LE GRELOT
**Quoi qu’il en soit, Mademoiselle, si vous 8 a gnez votre procès, vous serez payée pour ®avoir qu’une jolie femme ne doit jamais se livrer à aucune singerie.
U. Maurice Tic.
ANECDOTES ET BONS MOTS
Des goûts et des mœurs...
. Une jeune fille intelligente, assez bien de ■84 personne, mais dont le visage porte en t°uge vif les traces d’une envie maternelle, he trouve pas à se marier.
1 ' — J’ai une idée, dit son père. Et le voilà ,ÎUi court aux Petites Affiches.
Dès le lendemain, six prétendants se présentaient, demandant à voir la « demoiselle *vec tache. »
Entre employés de commerce :
— Comment ! tu ' as quitté ton ancienne Raison de vinaigres pour rentrer dans les huiles ; pourtant, il me semblait que c’était hne position sûre?
—- Pour être sûre, elle l’était... Mais, tu sais,dans les huiles, on est plus grassement Payé.
» . —:o:o:—
■'Un maquignon et un paysan sont en procès à propos d’un cheval malade ; en attendant que Thémis daigne prononcer, un des Plaideurs propose une mesure qu’il qualifie de provisoire, dans les termes que voici :
« Attendu que l’abattage du cheval est hne mesure «conservatoire» qu’il est urgent de prendre... »
■ * Conservatoire 111 On demande l’avis du cheval.
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Querëlle de ménage : Madame veut marier g a fille au-porteur d’une calvitie aussi outrasse que précoce. Monsieur rejimbe.
— Mais, ma bonne, tu n’y penses pas ; as- tu seulement regardé sa tête?
— Elle est belle, parce qu’elle dénote l’intelligence ; le front est vaste !...
— J’te crois, les cheveux: ont dû se placer sur deux rangs pour le laisser passer.
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.On lit dans le Moniteur de Bourgoin et de ^frrondiseement de La Tour-du-Pin :
« LA conseil municipal de Bourgoin vote due subvention de 300 francs à l’effet d’in- doduire 120 mètres de boyaux neufs dans 6 corps des pompiers. »
U parait, en effet, que les anciens boyaux d®s pompiers de Bourgoin « ne pouvaient Pister à une pression de cinq atmosphères, alors' que le double au moins était néces- ®aire.»
Des boyaux de leurs pompes, probablement.
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• La dernière des petites Cardinal vient d’ètre refusée à son examen de l’Hôtel de ‘ y ille.
‘ Mme Cardinal mère en est toute estomaquée.
Elle s’en épanchait dernièrement dans le Sei n de sa concierge.
'-Vous ne vous imagineriez jamais ce que Ce vieux libidineux de professeur de matlié- mathiques a osé demander à ma fille !...
■— ?
— Il voulait à toute force que la pauvre e Ofant lui dessinât, sur le tableau noir... dne horizontale !
Aqüel.
FEUILLES SÈCHES
« Berlin fête en ce moment un centenaire, c ®lui du numérotage des maisons.
* Il y a exactement cent ans que les mai- s °Us de Berlin ont été numérotées. »
Et dans cette vertueuse capitale du pays
bonnes mœurs, les petits chiffres em- W °yés jadis, pour distinguer entre elles les gisons berlinoises, sont tous devenus
ma;
^tenant de gros numéros.
* Voici que nos voisins d’outre-Manche ! e nuent d’organiser une exposition de sou- fini obtient, paralt-il, un grand succès
6 c nriosité.
Se* .E’est à Londres, au Cristal-Palace, que ^ li ent cette exposition d’un nouveau genre. ® s exposants sont au nombre d’une cen- et font partie du Mouse-Club, une So- ^ fondée pour l’amélioration de la gent °Ue-menu.»
D’actives démarches sont faites auprès de M. de Freycinet, pour qu’il aille se faire primer à cette exhibition, dans la section des souris Hanches.
« La reine Marguerite d’Italie vient d’offrir à sa bru, la princesse Hélène, une magnifique bicyclette. Les armoiries des maisons de Savoie et de Pétrovitch sur émail, cerclé d’or, sont enchâssées au milieu du châssis. Les poignées d’ivoire portent gravées ces mêmes armoiries, ainsi que le monogramme de la princesse et un lac d'amour. »
Pauvre princesse I qui faillit devenir Madame Nicolas Deux — avant d’épouser ce pis-aller de prince de Naples — il y a beau temps qne son amour est dans le lacl
« Si nous en croyons nos confrères d’outremer, un grand nombre de femmes de New- York — des femmes jeunes aussi — se sont mises & chiquer et leur nombre va en croissant.»
Je ne m’étonne plus si, au contraire des longues et osseuses Anglaises — les Américaines sont généralement des femmes-cAi- ques (soit dit sans leur faire un compliment de matelot).
« Une jeune femme californienne vient de mettre sa peau en vente, pour greffes médicales. »
Ahl la peau, la peau, la pauvre femme!
