LE GRELOT

'1 était Pasteur. Le docteur Roux nest quun Modeste travailleur qui vil dans lombre et be recherche que leffacement... »

Il es,t en effet, difficile à un savant fran­cs de projeter sur sa vie une « ombre » plus lâcheuse, et de pousser plus loin « lefface- toent » patriotique.

Limmortel Pasteur, votre maître renié a qui vous faites linjure de chercher une e ®cuse à son grand cœur repoussant la dés­honorante décoration allemande ce glo- r toux génie, intransigeant dans son amour he la France, na-t-il pas dit que « si la S( fience na pas de patrie, les savants en ont hne » ?

Voilà une haute et fière leçon que vous av ez oubliée, vous, son élève, et qui vous déclarez son disciple i

Vous passez pour avoir vaincu la diphté- N, docteur; et certes, cest une belle vic­aire scientifique, qui vous décorait de la latitude de toutes les mères; mais ce devait ïous être une raison de plus pour décliner 'oufe distinction de lennemi héréditaire, a tharné à la mort de leurs enfants grandis, ^happés au croup, grâce à vous, pour périr Mus tard mitraillés par cet autre Krupp, hont vous subissez passivement la contami­nation.

Nous croyez-vous donc dupes de votre pi­toyable défaite, prétextant que « ce serait Puéril aussi de créer des difficultés à notre c hancellerie, qui éprouverait sans doute un ®ssez grand ennui davoir à expliquer à la c hancellerie allemande les raisons de mon uttitude... »

Lu moment que vous nagissez que pour | a satisfaction dHanotaux, du baron de Marshall et du prince de Hohenlohe, vous Pouvez peut-être vous prétendre lélève de Nsteur, mais non pas son « continuateur ».

U. Maucice Tic.

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ANECDOTES ET BONS MOTS

^ ri du cœur.

Un jeune hommé, tout nouvellement pré- ®enté dans Une famille, vient solliciter la Pain de la jeune fille.

Je ne dis pas non, fait le papa, mais Ns me paraissez bien jeune.

,. <-oh ! Monsieur ! de sécrier le postulant va longtemps que jai des rhumatismes.

:o:o:

Lans la rue.

fine dame glisse sur une pelure dorange l tombe si malencontreusement que ses Pes volent au-dessus de sa tête.

Gomme un passant charitable laide à se jNver, elle lui dit, confuse et rouge dindi­cation :

. Avez-vous jamais vu une chose pareille,

*Ponsieur?

Lui, simplement :

Oui, madame.

Aquel.

N

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Santé, Jeunesse, Vigueur, Virilité rendues sans aucun danger par les Bonbons « Vert-Galant »

Pôt gén 1 (D r H. Pillot) 3, r. Mazagran, Paris l °utes bonnes pharm. (boite franco 10 fr.).

&UM0US ET MAILLOT

^ * Le bruit courait hiêr que les questeurs ij 6 la Chambre avaient examiné la question e «avoir si M. Grenier serait admis à siéger costume arabe. Ils nont rien décidé, et Al. Grenier voulait venir en burnous au Pffement, comme MM. Thivrier ou Souli- rN> qui avaient revêtu, lun la blouse à la

N;

V

V

Pdabre, lautre le costume breton au Sé­

oul, sans aucun doute, ne pourra trou- à redire. »

Y presse est unanime à se féliciter de au 13 janvier prochain, le burnous de * ^renier remplacer avantageusement q Point de vue pittoresquela blouse bleue p feu Thivrier, dans la salle des séances du Pis-Bourbon.

^ 68 fantasias, auxquelles il ne peut man- ^ de se livrer, feront une heureuse diver­ti pfix somnolences oratoires de nos hono- . es préopinants.

