LE GRELOT

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Charivari.

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Civilisation.

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Constitutionnel.

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Défense.

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Dix-Neuvième Siècle.

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Droit.

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Événement .

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Estafette , . . t .

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Figaro...

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Français ..

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France ..

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Kuetic de France, ...

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v^Uauftois.

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Gai. de* Tribunaux.

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Cil Mas.

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Illustration.

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Intransigeant.

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Journal des Débat. ..

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Justice.

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Liber.. .

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Marseillaise. ; . e

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Moniteur univerael...

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Monde.

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Monde Illustré.

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Mot dOrdre .

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Nouvelle Revue .

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Presse.

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Réforme.

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Réveil.

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République française

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Revue des Deux-lion.

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Siècle.

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Hoir.

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Télégraphe .

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Temps..

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Times, de Londres....

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Univers.

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Union.

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Vérité.,.

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Voltaire...

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Les çrix qui précèdent sont ceux de la ptovince. Pour 1 étranger, les demander par carte postale.

Pris par lentremise du Grelot, les abonnements à tous les autres journaux de Paris donnent éga­lement droit à la Prime pendant un temps plus ou moins long.

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ZIG-ZAGS

Peu Dinochau

Ün jour Dinochau...

Mais peut-être se trouve-t-il, parmi les in­nombrables lecteurs du Grelot, quelquun qui ignore ce que fut Dinochau.

Comblons cette regrettable lacune, indice évident dune éducation par trop rudimen­taire.

Dinochau était un simple mastroquet.

Mais un mastroquet de génie,

Un mastroquet incomparable,

Un mastroquet idéal.

Au rebours de ses confrères, qui estiment les gens uniquement à leur mise et à leur porte- monnaie, Dinochau se souciait peu de lenve­loppe extérieure.

Il disséquait lhomme et lanalysait au mo­ral.

D, de sa part, une sympathie violente pour la gent artistique, à laquelle il ouvrit un oeil illimité dans son établissement, sis place Bréda, en face du restaurant Simon, encore existant à lheure actuelle...

Harnibiecl comme eût juré Crillon, les bel­les ripailles pantagruéliques que firent-de­dans ces joyeux drilles, qui avaient nom Lam­bert Thiboust, Ghampfleury, Nadar, Henry Mürger, Vitu, Schanne, Vallonj Gill, Ghavette, Durandeau.,. .*

Tout ce monde- payait peu ou point, tant et si bien que Dinochau, en dépit de son beau titre de restaurateur des lettres et des 100,000 f. quon lui devait, finit par mourir à lhôpital.

Les deux derniers clientB surtout, « les plus spirituels des hommes gras s, sabstenaient de demander leur, compte avec une admirable ré­gularité.

Feu Durandeau

tin beau jour, quelle que fut sa longanimité, Dinochau perdit patience.

Il interpella sèchement lauteur de Civils et Militaires :

Dis-donc, toi, est-ce que tu vas bientôt me donner de largent ?

donner de largent I Pourquoi faire?

Mais, parce que je nai pas le sou.

Moi non plus.

Etjen ai besoin.

Moi aussi.

Voyons, trêve de plaisanteries. Tu men dois,

Jen dois à toi et à des tas dautres.

Ça mest égal, les autres.

Et à'moi donc !

Eh bien 1 puisque tu nas pas le sou, tu vas me faire un billet.

Si tu veux,

De douze cents francs, cest ce que tu me dois.

Parfaitement.

Pour...

Pour le 1er janvier, ça te tiendra lieu détrennes.

Tiens, mets-toi tout de suite.

Un mot célèbre

Durandeau ne se fit pas prier. Il prit la plume, traça trois lignes, signa, puis remit leffet à Dinochau, en prononçant ces mémora­bles paroles, assez souvent répétées pour quelles parviennent, comme elles le méritent, à la postérité la plus reculée.

Tiens, voilà ton papier. Il valait douze sous tout à lheure. Maintenant, il ne vaut plus rien 1

LÉCHÉANCE

Durandeau ne faisait pas une simple plai­santerie, comme le crut le candide Dinochau.

Il disait la stricte vérité.

Linfortuné Restaurateur des Lettres sen aperçut bien le jour de léchéance.

Ce jour-, Durandeau vint à liieure habi­tuelle de déjeuner.

Ah 1 ah I lui dit son créancier, brandis­sant le billet, es-tu en mesure?

Oui.

Tu as largent, toi!

Non, mais je suis venu pour ça.

Gomment, que veux-tu dire?

Lis le billet et tu comprendras.

Dinochau lut et une sueur froide lui coula le long des tempes.

