LE GRELOT

blagues et gncws

On nous affirme que certaines personnes pieuses, exerçant la profession dans laquelle , la Farey fit sa fortune et son salut, viennent doffrir"leurs maisons comme asile à des car­mes. .

Nous ignorons si ceux-ci ont accepte.

X

On nous affirme aussi que les couvents de pmmes non-autorisés profitent de la tolérance jont on use vis-à-vis deux pour abriter des robes masculines.

Nul doute que, dans lavenir, les vaudevil­listes ne semparent de cette situation et ne nous donnent un charmant .pendant h cette adorable fantaisie des Mousquetaires au Coûtent. Jentends, dici, la supérieure chantant :

Père capucin, confessez nos femmes,

Père capucin, confessez-les bien !

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Dumont, lévèque de Tournay, vient dêtre révoqué par le Pape. ,

Enfin I Cet incident est donc terminé. Il nest pas trop tôt. Il tournait à la scie!

X

On a supprimé les piquets de troupe qui accompagnaient les magistrats à la messe du Saint-Esprit. ,

Cest toujours cela, en attendant quon sup­prime la messe...

Et, comme le rêvent daucuns, même le Saint-Esprit.

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Avec le temps, laffaire Cissey semble perdre beaucoup de son importance.

On sattendait à trouver de scandaleux pots devin.

Vous verrez quil ny aura, au fond de tout cela que des pots de cold cream.

X

Ces bons cléricaux persécutés se proclament eux-mêmes de saintes hosties.

Et ils excommunient leurs persécuteurs. Moyen comme un autre dempêcher ceux-ci de les avaler.

X

Un bon point à M. Dalous. pour le reçu dex­communication quil a eu 1 idée de remettre au Père je ne sais qui.

Mais pourquoi a-t-il revêtu ce reçu dun timbre dacquit?

Le timbre nest obligatoire quau-dessns de dix francs, valeur que natteint, certainement point une excommunication majeure.

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Lagence Havas assure que les Monténégrins cherchent des causes de délai pour ne pas oc­cuper Dulcigno-

La Justice propose que maintenant la flotte internationale bombarde le Monténégro pour le contraindre à occuper Dulcigno.

Approuvé.

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Le sieur Buffet, dordre moralienve mé­moire, est rentré en scène, lors de lexécution des décrets à Paris.

Réapparition toute naturelle au moment ou les congréganistes, vont commencer à danser devant le buffet.

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Daucuns sétonnaient de voir des pompiers figurer dans le personnel expulseur.

"Rien de plus naturel : les cléricaux ayant menacé des feux (lu ciel, on prenait ses pré­cautions pour léteindre.

X

Un négociant alsacien qui a opté pour la f

France, M. T.. vient dêtre arrêté' sous '

linculpation davoir livré, à notre ministère de la guerre, les plans de Thionville.

Les journaux allemands annoncent que son arrestation a provoqué un cri dindignation. Contre qui ?

X

On devait faire le 4 novembre une grande fête à Notre-Dame de la Galette.

Réflexion faite, on a réduit cela à une petite noce intime, renvoyant le grand tralala à l'nauguration définitive.

Cela laisse le temps de sy préparer, comme on voit, car dici à ce que le monument soit ! terminé. Jésus-Marie-Joseph, il coulera en- j core de leau bénite dans les bénitiers ! j

x I

Ils vont bien les cléricaux. r ]

Les voici maintenant qui jouent de lépée, j Quand on pense que pour anéantir cette ca- ; naille, il nous suffirait, à nous, de jouer de la ; canne!

X

Le nouveau président des Etats-Unis est le général Garfield « personnage obscur», dit Magnard. . _

Magnard, lui, est célèbre, comme feu Bour- j beau, par son manque de prestige et son obs­curité. !

X !

Notre ami Gramart a eu la bonne fortune de mettre la main sur un prospectus de champi­gnonnières catholiques.