Ptof 0US ea avons déjà un avant-goût par sa Nh Si ° n de f °i, publiée in extenso, et qui tosse toute une encyclopédie de réfor- 8 *écl > ea P a hI e doccuper les législatures du 6 P r ochain : Allah est grand et Grenier S °P prophète 1

Une seule lacune me paraît à signaler dans cette formidable nomenclature de projets éclos sous son turban : cest loubli dans le­quel il laisse le rétablissement de la polyga­mie, dont il semblait lapôtre désigné.

Va-t-il falloir crier à linstar de Ferli- nand-le-Catholique (Brunetière, pour la Re­vue des Deux-Mondes ) à la faillite du ma­hométisme !

Jaime mieux croire que, « nourri dans le sérail et en connaissant les détours », Gre- nier-Kébir considère que la polygamie de même que la polyandrie étant passée dans nos mœurs, il est devenu superflu de lin­scrire dans nos lois.

Il n'est, dailleurs, pas douteux qüè le nouvel élu de Pontarlier ville qui se rat­tache à lAlgérie par ses distilleries dab­sinthe va promptement acquérir une si­tuation prépondérante à la Chambre et de­venir un important chef de groupe, rien qu'en promettant à ses partisans une place numérotée au paradis de Mahomet.

Méline n"a quà bien se tenir, lui qui ne retient sa majorité fragile que par les séduc­tions du Poireau. Il pourrait bien finir par en boire un bouillon.

oc

A propos de Mûris, vous connaissez le procès soutenu par Mlle Alice Bonheur con­tre son imprésario, M. Marchand, directeur de lEldorado, qui lavait engagée pour jouer lopérette et préend lui imposer un rôle consistant uniquement proteste-t-elle « à venir se déshabiller sur .la,scène en chantant un couplet grivois ; et que la con­traindre à sexhiber ainsi, ce ne serait pas seulement porter atteinte à la dignité de sa personne, ce serait la frapper dune déprécia­tion au point de vue artistique... »

Hél! ça dépend, mademoiselle, du point de vue que vous offririez de la sorte à nos lorgnettes impartiales. Au lieu dune * dépréciation » je suis persuadé, au con­traire, que vous récolteriez les plus flatteuses appréciations.

Petite cachotière, va! Si jétais des juges consulaires chargés de statuer sur votre cas, je commencerais par me rendre compte de visu du bien-fondé de vos scrupules, en vous faisant comparoir dans le costume dont vous déclinez lindiscrétion; et, si je vous reconnaissais parfaitement apte à remplir le maillot de votre rôle, je nhésiterais pas à vous livrer en pâture à ladmiration des spectateurs, en vertu de ce simple « consi­dérant fortement motivé » :

Attendu que, lorsquon se nomme Bonheur, on se doit absolument à celui du public qui nen connaît pas de plus grand que celui- même dont le directeur de lEldorado est le bon Marchand.

Guillery.

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CRÉDIT FONCIER DE FRANCE

Acompte sur le dividende

Dans sa séance dhier, 22 décembre, le Conseil dAdministration a décidé la distri­bution, à partir du 2 janvier, dun acompte de 15 fr. sur le dividende de lexercice 1896. Get acompte peut être escompté, dès au­jourdhui, au taux de la Banque de France.

ÉCHOS

Il nest plus permis aux écrivains dêtre obscurs ;

Un inventeur vient dimaginer une plume pourvue de lumière électrique.

Tout près du bec de la plume linventeur a disposé une lampe grosse comme une perle; Un petit réflecteur, placé derrière, doit renvoyer la lumière sur le papier lon écrit.

Une pile installée dans le porte-plume envoie le courant électrique.

Nul naura plus dexcuse sil nécrit «lumi­neusement ».

O *

Le soldat Surreï a été condamné à mort pour la seconde fois par le conseil de guerre du gouvernement militaire de Lyon.

Le conseil a décidé en outre que la deuxiè­me condamnation à mort se confondrait ave c la première.

Yoilà qui fera plaisir à Surrel.

Comment diable aurait fait le peloton dexécution si les deux peines capitales avaient être subies séparément !

