15 CENTIMES
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«lobe. 48 * S ! 2
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Paris-Journal. 48 » 25 » 13 50
. 64 » 32 » 16
Rannel. 54 » 27 » 13 50
République française 64 » 32 » 16
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Siècle. 64 » 23 . 16
goi r . 30 » 16 » 8
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Univers. 55 » 28 50 la
Union... 68 » 35 » 18
Union Républicaine.. 48 » 25 » 42 50
Vérité...... 36 . 18 • 9
Voltaire. 60 » 30 » 15 »
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GAZETTE DE MONTRETOUT
Lés rendra I rendra pas 1
Ferry à Freycinet:
— Quelle différence y a-t-il entre l’évêque d’Angers et la maison de la rue du Pont- Neuf ?
— Allez-y gaiement
— C’est que la maison de la rue du Pont- Neuf rend l’argent tandis que Freppel...
— Fameux 1 j’ai compris :
Donc Freppel se refuse à restiluér une somme de 16,000 francs qu’il aurait indûment touchée, la loi ne lui permettant pas de cumuler son indemnité de député avec son salaire (pas sale air, hein!) d’évêque.
Il paraît que Dupanloup, dans le même cas s’est empressé de rendre l’argent. Il a même envoyé par dessus le marché sa bénédiction au ministre des cultes.
Freppel lui, tient bon. Il prétend que la loi sur le cumul ne lui est pas applicable.
Il y a donc une loi sur le cumul ?
J’en avais bien entendu parler, mais vaguement.
Entre nous, cette loi est bête comme chou î
Du moment où une loi permet à un Monsieur d’être à la fois évêque et député, de pontifier à Angers et d’engueuler Clovis Hugues à Paris, je ne vois pas pourquoi, ce Monsieur n’aurait pas droit à un double traitement.
C’est une loi d’incompabilité qui serait logique.
Et d’abord, sans aller bien loin, je voudrais * bien savoir si les généraux qui sont sénateurs, I ou si vous voulez les sénateurs qui sont géné- - raux sont privés de leur indemnité parlemen- J taire. !
Et nos gouvernants qui cumulent les 1
fonctions de députés ou de sénateurs avec celles bien mieux rétribuées de ministres sont-ils eux aussi privés de leurs 28 fr. par jour ? ou bien ont-ils la délicatesse de préférer lesdits 28 fr. à leurs émoluments de ministre ?
Freppel, en refusant de rendre l’argent, va peut-être faire trancher cette intéressante question des cumuls qui sont des cumuls et des cumuls qui ne sont pas des cumuls.
* *
L’Angleterre dans le pétrin
Ça va mal chez nos voisins.
Les nihilistes Irlandais viennent de poignarder le ministre d’Irlande Lord Frédérick Cavendisb et son secrétaire M. Burke. Cette petite scène de famille s’est passée, en plein jour, dans le pare le plus fréquenté de Dublin.
Le ministre se promenait à pied suivi de son confident. Une voiture s’arrête. Des hommes masqués en descendent, expédient ces Messieurs en six coups de poignard, remontent tranquillement en voiture, et fouette cocher!
Jadis les assassins allaient à pied, aujourd’hui dans le Royaume-Uni, pays du progrès, ils roulent carrosse.
La situation est tellement embrouillée que les conservateurs, qui auraient pu profiter de cemic-mac pour reprendre le pouvoir, ont généralement— dit l’Agence Havas... de nuit — offert feur concours au gouvernement libéral pour le faire triompher de l’insurrection.
Très malins les Conservateurs anglais. Ils savent fort bien qu’il leur est impossible de pacifier l’Irlande et, naturellement, ils aiment mieux voir le père Gladstone exécuter cette 1 ingrate besogne: une vraie tapisserie de Péné- j lope qui consiste à défaire le mardi l’ouvrage ' du lundi 1
*
* *
L’esprit français.
Tout à la joie !
Les marchands d’eau tiède des Champs-Elysées ont réouvert leurs beuglants.
Je suis allé hier soir faire une petite tournée aux Ambassadeurs, à l’Horloge, à l’Al- cazar.
Bouté divine ! Savez-vous quel est « le succès du jour » ?
