15 CENTIMES
LE GRELOT
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Charivari.
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Civilisation..
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Constitutionnel.
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Défense.
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Dix-Neuvième Siècle.
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Droit.
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Estafette . . ..
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Français.
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France ..
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Gai. des Tribunaux.
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Gil Mas .
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Illustration .
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Illust. London News.
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Intransigeant.
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Journal des Débats ..
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Justice. ..
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Liberté .
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marseillaise...........
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Monde Illustré .
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Presse.
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Revue des Deux-Mon.
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Hoir.
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Télégraphe..
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Union
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Vérité.
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Voltaire..
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Les prix qui précèdent sOht ceux de la province. Pour l'étranger, les demander par carte postale Pris par l'entremise du Grelot, les abonnements à tous les autres journaux de Paris donnent également droit à la Prime pendant un temps plus ou oins long.
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ZIG-ZAGS
Cramponnb-toî, Gügusse...
Allons, liOD, voilà les horreurs qui recommencent. .
Ces gredins fieffés de radicaux se sont mis en tète d’entreprendre une nouvelle campagne en faveur de l’élection du maire de Paris par les gens intéressés à sa nominaüon.
Vous savez commecette secte est entêtée.
Du moment où l'élection du maire de Paris est devenue un de ses principes, celte clique fora des pieds et des mains jusqu’à ce qu’elle soit venue à bout de réaliser son desiratum.
Ce sera la même chose que lors de l’amnistie.
Tous les six mois on la repoussait,
Et tous les six mois, quelques voix de plus s’y ralliaient.
Tant et si bien que les 52 voix qui, en 1870, l’avaient votée, firent houle de neige et groj- s'rent en une avalanche, qui enfonçad’uu seul coup toutes les enceintes plus ou moins fortifiées, dans lesquelles étaient casernes les misérables, coupables de s’ètre laissés exaspérer par l’incapacité bigote de Trochu et lTmbéci- lité réactionnaire de l’Assemblée élue dans un jour de malheur.
Bouquet d’atrocités
Or, mes enfants, en vérité, Basile, Ratapoil, Gontran de Casteldémoli et Népomucène Tar- tempion vous le disent,
Si le maire de Paris est élu par les Parisiens,
C’est l’abomination de la désolation
Et la désolation de l’abomination.
Huit jours après, le grand-livre de la dette publique sera brûlé, comme le voulait jadis Andrieux, qui depuis... mais alors il écrivait à P Excommunié ;
Toutes les prisons seront ouvertes ;
Un décret contraindra les marchands de vins à donner à boire « à l’œil » à quiconque ;
Le paiement des termes sera suspendu à perpétuité;
Une guillotine à vapeur fonctionnera sur la place de la Concorde, à l’usage de tous les adversaires de la peine de mort ;
Elc., etc...
Pis que cela, même,
L’eau de Lourdes paiera des droite d’énlrée à l’octroi.
ùn défendra aux càlatiris dè s’affubler de robes diverses, en temps autres que le carnaval ou la mi-carémè.
Et les églises, bâtiments municipaux, seront louées aux enchères.
N’exagérons rien
On le sait, d’ailleurs, chaque fois qu’il y-a eu, à Paris, un maire émanant de la souveraineté populaire, il s’est déchaîné sur nous des horreurs du genre de celles précitées.
Tandis que, quand le gouvernement a su mettre un frein à celte débauche d’indépendance communale, tout s’est passé pour le mieux clans la meilleure des capitales.
Il y a bien eü la Commune et la semaine sanc-lante,
Mais on a beaucoup exagéré tout ce qui s’est passé alors.
Demandez plutôt à Gaiiffet et à son ami de saint Sébastien.
CONSOLATRIX AFELICTORUil
Le second discours du général Skobeleff est tout à fait pourri de chic, ainsi qu’on disait à la Cour des Tuileries, au moment du succès de la famille Benoilon.
