenez cinquante millions en banknotes de dix mille livres chacunes qui ne sont pas dans la circulation et que nous conservons dans nos armoires comme un petit spécimen de la fortune publique anglaise.
N’ea déplaise à ce chroniqueur, qu on a bien
blagué, mais auquel il est impossible de ne pas reconnaître d’ordinaire plus d’esprit, ces cinquante millions ne prouvent rien. Des billets à vue sur une Banque n’ont de valeur qu’ils sont en circulation. Dès qu’ils sont rentrés dans les caisses de la banque, ils ont juste le prix d’une vignette assez joliment gravée. Pour peu qu’il veuille faire les frais du papier timbré, je suis prêt à lui montrer chez moi pour un milliard de traites ou de billets à vue tirés sur moi et modestement renfermés dans un tiroir de ma commode.
Et cependant, je le jure devant lés hommes, et en face des auvergnats, je n’ai la prétention d’établir aucune parallèle entre ma fortune et celle de ia Banque d’Angleterre,
X
Tous les journaux conservateurs s’extasient à l’envi sur l’héroïsme de l’avocat bêcheur Campenon.
Toutes :
« Félicitent grandement M. Campenon d’avoir pris une telle initiative et espèrent bien que Pexemple qu’il a donné sera suivi. »
Nous l’espérons aussi. Ce sera autant d'é- puré tout seul.
Quant à admirer ces magistrats debout qui s’en vont parce qu'ils se supposent à la veille d’ètre jetés dehors, tandis que pas un seul ina- fnovible ne bouge, nous nous en garderons bien.
Le cas particulier de M. Campenon soulève én nous moins d’approbation que tout autre. Ce comédien qui rend sa toque et sa robe en pleine audience, la représentation finie et emportant comme trophée la tête de Foulloy, en guise d’ultime laurier, ne trouvez-vous pas que Cela a quelque chose à la fois de sinistre et de répugnant. Un frisson vous passe dans le corps én songeant à ces choses, et en en éloignant sa pensée, on ne sait si l’on doit manifester son peu de sympathies, en disant : Brrr ! ou pouah !
Henry Vaüdémont.
MAISON DU
PONT-NEUF
f 4,1*4 Ms, fi° 6,1° 6 Ms, N° 8, H° 10, RüB do Pont-Nenl, PARIS
ULSTERS
Draperie ourson
doublés
Le catalogue et gravures sont adressés gratis et franco sur demande.
BIBLIOGRAPHIE.
Une Lorraine, roman patriotique couronné par l’Académie poétique de France , par Edgar Le Selve. — E. Dentu, éditeur, Paris; et dans toutes les gares de chemin de fer. Prix : 3 francs.
Réellement attachant et digne d’ètre lu par tout le monde, ce patriotique récit, qui retrace, depuis le commencement jusqu’à la catastrophe, les dramatiques péripéties du siège de Longwy en 1870-71.
Véritable édition de luxe aussi. Résultat: Grand et légitime succès.
1 CARIE S DECHAUSSEMENT DENTS
le Saignement des gencives sont guéris par la Poudre dentifrice du D r HUFELAND. La boîte, 3 fr. Elixir dentifrice, le flac. 2 fr. 50. Dépôt à la Ph 1 » Georges "WEBER, 8, r. Nve-des-Capucines, Paris.
AlVJf llFMT™ rita5ieCiVNKT ' G1RAIaD guérison
UiiuUÏUi lprompte des plaies, panaris, blessures de toutes sortes. P. : 1 f. 50 (Envoi par la poste aff. 20 c. Dépôt: 4,rue des Orfèvres, pharmacie VERITE)
C ie des CAVES GÉNÉRALES — BERCY
VINS fins et ordinaires en pitoes et en bmrtêifta», Envoi franco tarif.
’Ok
DENTIERS EN 12 HEURES
' SANS CROCHETS NI RESSORTS
f En CELLVLOIDE. matière Incassable
i '
Doux aux gencives et d une beauté remarquable POSE SANS EXTRACTION DE RACINES
INSENSIBILISATEUR ROUGET, 40, rue Ste-Anne, PARIS
EO POUR C.'K.VT DR BEVXKII PAR AV
LIRE les MYSTÈRES de i t. BOURSE
Envoi Gratuit par la BANQUE DELA BOUSE, 7, p/.de la Bourse. Paris
THEATRES
Diana, drame en 5 aetes et 7 tableaux de MM. Dennery. —-
Le Beita Nicolas, opérette en 3 actes. Paroles de MM. Le-*
Leterrier et Yanloo, musique de M. Lacome*
S’il y a peu d’auteurs qui aient autant fait rire que l’éminent et regretté artiste auquel notre confrère Montretout rendait hommage, dans une de ses dernières gazettes, en termes si élevés et si touchants, — nous avons nommé Offenbaeh — il n’en est pas assurément qui aient autant fait pleurer que M. Dennery.
Ce que cet infatigable dramaturge a transformé de glandes lacrymales en robinets, en fontaines, en torrents, tous les pluviomètres de l’Observatoire ne suffiraient pas à le constater. Je m’étonne, en vérité, que la Ville de Paris qui se plaint, avec raison, de manquer d’eau, n’ait pas déjà songé à utiliser toute celle que M. Dennery a fait répandre, et le Grelot, toujours préoccupé de l’intérêt des masses, n’hésite pas à exiger de nos édiles un vote immédiat classant, dès aujourd’hui, au nombre des bouches d’incendie tous les théâtres où l’on représentera désarmais un drame de cet auteur.
Il serait bon aussi que les directeurs de ces théâtres privilégiés missent à la place des
