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LE

GRELOT GRATUIT

Carnet dun Sceptique

TOUTE PERSONNE des Département*, des Colonies OU de lÉtranger, qui charge M. J. MADRE, administrateur du Grelot, de labonner à lun des journaux désignés ci-après, a droit, «ans augmentation de prix, à un abonnement gra­tuit au journal Le Grelot, savoir :

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de tix moii .... 3 mois

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3 2 »

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Labonnement à plusieurs journaux doublera la durée de lenvoi gratuit du Grelot,

FICHEZ-MOI... LE PUR ET SIMPLE !

Messieurs,

La question soumise à la Chambre par lhonorable M. Castelin est grave ; elle intéresse la justice du pays et la sécurité de lÉtat. Vous supposez bien que je ne puis mettre au clou les estimables Moïse Dreyfus, Hadamard, Weil et consorts. Ce serait la perte de la France !

Donc, je préférerais que vous remisas­siez votre interpellation ; mais, dans tous les cas, je veux que vous me fichiez ---le » pur et simple ».

() Les Abonnés de Paris ont également droit au GRELOT gratis, mais seulement pour les jour­naux marqués d'un astérisque.

Indépendamment de labonnement gratuit au Grelot, les établissements publics qui sabonnent à de nombreux journaux peuvent obtenir des condi­tions spéciales qui leur seront indiquées sur leur demande. Envoger la liste des journaux auxquels on désire s'abonner en indiquant la durée de lbonnement.

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Certains journaux tels que lIllustration, le Journal amusant, le Figaro illustré, etc. naccep­tent les abonnements que du 1 er de chaque mois.

Les Abonnéf, conservent leurs droits aux PK1MË1S que peuvent offrir les journaux.

Il nest pas donné suite aux demandes dabonnement non accompagnées d'nn mandat- poste ou duno valeur à vue sur Paris. POUR; LA RUSSIE, les Abonnés dun an au GRELOT (10 fr.) peuvent nous adresser, en paiement, quatre roubles sous pli recommandé.

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A M. J. MADRE, 5, cité Bergère,

PARIS

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DÉPARTEMENTS

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Charivari ...

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Charivari avec Petit Rire 84

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*Chasse illustrée .

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* Correspondant .

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* Courrier Français .

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XIX Siècle .

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Droit .'

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*Echo de Paris .

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Evénement .

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*Estafette .

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Figaro illustré .

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* Figaro .

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* France .

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* Gaulois .

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* Gazette des Beaux-Arts.

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Gazette de France .

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Gazette des Tribunaux.

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GU Bios .

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Grand Journal .

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Illustration .

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* Intransigeant .

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*Jour .

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Journal .

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Journal des Débats .

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Journal officiel .

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* Justice .

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* Liberté .

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* Libre Parole ...

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* Matin .

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*Monde illustré .

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Monde moderne .

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Il 50

National ...

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Nouvelle Revue ,.

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Paix .

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Paris .

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Patrie .

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Petit Journal .

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Petites Affiches .

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Petite Bépublique .

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Poste .

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* Radical .

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*Rappel .

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*Revue illustrée .

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*Semaine financière .

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Soleil .

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Temps .

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Tour du Monde .

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Univers .

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Vie parisienne .

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* Voltaire .

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M. J. Madré se charge de labonnement sans frais à tous les autres journaux de Paris. Les Abonnés aux journaux ne figurant pas sur la liste ci-dessus peuvent sassurer le service du Grelot aux prix réduits suivants :

1 an, B fr.; 6 mois, 2 fr. BO ; 3 mois, 1 fr. 2B pour ülF rance. Pour létranger : 7 fr. par an.

CARTONS POUR JOURNAUX

Cartons couverture molesquine ou perca­line, clous et coins cuivre, titre du journal en dorure.

Pri* au bureau

rrelot .2 75

Caricature.., .2 25

Charivari .3 »

Courrier français. 2 50 igaro illustré. ... 3 »

Uustration .2 50

ndvt.des ch.de fer 2 »

tournai amusant. 2 50 tournai illustré... 2 75

Journal pour rire. 2 » Monde illustré.... 2 25

Nature .2 »

Nouvelle Revue... 1 75 Rev.d.Deux-Mon.. 1 75 Revue illustrée ... 2 50 Tour du Monde .. 2 » Univers illustré ... 3 » Vie parisienne.... 2 »

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Cest à peu près en ces termes que le fougueux général Billot a parlé lautre jour à la Chambre. Et on lui a fichu le pur et simple 1

Pauvres députés 1 Ils ont tellement peur de M. Bourgeois que, pour léviter, ils se cachent éperdus dans les robes noires de la calotte ou derrière les sacs décus du juif aux doigts crochus.