Ce raisonnement tenu aux Polonais :
— Vous devez être enchantés d’avoir une garnison russe, parce que, sans cela, vous auriez une garnison allemande,
Me semble absolument délectable.
Si M. de Paris était facétieux, il pourrait donner un pendant à cette fumisterie.
Il lui suffirait, pour cela, de consoler le pre- mirr patient qui aurait affaire à lui, par le petit discours ci-dessous :
— Mon Dieu, je sais bien qu’au premier abord, la guillotine n’a rien d’engageant. Mais donnez-vous la peine de réfléchir pin peu au triste sort qui vous attendrait si vous aviez à passer de vie à trépas au Béloutchistan ou en Birmanie. On vous empalerait net, mon pauvre garçon, et je vous assure que c’est incomparablement plus désagréable. Estimez-vou3 donc très heureux que votre étoile vous ait fait naître en France, où vous n'allez être que décapité.
Bête en deçà, héte au delà
L’affaire Bradlaugh menace de s’éterniser.
On en connaît la dernière phase :
Bradlaugh, considérant que jurer sur le dictionnaire Littré, Justine, mademoiselle de Maupin ou la Bible, lui est absolument indifférent, s’est précipité à la tribune inopinément et a prêté le serment réglementaire.
Les cagols anglais ne l’on 'ont pas moins mis dehors.
Mais Northampton l’a réélu une fois de plus.
En France, nous rions de toutes ces simagrées et formulons, de tout cœur, des vœux pour Bradlaugh, dont la cause est de celles qui, quoi qu’on en ait, finissent toujours par triompher.
Et, en même temps, nous ne nous apercevons pas que, avec nos formules de serment, non à la Chambre, mais en justice, — nous sommes lout aussi ridicules que nos voisins d’oulre-Manche.
Ah ça, l’histoire de la paille et de la poutre sera donc éternellement vraie ?
GRiNUOIRE.
BLAGUES ET GNONS
L’ Union Républicaine a vécu.
Elle voulait unir le Centre gauche à l’Extrême gaudhe, la Gauche radicale et la Gauche modérée.
Faire s'embrasser Louis Blanc et Bernard Lavergne, Clovis Hugues etSpuller, c’était une tâche rude et âpre.
Hélas ! Y Union Républicaine n’a pas même pu arriver À créer un modus vivendi entre son caissier et son imprimeur.
Elle n’a pas su joindre les deux bouts 1
X
La commission du Congrès qui est chargée, aux Etats-Unis, de reviser les dépenses causées par la mort du président Garfield, a décidé d’allouer aux médecins qui l’ont soigné, les sommes suivantes :
Au docteur Bliss 25,000 dollars
— Agnew , 15,000 —
— Ilamilton 10,000 —
— Beyburn 10,000 —
— Boynton 10,000 —
Soit trois cent cinquante mille francs.
— Zuze Un peu, mon çerce que ça aurait coûte â ce pauvre Garfield si au lieu de l’avoir tué, les médecins l’avaient fait vivre.
C’est-à-dire qu’il aurait parfaitement pu èii être réduit à se brûler la cervelle pour échapper aux huissiers !
X
Bischoffheim a décidément toutes les veines.
Il est déjà député,.
Et voici que l’Académie des sciences se propose de l’admettre dans son sein parce qu’il lui a fait don de deux lorgnettes.
A quand la réception de Denizot à la Comédie-Française soifs prétexte qu’il se sera fendu d’une demi-douzaine cle jumelles au profit de l’honorable corporation des ouvreuses de ce théâtre?
X
Il parait que les Russes se sont beaucoup amusés lors du dernier carnaval.
Je ne les jalouse pas.
Les pauvres diables s’ennuient par trop le reste du temps.
Trois jours par an de folle licence, cela ne vaut pas encore 365 jours de sage liberté !