Ge quil faut arborer pour être un homme du monde à Berlin :

« Souliers plats et carrés du bout, chapeau haut de forme sur lequel les gants doivent être négligemment placés et bien en évi­dence. de façon à dépasser légèrement le bord du chapeau. »

Ah ! voir, contempler, admirer le galbe des pchutteux berlinois, et mourir ensuite...

... De rire !

Le voilà; le voilà bien mon rèvel o

Annonces comiques. Elles sont déjà un peu vieilles, mais garanties authentiques.

On demande un tonnelier sachant con­duire un cheval et jardiner. Sadresser à Plubel (Valence).

On demande une cuisinière hongroise, connaissant bien son métier, parlant grec ou français. Sadresser au bureau du jour­nal.

Les « demandeurs » nexigeaient pas que le tonnelier-eocher-jardinier connût la pho­tographie et lescrime, mais évidemment cela naurait pas nui. Quant à la cuisinière, on leût évidemment acceptée parlant en ou­tre le portugais et lindoustani.

Douville.

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THÉÂTRES

Porte Saint-Martin. Le Colonel Ro­quebrune, la pièce nouvelle représentée cette semaine sur la scène de la Porte-Saint-Mar­tin, a pour auteur M. Georges Ohnet, et pour principal interprète M. Coquelin. Avec de tels atouts, la partie est gagnée davance. Cest donc un nouveau succès, et un très grand succès que,nous avons à enregistrer à lactif de la Porte-Saint-Martin, et dont il convient de féliciter auteur et interprètes.

Le Colonel Roquebrune est un drame histo­rique dont laction se déroule à la veille des Cent jours. En cinq actes savamment agen­cés et admirablement développés, M. Geor­ges Ohnet fait revivre à nos yeux lépopée napoléonienne du retour triomphal de lîle dElbe, dépeignant de main de maître laffo­lement de la Cour de Louis XVIII à ce mo­ment, et les intrigues des deux partis qui se disputaient le trône de France.

La partie dramatique de ce beau drame ne le cède en rien comme intérêt à la partie historique et e3t mise à la scène avec un égal succès.

Le colonel Roquebrune, lun des fidèles, qui ont accompagné Napoléon à Plie dElbe, est envoyé à Paris par l'empereur pour sen­tendre avec les vieux grognards en demi- solde, et lui ouvrir avec leur aide les portes de Paris. Roquebrune déguisé, en capitaine de marine marchande, frais débarqué à Marseille, arrive à Versailles au moment le roi, affolé, passe la revue des troupes quil a réunies autour de lui pour défendre son trône. Lun de ces régiments est préci­sément celui qua commandé autrefois le colonel Roquebrune. Reconnu par lun des officiers auquel il a naguère sauvé la yie et convié par lui à sasseoir à la table des offi­ciers, Roquebrune provoque et tue en duel, un bravache de la garde royale qui sest vanté devant lui dêtre lamant dEmilienne de Réval, une jeune fille à laquelle lempe- pereur lavait .fiancé. Or Emilienne avait pour ce beau capitaine des gardes une affec­tion dont Roquebrune, toujours épris, ne se doutait pas. Pour se venger, la jeune fille, aidée dun haut policier de la cour, le comte de Moigneville, qui aspire à sa main de son côté, fait arrêter le colonel dans un guet- apens. Elle reconnaît plus tard que le duel a été loyal, que le bravache quelle aimait nétait pas digne de son amour, et parvient à faire évader Roquebrune assez à temps pour permettre au brave colonel de se join­dre à ses compagnons et daller ouvrir les portes de Paris à lempereur, avec autorisa­tion de la population parisienne, heureuse de se débarrasser du joug des Bourbons,

Cette rapide analyse ne peut donner quune idée des plus imparfaites des péri­péties attrayantes, des scènes empoignantes que renferme le beau drame que nous ve­nons dapplaudir. Il nous faudrait en nar­rer tous les détails et analyser la plupart des scènes pour en faire ressortir la valeur indéniable. Mieux vaut aller lapplaudir à la Porte-Saint-Martin, et cest le conseil que nous donnons à nos lecteurs.