Réjouis-toi, ôpatriote Dreyfus, on con­tinuera à t'envoyer ponctuellement tes huit cents francs par mois. Prends pa­tience ; tu as des amis chauds, puissants et riches ; ils finiront bien par te procu­rer les moyens dabréger ton exil doré.

Quest-ce quon te reproche, dailleurs? D'avoir vendu ton pays? Peccadille que cela. Ton ancêtre Judas avait vendu son Dieu ; on ne la pas exilé pour cela. Ce mot sublime : « Patrie » nexistait pas «alors ; tandis que maintenant !...

UN ODÉONIEN A REBOURS

Il faut rendre cette justice'aux députés <jue sils ne sont pas très ferrés sur la po­litique, par contre, les questions dart et de littérature les ont toujours passionnés; ils sy entendent que cest un rêve.

En voici un qui trouve que le théâtre de lOdéon le moins subventionné de tous a trop des cent mille francs quon lui alloue ; il prétend lui rogner quelque peu cette pitance déjà bien maigre.

Jim3gine quil préférerait doter Paris de cent mille pavés de bois de plus ces jolis petits pavés poisseux sur lesquels bêtes et gens sengluent pattes et pieds.

Je vous demande , un peu de quoi se mêle ce monsieur?

Que diable 1 il faut bien, quand nous sommes las davoir bâillé en lisant vos harangues, que nous puissions prendre un peu de distraction intelligente.LOdéon nous repose de la Chambre. Quand il ne servirait quà cela, ce serait déjà quelque chose.

COUPS DE BOURSE

« Lenquête se poursuit. » Jai tobjours envie de rire, lorsque je lis cette ph*ase bête dans les grands journaux.

Les enquêtes se poursuivent parfois, mais elles naboutissent jamais.

Une pincée daigrefins font courir à la- Bourse le bruit que le baron de Roths­child a fermé pour toujours le dernier œil qui lui reste. La rente siempresse de dégringoler, et les aigrefins den acheter. Une heure après, on apprend que le ba­ron est tranquillement assis devant son bureau. La rente remonte bien vite et les aigrefins vendent. Le tour est joué.

Voilà déjà trois cent mille fois quil réussit.

Et cest pour cela que lon fait une en­quête ?

Quest-ce donc que cet accès de vertu farouche qui prend à lAdministration?

Enfin, poursuivez votre enquête ; cela ne me gêne pas. Mais pour une bien bonne, cen est une bien bonne !

MATHURINS ET MARSOUINS

Je ne suis pas grand clerc en matière de marine et darmée ; mais il nest pas be­soin, jimagine, dêtre du bâtiment pour causer de certains abus criants.

Voilà dix ans que lon parle de lin­fluence néfaste exercée par lamiral Du- perré à lhôtel de la rue Royale, et depuis dix ans, il ne sest pas trouvé un seul ministre pour envoyer promener ce ma­rin en chambre et lui signifier quil en­tendait être le maître chez lui?

Il en serait de même,paraît-il, aux Co­lonies le général Archinard fait la pluie et le beau temps, dit « je veux » et « je ne veux pas » et agit comme sil était le chef suprême.

Alors, à quoi servent ces deux minis­tres? Un simple chef de division ferait aussi bieu laffaire.

Tout cela est bien drôle. Nous avons mis à la porte Rois et Empereurs, croyant nous débarrasser à jamais du bon plaisir et du favoritisme. Ah, bien oui ! Us ré­gnent de plus en plus ; ils font la loi, ou plutôt iis la bravent insolemment.

Comme disait Mme Angot. :

Cétait pas la peine de changer de gouverne-

| ment.

PAUVRE PAPA!

Les prétendants sont des hommes comme les autres et les coups dépingles de la vie trouent leur épiderme aussi faci­lement que sils étaient de simples épi­ciers. Cest pourquoi je plains don Carlos de la mis fortune imméritée qui vient de lassaillir.

Avoir vu grandir une fille dans du co­ton et dans des palais et apprendre quelle sest fait enlever par un vulgaire barbouilleur de toile, agrémenté de deux mioches !

Il est vrai que si les papas sont des hommes, il ny a pas de raison pour que leurs filles ne soient pas demoiselles et quelles ne soient pa3 travaillées de Tar­dent désir de cesser de l'être.