On y remarque cette perle :

« Il est digne de remarque que, si le repos dominical est respecté dans lusine de Belle- garde, il nen est pas moins vrai que les cham­pignons poussent quand même le dimanche. »

Tout commentaire gâterait cette phrase ad­mirablement gâteuse.

X

Les calotins ont beau voir jaune, au fond, ils sentent bien que lexécution des décrets est, peur eux, le commencement de la faim.

X

Nous autres, quand nous nobéissons pas à linjonction des agents chargés de nous expul­ser dun établissement quelconque, on De se contente pas de nous mettre dehors, on nous met dedans. Egalité devant la Loi I

X

Guibollard à sa femme :

Mais Sambleu de Sambleu I est donc le tapis de table.

Sur ce fauteuil.

Eh I Je ne vois pas le fauteuil.

Gomment 1 Es-tu aveugle ? Près de la cheminée 1

Tu es bonne, toi ! Comment veux-tu que je vois. Le tapis de table était dessus, qui me le cachait ?

X

Calino fils à lauteur de ses jours :

Dis donc, papa, est-ce quon va expulser aussi les capucins de cartes?

Gringoire.

GAZETTE DE MONTRETOUT

St finit» I» Coméilin.

Ah ça! est-ce bien fini?

Tous les capucins, bénédictins, maristes, oblats, dominicains, rédemptoristes, passion­nâtes et autres congréganistes carnavales­ques sont-ils expulsés?

Reste-t-il encore à faire .le siège de quelque jésuitière clandestine, à fourrer des scellés sur des tabernacles récalcitrants, à faire en­foncer à coup de hache par les pompiers, por­tes cochères et cellules?

Tous les commissaires de police sont-ils ex­communiés?

Tous les anciens ministres et fonctionnaires du 16 mai, les de Broglie, les Leflô, les De- peyre, les Buffet, les Gigot, ont-ils protesté à gogo ?

Les vieilles dévotes, les marguilliers et les rédacteurs de Y Union et de Y Univers, ont-ils assez crié : « A bas les décrets 1 »

Et les contre-cris de vivent les décrets 1 Vive Jules Ferry 1 ont-ils assez retenti ?

Le tribunal des conflits présidé par le Minis­tre de la Justice, (juge et partie dans cette grave affaire 1)

Nous a-t-il assez édifiés ?

Oui, nest-ce pas ?

Eh bien maintenant aux affaires sérieuses !

Les chambres sont rentrées. La popote par­lementaire, va nous être servie cliaquejour. II faut que nos cuisiniers soient bien persuadés que nous sommes fichtrement las deleur rata­touille.

Nous ne voulons plus de ces hors dœuvres pimentés, ni de ces boulettes indigestes qui flanquent des coliques, ni de ces petits fours nauséabonds qui sentent encore le Buffet de Versailles.

Ce quil nous faut, ce sont de bonnes et so­lides réformes, de substantielles et toniques lois sur :

Le droit de réunion.

La séparation absolue de léglise davec lEtat;

Linstruction gratuite;

La liberté de la Presse ;

Labolition des censures ;

La création des jurys correctionnels et ci­vils.

La réforme des codes.

La suppression des titres de noblesse.

La moralisation de la Bourse.

Un ministère qui attacherait son nom à ce programme aurait bien mérité de la patrie.

Mais hélas, nous nen avons pas fini, avec les bagatelles deiasublime Portelesinterpellations Cissey-Kaulla-Laisaut. Les querelles entre lopportunisme personnifié par Gambetta et radicalisme représenté jusquà nouvel ordre par M. Clémenceau.

Les coups degueule, les coups de poings sur le rebord de la tribune vont recommencer, je le crains, de plus belle.

Buffet a juré à ses chers chanoines de Saint- Jean-de-Latran, danéantir un gouvernement dont les agentslui ont « déchiré ses habits », alors que payant de sa grotesque personne, il a en­gagé, dans les Vosges, une partie de savate avec le commissairé de policé.

Oui, la lutte sera chaude entre les parties vives de la nation représentéesparla Chambre des députés et les vestiges des anciens régi­mes, qui ont pris le pseudonyme collectif de Sénat.