Je n’en ai retenu que le refrain. Le voici, sans commentaires :
Je n’ai pas d’parapluie Ça va bien quand il fait beau Mais quand il toinb’ de la pluie On est trempé jusqu’aux os.
Vite, qu’on nous rende, Popaul , Canada , Le Pantalon de Casimir, l'Amant d'Amanda et même Tant mieux pour elle 1
*
* *
Louise Michel et la Censure.
Nadine. — Le plus grand succès du XIX e i siècle. —(Voir les affiches) Nadine est tombée ! à plat. I
Ce ne sont pas les gilets à cœur de Porches- î tre, mais bien les nouvelles couches sociales du Paradis des Bouffes du Nord, qui ont assai- , sonné de quolibets les tirades socialistes de la ! grande Scie... Toyenne.
Celle-ci est furieuse contre la Censure qui, paraît-il, a fait de discrètes coupures dans le chef-d’œuvre en question.
Il en est une entre autres que la mère Michel trouve souverainement inconvenante.
Elle avait écrit : Cette femme complotait.
Crac ! un coup de ciseaux.
« Celle femme complotait »... quel sens Messieurs les Censeurs ont ils pu attribuer à cette phrase chaste et pure ?
*"*
Entre journalistes
— Avez-vous vu les Rantzau ?
— Non, M. Perrin m’a refusé des places.
— A moi aussi, mais je les ai vus tout de même.
— Comment ça.
— J’ai pris le train dimanche et j’ai été voir les... Kantsau de Vers ailles.
Naquetiana.
— Quel est l’auteur favori de l’apôtre du Divorce ?
— Parbleu ! c’est Jules Sandeau.
Les médecin».
— Je vous l’avais bien dit que votre malade mourrait si vous ne suiviez pas mes conseils.
— Avec votre traitement à vous, il serait mort tout de même.
— C’est possible, mais au moins la famille eût eu une consolation : il serait mort guéri I
Montretout.
BLAGUES ET GNONS
On vient de distribuer à nos Honorables le Livre Jaune.
Pourquoi cette couleur ?
Elle ne semble guère nous porter une « veine de cocus » dans nos relations extérieures 1
X
Liébert commet dans le XIX e siècle, article chauvin sur article chauvin.
J'ignore l’âge de mon honorable confrère.
Mais je parierais gros qu’il n’est plusdel’armée territoriale.
X
On télégraphie de Dublin, 8 mai :
« Le jury a rendu un verdict de meurtre volontaire à la charge de personnes inconnues.
Il a exprimé son horreur pour le crime et prié Dieu qu’il aide les autorités à découvrir les coupables, en demandant que le gouvernement offre une prime considérable à cet effet. »
Simple question :
Dieu touchera-t-il sa part de la dite prime ?
X
La foire aux pains d’épices est terminée.
Or, pour préciser davantage, on ne vend plus de pains d’épices aux aboras de la place du Trône.
Mais la foire sévit encore un peu dans la plupart des quartiers de Paris.
Guillaume est trisaïeul.
Les journaux nous annoncent que la femme du fils de Fritz, la princesse Victoria de Schles- •wig-Holstein Sonderbourg-Augustenbourg est heureusement accouchée d’un fils.
Je ne vous le dissimulerai en aucune sorte, est « heureusement » me paraît là, malheureusement mis.
X
Le feu vient encore d’éclater dans le pavillon de Flore.
Il a été éteint par les po ipiers de la caserne de Sévigné.
La prochaine fois, ce sont les sapeurs de la caserne de la rueJeanned’Arc qui seront chargés de ce service.
Ensuite viendra le tour du poste de l’Imprimerie Nationale.
Un curé vient d’être condamné, parle tribu- nal de Vendôme, à 15 jours de prison, pour avoir traité le gouvernement de « canaille ».
Dès qu’il aura payé sa condamnation, le ca- lotin en question reprendra son poste et continuera à palper les belles espèces sonnantes du gouvernement.
Il est vrai que 1000 francs par an c’est bien peu de chose.
Et nos tonsurés ont joliment raison de se plaindre qu’on les accable de mauvais traitements.
X
600 pères de famille viennent de signer une pétition contre la révocation du supérieur de Clamecy.