Autre pays, autres us. Chez nous, les femmes ne vendent pas leur peau ; mais on en trouve bon nombre qui la louent... et ce sont souvent leurs locataires qui se trouvent ensuite en proie aux griffes médicales.
« D’après un périodique anglais qui porte ie nom de Woman at home (la femme chez elle), le prince de Galles serait un cordonnier des plus experts.
« Son père, le prince Albert, ayant établi la règle que chacun de ses fils devait apprendre un métier manuel, le prince de Galles avait choisi celui de cordonnier.il a souvent porté des chaussures qu’il avait fabriquées lui-même et qui, paralt-il, étaient parfaitement faites.»
Tiens 1 j*aurais plutôt cru — d’après les cercles (vicieux) les mieux informés— qu’il avait fait son apprentissage parmi les petits télégraphistes.
-=o=-
« L’empereur d’Allemagne songe, paralt- il, à ajouter aux lauriers qu’il a déjà récoltés comme peintre, compositeur de musique, acteur, architecte, ingénieur, etc., de nouveaux lauriers : ceux d’auteur dramatique.
« On assure qu’il travaille en ce moment, en collaboration avec un auteur de Wiesba- den, à un grand drame historique dont l’action se passe à Bâle, »
En sorte que les acteurs chargés de la représentation de l’œuvre impériale, pour interpréter leurs rôles respectifs et se mettre « dans la peau du bonhomme » — comme on dit en argot de coulisses — devront se fourrer dans une peau de Bâle.
« Dans sa relation de l’expédition du cap Ilorn à l’Australie centrale, le professeur B. Spencer relate des observations fort intéressantes qu’il a faites sur quelques variétés de grenouilles trouvées dans cette région.
« A la moindre chute de pluie, ruisseaux et mares pullulent de grenouilles qui, lorsque l’eau disparaît se terrent complètement dans le sol.
« Certaines d’entre elles se gorgent d’eau avant de disparaître, et, par les temps de sécheresse, les indigènes les déterrent et tirent de leur corps assez d’eau pour se désaltérer.»
Drôle de pays, où pour étancher sa soif, on en est réduit à « manger la grenouille » 1
Guillery.
GRELOTS
Les proverbes ne sont pas toujours justes. On dit que l’appétit vient en mangeant.
Pour mon compte, j’ai remarqué que l’appétit vient beaucoup mieux en ne mangeant pas.
Petit dialogue surpris hier au foyer d’un théâtre-concert :
— C’te p’tite Nina, elle parle comme un livre.
— Oui, un livre relié en veau.
—«-»—
Pensée profonde d’un monsieur irascible, condamné à six mois de prison pour outrage à la magistrature :
— C’est surtout quand les juges ont leur toque qu’il faut se garder de les traiter de toqués t
— «-»—
Le comble de la prudence :
Repousser avec horreur une lettre que vous tend le facteur en disant ;
« Elle est chargée. »
—«-»—
Prose de gendarme:
Extrait d’un procès-verbal, ce fragment si- gnalétique :
« Signe particulier : jambes et sourcils arqués. «
— «-»—
Lu sur une pancarte appendue & la devanture d’une boutique de fabricants de maillots rembourrés pour dames cyclistes :
Jambes meublées à louer.
—«-»—
Morue. — Excellent poisson avec la queue de laquelle on fait des habits.
Médecine. — Femme du médecin, désagréable à avaler.
—*-» —
Bureau de tabac.
— Impossible d’accepter cette pièce de dix sous... Elle n’est pas catholique...
— Pas catholique 1... Une pièce du pape !
Triboülêt.
Barta embêté par tarés
td ravant Jaurès, Fabérot et Chauvière, vec aplomb, Barthou subit l’orage ; ïd ességuier, en sa gentilhommière,
H ressaille d’aise et reprend avantage.
W é ! C'est ainsi, dit Jaurès en colère,
O n te verra sous peu crier merci ; d ne semaine..., et tu seras par terre!
^ our de ma vie ! dit l’autre tout marri, -t-on jamais ouï injures pareilles? d n député se permettre avec moi !... td ességuier, continue tes bouteilles,
H t ne crains rien : Jaurès se tiendra coi.
m ort funeste ! Barthou ! !... Priez pour lui ! ! !
O. R.
ÉCHOS
Il parait que le prince de Galles est dans la purée. Le Mémorial diplomatique , un journal qui n’a pas l’habitude de plaisanter avec les familles royales, annonce que la situation financière du prince est fort embarrassée par suite de la mort du baron Hirsch, qui avait l’habitude de répondre immédiatement à tous les appels de galette que lui adressait the prince of Wales.
Dans sa détresse, l’héritier de la couronne a essayé de décider lord Salisbury à taper le Parlement d’une augmentation de liste civile. Mais ça n’a pas mordu : le premier ministre a donné à entendre que le moment était mal choisi.
Pauvre prince !
—O—
Saviez-vous quel est le vrai texte de la chanson de M. de la Palisse?