X
Gourmain-Cornille et René Martin viennent de réunir en un volume les cahiers électoraux de 1881. il)
Ils sont, dores et déjà, assurés d’une vente d’au moins 557 exemplaires.
Chaque député, en effet, s’empressera d’acquérir cette compilation,pour pouvoir se livrer à un éreintement bien senti des professions de foi et des actes de ses confrères.
x
On télégraphie d’Athènes:
« Le roi est alité, par suite d’un refroidissement.
« M. Coumondouros a offert sa démission, qui n’a pas été acceptée ».
Serait-ce par hasard le refroidissement survenu entre la Chambre et le Roi qui aurait poussé ce dernier à s’aliter ?
Thdt is the question ?
X
Rendant ce temps, la reine de Grèce est alitée aussi.
Elle vient de gratifier son époux d’un septième mâle.
Tout s’est bien passé.
On ne redoute de complications que pour la liste civile,
X
Le ministre de l’Instruction publique vient d’accorder une pension de 1200 francs à la veuve de Charles Blanc,
Nous souhaitons que M, Jules Ferry ait la douleur d'être veuf.
De cette façon, au moins, sa femme ne sera pas exposée à n’avoir, pour vivre qtt'uno pension de 1200 fr.
X
Duel entre deux journalistes de Lyon : MM. Gournel et Poyroulon, deux amnistiés.
Qui donc avait comparé les eommunerds à des loups?
Ces derniers ne se mangent pas entre eux!
X
Jaloux des lauriers des députés, qui sont en passe d’en obtenir de gratuites sur toutes les lignes de chemins de fer, les conseillers municipaux de Paris songent à introduire dans le cahier de charges de la Compagnie des omnibus l’obligation de les véhiculer gratis sur toute l'étendue de son réseau.
Convenons-en, en fait de charge , c'en serait une forte 1
X
On nous affirme que le syndicat de l'honorable corporation des négociants en liqueurs fortes de Londres vient d’envoyer une adresse à sa gracieuse majesté Victoria pour la féliciter d avoir échappé à la balle de son a c sassia.
Sous toutes réserves.
X
Guibollard apprend que, dans une ville de garnison du Centre, deux brigardiers d’un régiment de chasseurs à cheval, se sont baltU3 en duel et qu’à la première passe un des deux adversaires a été tué raide.
Alors solennel :
— Il me semble qu’il aurait été juste que c’eût été le meurtrier qui fut tué par son adversaire.
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Le ccânble du carême, pour un paillard: Faire la cour à Sarah Bcrnhardt.
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M. de Bismarck est bon prince... pour ses fils.
(1) 1 fort vol. de 600 pages — 4 ‘francs — René Martin, éditeur, 6, rue Martel.
Il vient de créer en leur faveur deux majorais.
Pour le cdmtè Herbert, le majorât est constitué avec les immenses propriétés qUè le chancelier areçues en donation de l’empereur, et qui sont situées dans le Laueubôurg.
Ce majorât donnera à son titulaire la digDité de prince.
Le majorât du comte Guillaume sêra formé par les terres que possède M. de Bismark en Poméranie, notamment celles fort vastes de Varzin èt de Scbœnhausen.
Le comte prendra le titre de grand-maitre des chasses en Poméranie.
Chose extraordinaire: le titre est nouveau. Le comte ne le prend à personne.
Peu coutumiers du fait, les Allemands!
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Arpentant le boulevard Michel, je me heurte dans Sulpice.
Il avait son chef surmonté de deux cylindres, emmanchés l’un dans l’autre de la plus bizarre façon.
— Que signifie cet accoutrement? lui demandais-je.
— C’est bien simple. Tu sais que je laisse d’ordinaire ma mise en proie au plus fantaisiste laisser-aller.
Cela déplaisait fort à Blanche, une femme noire, avec laquelle je brûle de vivre marmi- talement, au moins pendant douze heures. Or, l’autre jour, elle m’avoua que j’avais commencé sa conquête en mettant un chapeau haut de forme.