Le Colonel Roquebrune est supérieurement interprété par M. Coquelin. Presque toujours

en scène, le grand artiste est véritablement lâme de la pièce et le rôle écrasant quil vient de créer, avec nn talent hors de pair, lui fait le plus grand honneur. Les autres rôles sont tenus avec une très réelle valeur par MM. Desjardins, Saint-Germain, Jean Coquelin, Volny, Gravier, Segond et par M mo Esquilar, fort jolie et fort gracieuse. Nous avons nommé M lle Jeanne Brindeau.

Le Colonel Roquebrune est monté avec le plus grand luxe et la mise en scène en est merveilleusement réglée. Le public enthou­siasmé a fait relever par trois fois la toile sur le dernier tableau lArrivée de lEmpe­reur. Il en sera de même pendant une> longue suite de représentations.

Jules de la Verdrie.

Santé, Jeunesse, Vigueur, Virilité rendues sans aucun daDger par les Bonbons « Vert-Galant »

Dépôt gén 1 (D r H. Pillot) 3, r. Mazagran, Paris et toutes bonnes pharm. (boîte franco 10 fr.).

COMPAGNIE FRANÇAISE des

VOIES FERRÉES ÉCONOMIQUES

Société Anonyme. Capital, 3.000.000 fr. Siège social : 3, rue Lafayette, Paris.

MM. les actionnaires sont informés que le Conseil dadministration de la Compagnie a décidé, conformément à lart. 39 des Sta­tuts, la distribution, à partir du 20 janvier 1897, et à valoir sur les bénéfices de lexer­cice 1896, dun acompte de 10 f/. par action, lequel sera payé, sous déduction des impôts, à raison de :

9 fr. 60 par action nominative;

9 fr. 10 par action au porteur, contre remise du coupon n° 11.

Au Crédit Lyonnais, à Paris, et dans ses succursales en province et à létranger.

LES

Bons à Lots de lExposition

DE 1900

Un Bon de lExposition de 1900, en de­hors des 20 tickets dentrée des réductions sur les voyages à Paris et les spectacles de lExposition, donne encore droit à 23 lote­ries comprenant : 4 lots de 300.000 fr., 21 lots de 100.000; 23 de 10.000; 48 de 5.000; 125 de 1.000 et 3 450 de 100.

LE DIABÈTE

se guérit sûrement, promptement et radica­lement, sans régime spécial, par la Ducas- bline (extrait concentré des plantes du Brésil), une des plus merveilleuses décou­vertes de ce siècle.

Rappelons en quelques mots ses princi­paux symptômes : soif excessive, fréquence et abondance des urines, qui peut arriver à six ou sept litres, faiblesse générale (quoi­que le malade mange beaucoup au début) impuissance, troubles des facultés intellec­tuelles, inaptitude au travail, présence au sucre dans les urines, qui sont poisseuses

Le Diabète est surtout dangereux par ses complications souvent mortelles.

La Ducasbline, médicament végétal, ab­solument inoffensif, est cependant dune' efficacité telle qu au bout de quelques jours on sent déjà une amélioration notable, et la guérison radicale est obtenue au bout de quelques semaines.

La maladie guérie ne revient plus et les forces se maintiennent par lusage de la Ducasbline.

Des centaines dattestations prouvent la supériorité et linfaillibilité de cette mé­thode appliquée exclusivement et avec le plus grand succès à lInstitut médical ra­tionnel, 19. rue de Clichy, Paris, qui guérit avec le même succès par la série des Du­casbline, la goutte, le rhumatisme, lalbu­minurie, les bronchites et tuberculoses, les dyspepsies, etc.

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