Pour être une princesse, on nen est pas moins

| femme !

Réflexion faite, je plains aussi la de­moiselle.

Vingt-cinq ans, cest le bel âge. II faut lai savoir gré de ne pas sêtre fait enlever plus tôt.

0. Revoir.

--

Vérité, cacMs-tn Soie 1

Le bon docteur anglais de la Chaumière In­dienne était allé jusquau fin fond des Indes pour tâcher de découvrir la Vérité. Naturelle­ment, il ne découvrit rien du tout et ne rap­porta de son long et périlleux voyage que cet axiome dont tout un chacun peut vérifier aisément lexactitude : On nest heureux quavec une bonne femme et une bonne pipe. Il aurait pu ajouter : et un bon gouvernement; il ny songea sans doute pas.

Nos ministres sont gens trop occupés pour sen aller au diable au vert à la recherche dune déité problématique; mais si on prend la peine de Ja leur apporter, si on leur fourre le nez des­sus, oh 1 alors, cest autre chose ; ils laccueil­lent aussitôt par le a pur et simple »1

L'honorable M. Castelin est monté à la tri­bune de la Chambre et à moins que je ne sache plus ceque parler veut direil a prouvé, clair comme le jour, que si Dreyfus était une immonde canaille, il nétait pas le seul qui eût trafiqué des papiers de lÉtat ; il a démontré péremptoirement que des financiers, aussi in­fluents que juifs, répandaient à pleines mains lor quils nous volent ppur tâcher de faire éva­der le miséràble et lorsquil a conclu en de­mandant au Gouvernement quelles mesures il comptait prendre, le Gouvernement a répondu par la bouche, contractée par la colère, du gé­néral Billot : a Je veux le pur et simple î », in­jonction que je traduirai par : zut! ou : Fichez- moi la paix !

Vous allez dire que je n'ai pas la comprenette facile, mais je cherche à saisir et je ny par­viens pas. Raisonnons un peu et tâchons de nous débrouiller dans cet écheveau daccusa­tions écourtées et de dénégations étudiées.

Voici des ministres qui, assurément, ne sont pas ceux que jai rêvés, mais que je tiens ce­pendant pour de bravés gens. Aucun deux ne doute de la culpabilité du scélérat ; ils savent les noms des tristes personnages qui sagitent effrontément pour le réhabiliter ; mais ils ne peuvent rien faire !

Cest un ministre qui la dit dans une entre­vue du 17 septembre 1896 : « Cette campagne est dautant plus coupable que les misérables qui la font savent que nous ne pouvons pas ré­pondre. »

Us ne peuvent pas répondre? Pourquoi donc? Si juifs quils soient, si riches quils puissent être, ces a misérables » sont donc au-dessus de la L°i- Oh ! que voilà un aveu qui est triste ! et cômme à votre place, M. le Ministre, jaurais eu honte à le faire !

Il nest pas jusquà M. Castelin, laccusfeteur, qui, lui aussi sest cru obligé de ne dire quune partie de ce quil avait à dire. Dévoiler une poi­gnée de turpitudes,' ce nest pas assez; il fallait les fustiger toutes 1

Soyez convaincus, sest écrié M. Gauthier de Clagny, que M. Castelin ne dit pas tout ce quil sait, et quil agit ainsi par patriotisme.

Ah 1 le patriotisme ! Il y avait longtemps qu'on ne nous avait sorti ce cliché. Cest au nom du patriotisme que le ministre a supplié la Chambre de ne pas engager le débat ; cest au nom du patriotisme que M. Castelin la ouvert, et cest toujours au nom du patriotisme que la Chambre la clos, en déclarant que les mar­chands de b pons lorgnettes qui soutiennent le Dreyfus étaient peut-être des canailles, mais quil était prudent de ne pas se frotter à eux.

Le voilà bien, le patriotisme, le voilà ^ ea .i. e

Javais gardé de mon éducation prenD® cette idée que la Patrie doit être mise au-de sS de tout; on mavait appris que ceux qui tent6 e t de la trahir sont les derniers des lâches quil faut être sans pitié pour eux. Que pauvres parents étaient donc en retard! h moi-même suis-je assez rococo ?

Voici un monsieur qui farfouille depuis __ mois dans les cartons du ministère de la rine; on se garde de len empêcher; ça ne f al rien !