Aujourd’hui, pour l’achever, j’en ai mis deuxl
Buridan.
-—— Ou -
GAZETTE DE MONTBETOUT
l,*a.ttentat d© Windsor
Pour la sixième fois, depuis 1842, S.M. la Reine d’Angleterre, Impératrice des Indes et Sultane des ZouloUS Vient d’être victime d’une tentative d'assassinat, pas beaucoup plus dangereuse que les précédentes, du reste, et naturellement- ën Venu de l’axiôme anglais: î il faut être atteint d’aliénation mentale pour tuer un monarque », on s’efforce de faire passer pour fou Mac Lean, le Guiteau d’outre Manche.
L’aUtetlf de î’igaüble tentative de Windsor
i ouit de la plénitude de sa raison. Ce miséra- ile sans feu ni lieu a voulu se venger de la Société qui le laisse mourir de faim. Pour lui la Reine représentait le comble de l’opulence et du bonheur. Ce déclassé, cet irrégulier de l’existence, cette fausse couche de la civilisation s’estait; s Sa Majesté touche pour elle et sa royale famille une liste civile d’une vingtaine de millions de francs. Elle a tout, je mai rieü. Il n’y a en Angleterre que deux classes: les riches et les pauvres; ceux qui meurent d’indigestion et ceux qui crèvent de faim. Je suis de ces derniers. Il me reste trois shellings. Achetons un revolver d'occasion et tuons la reine pour lui apprendre à vivre! »
Et voilà pourquoi Mac-Lean a tiré sur sa souveraine.
Le crime, malgré le nom irlandais du quasi- régicide n’â aucun caractère politique, j C’est vexant pour les Anglais qui eussent ! prétexté de cette tentative pour se venger sur les habitants de la verte Ërin qu’ils appellent ironiquement l’Ile-Sœur.
Je vous disais en commençant que l’attentat de Windsor était le sixième de ce genre et j’ajoufais qu’il n’avait pas été plus dangeu- reux que les précédents.
| En effet, Mac-Lean a tiré à plus de trente , mèlres sur le carosse royal. Or je défie le doc- I teur Cirver lui-même d’atteindre à cette dis- : tance un éléphant — (fut-il le célèbre Jumbo que vient d’acheter Barnum) — avec le revolver de pacotille dont s’est servi l’assassin.
« Le sang froid de la reine a été merveilleux, dit le Figaro, et son calme ne s’est pas démenti un instant. »
| Je crois bien! Elle n’a rien vu, rien entendu, et ses écuyers ont eu toü:es les peines du monde à la convaincre qu’on avait attenté à ses jours !
Mac-Lean sera-l-il pendu ? thaï is the question, comme on dit au pays des brouillards.
Si l’assassin est c indamné à mort la reine est, paraît-il, décidée à commuer sa peine en celle des travaux forces à perpétuité.
L’ambassadeur de Russie s’est rendu des premiers à Windsor :
i —j’espère, Madame, lui a-t-il dit, que cette fois votie Majesté laissera la justice suivre son cours comme en Russie...
— Peut-être serait-ce impolitiquê.
— Mais pourtant, si Mac-Lean eût tué votre majesté 1
— Pardon! s’il m’eût tuée, il est certain que ! je n’aurais pu lui faire giàcel
*
# m
I.e serment.
Il est bougrement en colère le Père Gavardiel Où allons nous, bon Dieu! où allons nous? maintenant que les jurés ne veulent plus prêter serment !
A l’instar de l’anglais Bradlaugh le député in partibus de Northampton, les chefs de jury se refusent avec une unamitité charmante à prononcer la formule absurde « devant Dieu et devant les hommes.. ■ »
Ils ont raison, en somme, car enfin c’est de j l’oulrecuidanee de mêler le bon Dieu,qui doit I être passablement occupé là haut au gouvernement de sou paradis, à toutes nos turlu- taines de cours d’assises.