Lensemble de noire système parlementaire me fait leffet dun arbre dont certaines bran­ches rapportent quelques fruits chétifs, tan­dis que les autres branches à demi pôurries ne poussent quen feuilles, or, la b edu métier de jardinier, cest démonder, de tailler, de cou­per les brandies inutiles, qui compromettent la récolte et empêchent les fruits des branches utiles darriver à maturité.

A" tous entendeurs salut. Lépoque fixée pour la révision de la Constitution est pro­che.

Et la majorité pourrait bien rendre à la vie privée ces frères converts, grotesques et en­combrants...

A bon chat bon rat.

Abdul-Hamid, commandeur des croyants, ému de la situation actuelle de lIrlande, ia vie des citoyens est menacée sans cesse, et la propriété est en danger, vient, en sa qualité de pouvoir européen, dexpédier la flotte cuirassée turque vers les côtes dIrlande, pour y faire une manifestation navale qui forcera lAngleterre à accorder à lTle- Sœur les réformes nécessaires.

Un singulier reçu.

« Reçu dii Révérend Père Marie Antoine, capucin, une excommunication majeure de première classe.

Dont quittance,

Le commissaire de police, Dalous. »

Très spirituel ce commissaire de police, il mérite de lavencement.

Cet amour de la forme me rappelle ce ban­quier, envoyant à son fils sa malédiction sous pli chargé, avec prière de lui en accuser ré­ception f

***

5c Iis dans le Siècle :

« Un épouvantable accident a eu lieu hier « boulevard Montparnasse. Le sieur P. sest « cassé lajambe. C était un ouvrier en bronze.»

Zuze un peu si ceût été un ouvrier en por­celaine.

Gaîté» funèbres.

En bon chrétien jai fait, mardi, jour des Morts, ma petite promenade au Père Lachaise.

Jy ai cueilli lépitaphe suivante :

Ci-Gir Anatole Vachon,

Ancien électeur du viii° arrondissement.

Ancien Electeur 1

Et cette autre, tout ce quil y a de plus sic.

SOUS CETTE PIERRE REPOSE

Alfred Duballon, inventeur du brancard au­tomatique.Médaille d'argent à VExpo­sition de Vienne. Il est mort, hélas, avant davoir connu son bonheur! Sa récompense repose avec lui.

Une pensée profonde pour finir.

A voir les inscriptions flatteuses qui dé­corent toutes les tombes de nos cimetières, on se demande peuvent bien être enterrés les méchants?

MONTRETOUT.

terfe % llrasimps

On va réunir tous ces longs rapports, sans aucun doute contradictoires, en un gros vo­lume que personne ne lira. Et la farce serr jouéo. Quand on pense que cest un résulta! semblable que recherchent, avec une fébrile énergie, daucuns dans laflaire Cissey, on se prend vraiment à avoir une bien pauvre idée' de notre humaine nature et de notre belle in ­telligence 1

X

Le Gaulois appuie avec véhémence sur ce, point :

« Ce nest pas 14 fois, comme le dit lAn­nuaire, mais bien 17 fois que M. de Cissey, ce brave, tant outragé, a été porté à lordre du jour. »

Mauvaise tactique que de trop rappeler les prouesses de ce général. Lordre du jour fait, malgré tout, trop songer au . désordre de la nuit.

X

Les officiers de la flotte internationale vont recevoir du prince Nikit,a une médaille com­mémorative pour la cession de Dulcigno.

Sur cotte gaffe suprême, nous pouvons, ce nous semble, mettre les volets.

IIenrt Vaudkmont.

MWZlU*!ïiæSK!MU U'f-f

MAISON DU

îi° 4, H 4 MS, K° 5, ïï° 6 Ü, K° 8, W 10, Bus du Pûflt-Neilî, PARI.!