Durandeau avait remplacé la formule habi­tuelle :

» Au 1er janvier prochain je paierai la somme de... »

Parcelle ci :

« Au 1er janvier prochain je parlerai de la somme de... »

Compromis a lamiable

Nallez pas croire au moins quaprès cette fumisterie dun goût douteux, Dinochau fit appréhender au corps Durandeau comme escroc.

Gs serait étrangement méconnaître la belle âme de ce mastroquet, véritablement idéal, ainsi que je le disais en commençant.

Ah ! gredin I cria-t-il en riant, le tour est raide. Il vaut bien une bouteille. Je la paie, mais je men défierai maintenant. Tu ne me le referas plus, ni celui-, ni dautres.

Et défait, il prit, pour cela, le meilleur des moyens :

Il ne réclama jamais plus un traître sou à Durandeau I

Analogie.

Cette anecdote, que la pénürie de copie ma fait peut-être un peu trop délayer, mest remé­morée par la lecture de cette information, re­produite par tous les journaux quotidiens.

« M. Gambon Arrivera le mois prochain à Paris. Le but de son voyage est de conférer avec M. Duclerc sur la réorganisation des divers services en Tunisie ».

Il y a six mois, le même M. Cambon venait tailler une bavette sur le même sujet, avec M. de Freycinet.

Et, en dépit de toutes «es parlottes, riefl naboutit.

On le voit, cest lhistoire du billet de Du­randeau, avec cette aggravation, toutefois que nous autres, bons contribuables, sommes plus godiches que Dinochau.

Il se contentait, lui, de nètre pas payé par Durandeau.

El nous, nous payons, et grassement, M. Cambon 1

têtedebochiana

Nos bons amis les Allemands, furieux de ne point nous avoir vu nous embarquer bêtement dans lexpédition égyptienne, cessent de nous faire des mamours et nous montrent carrément les dents, de grandes dents jaunes, sentant la pipe, et gardant, dans leurs interstices, de longues stalactites de choucroûte.

Ainsi, à lheure quil est, ils fêtent Sedan, cette victoire qui se fut transformée pour eux en une sanglante défaite, si Badinguet avait été moins lâche et Mac-Mahon moins... Mac- Mahon 1

De plus, leurs juges viennent de condamner à 150 francs damende.et trois mois de prison un Sarrebourgeois, M. A. Frœined, coupable davoir publié une brochure, dans laquelle il disait tout haut, comme le Grelot, ce que les Alsaciens-Lorrains pensent tous tout bas.

Enfin 1 comble des combles ! à Paris même leur Société de Gymnastique a eu laplomb (invraisemblable dedéfierla Liguede Patriotes, en linvitant à un punch dadieu, qui doit être donné à deux jeunes gens,deux Bidards! qui retournaient retremper leurs vertus viriles aux seins de Gretchen.

La police a interdit ce punch.

Elle a eu grand tort.

Pour notre part, nous regretterons toujours quon nait pas laissé Deroulède et ses amis casser les reins à ces bravaches.

Tudieu 1 quils se fichent de nous sur le Rhin, passe encore,

Ilsy sont en force...

Mais quà quelques centaines, ils sen vien­nent nous braver en plein Paris et sen retour­nent ensuite se gausser de nous et nous Jaire passer pour des lâches...

Non 1 cen est trop.

Et, nous ne le cachons pas, nous appelons tous nos vœux le jour, pour faire pen­dant à lanti-sécuritisme, fleurira chez nous lan ti-teutonisme.

Voir les Allemands rejetés de lautre côté des Vosges à grands coups de botte dans « le prussien », en attendant quon leur fasse repasser le Rhin à coups de baïonnettes dans les reins...

Et, ma foi, jy consens, mourir après 1

Gringoire.

BLAGUES ET GNONS

Par lère destatuomanie que nous traversons, il est fatal quun sculpteur quelconque fasse germer, dans un avenir plus ou moins prochain, lidée dériger un monument commémoratif de la fusion Zola-Dumont.

Gomme légende, nous proposons ceci :

« Tous deux employèrent leurs talents divers à propager la pornographie et, au besoin à la combattre ».

X

Bébé lit à son père un journal de jour :

« Le vice-roi Tewfick...»

Il sinterrompt, et, gravement :

Papa, quest que cest que ça, un vice-roi. Le père, après avoir réfléchi :

Mon fils, cest un ex-roi qui a pour prin­cipal vice de ne pouvoir plus lêtre.

X

M. Barodet, président de la commission

Ï iarlemen taire chargée de réunir et de classer es professions de foi et les programmes électoraux des élus de 1881, vient de recevoir communication des épreuves du recueil _qui doit contenir ces documents.