Primitivement on chantait s
Monsieur d.’ la Palisse est mort,
Il est mort devant Pavie,
Un quart d’heure avant sa mort,
Il faisait encore envie t
Un plaisant a modifié le dernier vers, comme on voit, et cette plaisanterie, qui d’ailleurs était bien indiquée, est devenue la forme définitive de la chanson.
Et c’est ainsi que le nom d’un grand capitaine, par l’effet d’une chanson tout à sa louange, est aujourd’hui pris dans un sens ironique.
—o—
On a parlé naguère d’un projet d’abdication volontaire de la reine Yictoria en faveur du prince de Galles. Sans doute la bonne souveraine n’aura point songé aux idées révolutionnaires de son fils...
— Quoi, dira-t-on, révolutionnaire, le prince de Galles ?
— Terriblement ! Demandez plutôt à son tailleur.
Au mariage de la princesse Maud, le prince de Galles, au lieu de revêtir la classique redingote croisée, portait un vêtement à simple rangée de boutons, semi-ajustée et à trois coutures, dit « lounge-coat ». Le principal organe des tailleurs, le Tailor and Cutter, déclare très sévèrement que si « le représentant mâle de l’Etat » donne un pareil exemple, beaucoup de gens feront comme lui et que « avant longtemps, on peut s’attendre à voir violer les lois reconnues de la toilette ».
A ce simple trait, on peut juger combien sont subversives les idées du prince. Un seul rang de boutons! Où allons nous, grand Dieu!
Douvillb.
—-4-.
CRÉDIT FONCIER DE FRANCE
Les bénéfices de notre grand Etablissement hypothécaire au 30 septembre dernier se chiffrent, conformément au bilan, par 6 millions 570.266 fr. 15, ce qui représente 19 fr. par action. Or, il reste encore un trimestre de l’année à parcourir, pendant lequel les bénéfices seront en moyenne, au moins égaux à ceux des autres trimestres. On pourrait donc conclure de ce qui précède que le dividende de 26 francs distribué en 1895 est dès maintenant acquis pour l’exercice en cours.
Les échanges sur les.Obligations communales et foncières sont toujours très actives ; pourtant il y a un peu de tassement à signaler sur quelques-unes.
Les Bons à lots de l’Exposition de 1900 sont toujours recherchés à 17 60. Les demandes augmenteront au fur et à mesure que nous approcherons du prochain tirage.
Les Bobs de l’Expositioa de 4900
Délivrés aux guichets des grands Établissements de crédit, les Bons de 20 fr. de l’Exposition de 1900 participent à de nombreux tirages de lois jusqu’au mois d’octobre 1900. Les gros lots sont de 500.000 francs et ÎOO.OOO francs.
Le nombre total des lots est de 4.313 pour 6.000.000 de francs
En outre, les Bons donnent droit :
1 0 A la délivrance gratuite de 20 tickets d'entrée de i franc chacun ;
2° A des réductions importantes de prix sur les chemins de fer et bateaux pour venir à Paris pendant t'Exposition, ou, au choix des porteurs , à des réductions de prix dans les spectacles qui seront concédés à l’intérieur de l’Exposition.
Ces avantages représentent, à eux seuls, beaucoup plus que le prix à débourser pour l’achat d’un Bon.
11 importe de ne pas attendre au dernier moment pour se procurer les Bons que l’on désire; outre que l’on se priverait ainsi des chances des tirages en cours, on s’exposerait à payer plus cher par suite de l’absorption rapide des Bons encore disponibles.
L’Exposition de 1900 doit prendre, on le sait, des proportions beaucoup plus considérables que celles des Expositions précédentes et il paraît certain que les tickets à délivrer aux porteurs de Bons trouveront leur emploi pour la totalité. On prévoit même que le nombre des entrées sera largement supérieur à celui des tickets émis.
ERREUR N’EST PAS COMPTE
C’en est une grande, en effet, de croire que les bonbons vert-galant sont uniquement destinés à récupérer ou à conserver les forces viriles.
Ce sont encore des réparateurs généraux de l’organisme anémié ou surmené, parfois débilité par des causes diverses, et les merveilleuses cures qu’ils ont à leur actif, en sont les meilleurs garants.
Dépôt Général ; 5 rue Mazagran. — Paris (D^ H. Piilot.) 8
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AGE CRITIQUE, FORMATION et
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tostitntMldietl ratlonnclAS, B. CUchy.Conaull. 3 r 5 et p' Correspond.
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GUÉRIE RADICALEMENT
par la Ducasbline n® 1.
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laBoule-Rouge, Parts, et t“Pharmacies.
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radicalement parla Ducasbline n<2 Flacon3.75P-.Ph‘-KARTOW,12.ruede la Boule-Rouge,Par/s,et t***Pharmacies»
TJxx verre avant chaque repas C’est un brevet de longue vis» t
I L’ABSINTHE TERMINUS
I_xa-Hl-M-AAbTPBZ-XjA, IL, S’AGIT PHI VOTRE I
EST
BIENFAISANTE
ACUT DH VOTRE SANTÉ I