En face dune persécution sérieuse, -les calo­tins se coucheraient et feraient les morts. Le martyre pour rire dont on les gratifie aujour­d'hui ne fait que surexciter leur audace, exal- ! ter leur effronterie, auprès de laquelle pâlirait celle dun gascon arracheur de dents.

Avec un merveilleux aplomb, ils accusent les autres des méfaits quils ont commis.

Cest la faute du « gouvernement » si un a- gneau clérical a blessé un ouvrier lillois dun coup de canne « quil ignorait » être à épée. Le Français laffirme, et nul nignore que le Fran­çais fut toujours la véracité même.

Quant à la Défense voici ce quelle dit:

, « Nous disions lautre jour, que nous ne se­rions pas éloignés de penser que le jeune Cros ou Crosset, tué à Lyon, lors de la violation des couvents, aurait été assassiné par la canaille ».

Cest probable. Crosset se serait tué lui-même pour faire de la peine aux inoffensifs cléricaux que nous nen serions même pas étonnés.

X

L Univers nous apprend orgu eilleusement que

«A Lyon, une femme courageuse a été con­damnée à_24 heures de prison, pour avoir blessé un brigadier et traité les agents de Judas et de pourriture ».

Et demain, il nous vantera sans vergogne les vertus domestiques des douces vierges chrétiennes, ces anges du foyer !

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Avec lillogisme qui est un des traits dis tinctifs de son manque de caractère, le gou­vernement néglige dappliquer les décrets aux couvents de femmes.

Il y aurait cependant une'jolie parodie des Dragonnades à réaliser. Cette manière de procéder par damusantes représailles aurait de plus lavantage daccroitre, dans une pro­portion que nous croyons notable, le chiffre des engagements volontaires, chose qui nest point à dédaigner.

X

Javoue humblement ne pas comprendre le moins du monde pourquoi la crainte dètre appelés à se prononcer dans laffaire de lex­pulsion des congréganistes pousse des magis­trats à donner leur démission.

Moi qui jusquici les croyais, ainsi qu'ils lavouent eux-mêmes, des parangons de vertu, des obélisques dintégrité, voici que je com­mence à soupçonner que jai pu me tromper. Autrement, que leur importerait la décision que souhaite deux le gouvernement, sils ren­daient des arrêts et non des services?

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Ainsi que nous lavions prévu, l'affaire Mar- cerou est sur le point dêtre enterrée. Madame Cadehol ayant refusé de répondre devant la commission denquête, celle-ci a décidé de clore ses travaux.

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THÉÂTRES

Opéra

La réapparition du Comte Ory sur laffiche de lOpéra a mis en ébullition les résidus céré braux de maints critiques qui se refuseip opiniâtrement à admettre quon puisse offi ir aux abonnés de lOpéra un spectacle moin- ennuyeux qxiHamlet ou autres pièces du mèrne acabit, justement qualifiés de drame lyriques tant elles sont lugubres.

Comment, on se permet de remonter à lOpéra une partition de Rossini, vive, alerte, pimpante, pétillante, amusante en un mol, lorsque Wagner et ses disciples attendent à U porte !

Vite, harol sur M. Vaucorbeil qui vient do faire preuve de goûtl

En vérité, cest à se tordre.

Pauvres musiciens méconnus, compositeurs en mal de partitions destinées à être mises en cendres sans avoir peut-être jamais vu le feu de la rampe, vous êtes vraiment amusants.

Criez, piaillez, levez les bras au ciel, il en sera, en 1880, de vos protestations, ce quil en fut cie celles de vos devanciers, en 1828, lois de la création du Comte Ory.

Le publie déposera contre vous un nouveau déclinatoire dincompétence et cassera votre jugement sans avoir besoin pour cela de pré­sider son tribunal des conflits.

Plus de quatre cents représentations 1 tel est l'âge qua atteint ce brave Comte qui aval! été si ruai tué, à coups de plume, lors de «-a naissance.

Pour notre part, nous félicitons vivement' M. Vaucorbeil de nous avoir rendu cette tii.e et spirituelle partition de Rossini qui, accom-