On discutera donc en 83 les desiderata des électeurs en 81.

On votera dessus en 84.

Et le Sénat ne se pressant pas de ratifier aucun vote, tout sera à recommencer en 85. Gomme cest beau, le régime parlementaire!

X

On annonce la publication dun nouveau journal quotidien qui paraîtra le soir, à sept heures, à partir du 4 septembre prochain, sous le titre de Gazette du soir, organe fran­co-italien, ayant pour but de resserrer les liens damitié entre la France et lUalie.

Eh bien ! les gens de lettres sans ouvrage peuvent aller se faire embaucher-dedans.

Il'y en aura 1

X

M. Gamescasse demande 9 millions pour rendre les Violons un peu plus propres.

Les souteneurs si énergiquement soutenus par la préfecture de police se seraient-ils plaints, par hasard, que, dans les courtes dé­tentions préventives quils subissent de loin en loin, ils souffrent par trop de manque de confort 1

X

Laroche-Joubert ce papetier qui a spécia­lité de proposer de si bizarres réformes,...sur le papier, demande que Paris, capitale de la France, soit pourvu, non dnn conseil munici­pal, mais dun conseil national.

Un instant, Laroche!

Paris, de lavœu de tous, nest pas seulement la capitalede la France, elle estcelle du monde civilisé.

Je demande donc que, dans son conseil, entrent, non-seulement trois Francs-Comtois, deux Savoyards et une paire dAuverpins, mais un Suisse, un Danois, un Autrichien, un Hon­grois, un Romain, un Bulgare, un Grec, un Belge, un Hollandais, un Andorran, un Moné­gasque, etc... et jusquà un indigène de cet intéressant port de mer qui a nom Moresnet 1

X

La directrice du théâtre de Toulon paye ses artistes dorchestre de 50 à 100 francs par mois et voici le tableau des amendes quelle inflige :

« Toute absence aux réprésentations sera « punie dune amende de :

« Pour laccord. ... » fr. 50

« Pour louverture. . 3 »

« Pour chaque numéro

en sus.l 50

a Pour un spectacle entier.10 »

« Le tarif est doublé en temps de carnaval. »

Et lon sétonne que les acteurs mènent une vie de pique-assiettes et que les actrices ne meurent pas toutes rosières 1

Je voudrais bien voir MM. les moralistes à leur place I

X

Une jolie coquille dun journal calotin :

« On parle de bêtifier le frère ignorantin Pompilius. »

Bêtifier pour béatifier.

En vérité, en coquillant, ces typos vous ont parfois un esprit 1

X

Le préfet de la Sarthe vient de suspendre pour deux mois M. Ravel, maire de Mulsanne, pour apposition de signature fausse et de cachet simulé au bas dune pièce officielle.

Gest peu.

Mais on se rappelle que jadis, pour avoir falsifié des actes de lEtat civil, Jules Favre fût purement et simplement acquitté.

Il y a progrès lent, mais néanmoins progrès

X

Le gouvernement anglais songe déjà à frap­per une médaille militaire qui sera décernée aux soldats qui auront fait la campagne dE- gypte.

Le ruban sera vert foncé, liseré de blanc.

La médaille, en argent, représentera dun côté leffigie de la reine dAngleterre, et, au revers, une pyramide surmontée dune cou­ronne royale.

Ehlehl voilà un stock de médailles qui pourrait bien rester pour compte aux Anglais, si, du haut des pyramides, quarante et un siè­cles avaient la j oie de les voir recevoir une for­midable râclée.

X

Dordinaire, quand les réactionnaires parlent de la Marseillaise, ils insultent platement et bêtement cet hymne patriotique.

Par exception, dimanche dernier, le Figaro a cependant trouvé quelque chose de drôle.

Geci :

Gest M. de Mahy qui préside aujourdhui même, à Lons-le-Saulnier, linauguration de la statue de Rouget de Lisle.

Pourquoi M. de Mahy, ministre de lagricul­ture, plutôt quun antre ministre?

La réponse se trouve dans la Marseillaise même.

On y lit, en effet :

Marchons !

Quun sang impur abreuve nos sillons.

Cet engrais de sillons rattachait tout natu­rellement au département de lAgriculture la statue de Rouget de Lisle,

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Une enseigne de cordonnier, décrochée rue St-Jacques par la Finance pour rire ;

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Fait lhomme et la femme

Buridan.

ANECDOTES ET BONS MOTS

Un père mondain donne des conseils à son fils qui va entrer dans le monde.

Surtout, pas de liaison!,.. Toutes les liaisons sont dangereuses.

Mais....

Elles sont moins dangereuses quand la