M’est avis que les pères de famille le font un peu trop à la pose depuis quelque temps.
Que diable, après tout, ils n’ont pas tant de mérite que cela à se faire orner le front par nous autres, célibataires 1
X
Bondy envoie chaque jour 1000 mètres cubes de vidange à la Seine.
Si cela continue, St-Denis va devenir inhabitable.
Dans ces conditions, la constipation est, pour tout Parisien, le plus imprescriptible des droits et le plus sacré des devoirs.
X
Le cal dans lequel montèrent les assassins de MM. Burke et Cavendish, a fui si vile qu’on n'a même pas retrouvé la trace de ses roues sur le sable.
Un de mes amis en a profité pour déclarer
que les assassins sont de prodigieux rou... olards!
X
Et>olè\ le divorce est voté!
En cas d’adultère, l’époux coupable pourra se marier avec son ou sa complice.
Ge sera bien fait pour lui 1
X
Il parait que M. Gambetta n’avait pas préparé durant plus de cinq jours le discours qu’il a improvisé avec tant de succès lors du banquet Grisel.
Félicitations, mon dictateur 1 ?
X
L’agence Havas annonce que les troupes égyptiennes viennent de capturer et de décapiter un faux prophète qui avait révolutionné tout le Soudan.
Pourquoi « faux prophète ? »
L’agence Havas croit-elle, par hasard, qu’il en a jamais existé de vrais?
X
On va organiser des compagnies franches en Tunisie.
Bravo !
Il y a, là bas, grand besoin de compagnies, et encore plus de franchise.
N'est-ce-pas, M. Léon Renault ?
Buridan.
Deux vaudevillistes égarent leur rêverie dans les allées sinueuses du Bois.
— Hein, dit l’un, si nous allions rencontrer au détour de cette allée une femme qui ait de l’esprit et cinquante mille livres de rente, et qu’elle nous laissât déployer devant elle les trésors de notre imagination, assurément elle consentirait à épouser l’un de nous.
— Parfait I répond l’autre; toi, tu serais mon garçon d’honneur.
—o—
reconnaît
__ —-- MV* JO VC4AO plus loin.,
Je voudrais qu’on supprimât le ministère...
— Oh oui, s’écrie l'autre, il faut supprimer le ministère d’huissier. Voilà une vraie réforme.
—o—
Cueilli dans les mémoires d’un chef de division :
« Enfin, l’on vient de me nommer chef de bureau, Il n’était que temps, je n’étais plus capable d’être sous-chef. »
Daubray se promène depuis le matin à travers l’exposition.
Vers midi, il éprouve le besoin d’aller déjeuner.
— Allons casser une croûte, dit-il à un ami.
— Malheureux, s’écrie un gardien, si vous touchez à un de ces tableaux, je vous fais arrêter l
—o—
Guibollard lit le vers fameux de Victor Hugo :
Ce siècle avait deux ans...
Deux ans? murmura-t-il d’un air incrédule, c’est bien jeune pour un siècle.
Propos de table d’hôte :
Un commis-voyageur. — Quelle différence y a-t-il entre un notaire et un imbécile?
Un vieux tabellion de campagne. — Si vous permettez, je crois l’avoir trouvée.
Le commis voyageur. — Vraiment !
Le vieux tabellion. — C’est que le nombre des notaires est limité et que celui des imbéciles ne l’est pas.
Tout le Monde.
COUPS DE BEC
La famille royale de Danemark, ayant manifesté le désir de ne pas assister au .couronnement de l’empereur de Russie, ces farceurs de russes ont l’air de ne pas être contents.
Avec ça qu’il y aura presse, pour assister à une cérémonie, qui, d’après les mines qu’on découvre partout, à tout l’air de se voir transformer en feu d’artifice I
Tantôt c’est sur la route, tantôt sous la chapelle, tantôt sous telle salle, tantôt sous telle autre.
C’est évidemment très joli de voir mettre sur la tête de quelqu(un une couronne qui ne coûte pas bon marché, mais quand on pense qu’on n’aura peut-être pas le temps d’attendre la fin de la cérémonie, je comprends qu’on hésite.
L’empereur lui-même hésite bien!
Le fait est que ce pauvre cher homme ne