Des experts reçoivent cent mille francs P 0l L conclure dans le sens de Dreyfus ; ça ne »* rien 1

Sur le bateau qui emmenait le traître, oJ> avait pris des mesures pour repousser, en B®® 1 une attaque de vive force, ce qui prouve cette attaque avait au moins été prépare® on connaît, sans doute, les instigateurs complot ; on les laisse tranquilles ; ça ne f® 1 rien 1

Oh ! si ! ça fait que cest un comble ! Un g 0 ®' vernement serrant les fesses à la pensée qu'u® douzaine de « youtres » vont lui tomber sur poil 1 Cest immense 1 !

De tout ceci, il ressort que la sécurité ^ lÉtat exige quon laisse ces « sans-patri* cossus comploter tout ce quils voudront cod®' ladite sécurité dudit État. Cest pourtant bi® a clair 1 Suis-je assez bête? Je ne comprends 1°® jours pas.

Mais, sapristi ! moi, public, qui faut-il que T croie? M. Castelin qui secoue la sonnette J® larme ? ou M. Billot qui b veut le pur et sir®' pie »? la Cbambre, qui a une foi robuste en M' Méline ? ou M. Gérault-Richard qui na P® confiance dans le Gouvernement?

Hum ! je suis bien embarrassé.

Ce diable de M. Gérault-Richard???...!

Vérité ! te caches-tu donc ?

P. Darin.

Chronique buissonnière

Sous les fourches abyssines

LItalie se résigne à subir les condition® de Ménélick, qui Ta vaincue et réduite ^ merci, aussi bien sur les champs de bataifl® il Ta rossée à plate couture, que sur I e terrain diplomatique et sur celui de la gén^' rosité après la victoire.

Ce prétendu « sauvage » donne aux ronis - et, par ricochet, aux choucroutivof & leurs dignes alliés une leçon de grande® 1 et de modération dans le succès, que ces r el ' très et ces bravi sont dailleurs incapable de comprendre et surtout de jamais imite®

Au lieu de sannexer violemment la Sicü e ou la Sardaigne, comme il neût pas manqU^ de le faire sil se fût appelé Guillaume ffi ou II e du -nom, il se garde bien de river * son pied un boulet pourtant bien moins p^ sant que lAlsace-Lorraine ; il abando^ même dédaigneusement à lenvahisseur f foulé une bande de territoire, lÉrythrée, ^ il le laisse cuire dans son jus... jusqu'à c ° quil y ait fondu sou dernier homme et S o1 * dernier écu.

Il déchire glorieusement au nez du tri® te Sire Umberto ultimo ce traité dUcciali trip 0, touillé par le fourbe et sinistre Crispi, ë\^ e faussaire de lexécrable Bismarck, falsifié teur de la dépêche dEms qui lui permit ^ 6 nous détrousser sur les grands cheiu ,lJ *j dune guerre, dont il avait ainsi biseauté * jeu sanglant et féroce.

-<(»)>-

Le Négus reconquiert fièrement son indf pendance à la face du monde et abaisse jamais la jactance italienne, dont les rode montades en baudruche restent définitif ment crevées par les lances des rudes g° ef riers abyssins.

Il a même eu la bonté de se prêter à la tite comédie quessaye de jouer TorgU? transalpin pour tenter de « sauver la fac® par cette suprême pasquinade :

* Le plénipotentiaire italien ayant Sp olJ tanément reconnu les fortes dépenses fa* 1 par le gouveroement éthiopien pour lenj tien et la concentration des prisonniers! { est convenu que le remboursement en e .

7rry,r,f T - attN*

1 »

au gouvernement abyssin. Lempe® e Ménélick déclare quil nen établit pa®, somme, sen remettant entièrement à l 1 quité du gouvernement italien. »

Ab 1 le bon billet quaurait Ménélick ! ® navait pris la précaution élémentaire c fixer et dimposer dans la coulisse » léquité italienne » la rançon du troup e .j, de fuyards captivés à Adoua par ses lants Ras.

Tout est perdu,

lhonneur ! P 1

O ® 1

sécrier le fils dégénéré do Victor-Emma 11 en traduisant en italien, avec une riante humiliante, le mot historique de F ra çois I er après Pavie.

Maintenant, si les Romains de la décadré gardaient au cœur le souci du relèvemeh 1 ^ leur patrie avilie, ruinée et conduite abimes par la royauté de la maison de ^ voie tombée dun mâle dans un p ire t ; ils lextirperaient de son trône chancel^ et, puisque leur misogynie et leur déP 1 saccomoderaient mal de la République