1 opinion qu’on voulait inféoder la Verrerie ouvrière à un parti politique ».
Rien que la mort était capable
D’expier leur forfait ;
* Baudot » le leur fit voir...
Toutefois, moins naïfs et moins débonnaires que la victime expiatoire de la fable, ils se rebiffent et clament en chœur :
Haro sur le « Baudot » !
Mais c’est le tyran réhabilité Rességuier, dont les verres rient!... en attendant que l’onctueux Deschanel aille régaler le chef- lieu du Tarn d’une nouvelle conférence, au bénéfice desquatres pauvres bougres qui. à peine évadés du « bagne capitaliste » viennent ^e se voir chassés du « paradis socialiste. »
U. Maucice Tic.
ÉTRENNES ET PAPILLOTTES
Ah! décidément, les temps son durs/., tellement que l’hippopotame du Jardin des Plantes lui-mème en a des engelures !
Et pourtant, ce n’est pas un être remuant, Rascible et dont le sang bouillonne parce Tu’on l’appelle « espèce d’amphibie » mais — au contraire — un pachyderme rangé des automobiles et tranquille comme Baptiste 1
« Le citoyen Garnaud, député des Bouches-du-Rhône, vient d’adresser au ministre des Colonies une lettre l’avisant qu’il l’interpellerait, dès la rentrée du Parlement, sur la nomination de M. Doumer comme gouverneur de l’Indo-Chine. »
Il ne reste plus, en effet, au cabinet Méline gu’à pourvoir maintenant M. Bourgeois lui- mème du gouvernement de Madagascar et Jaurès de celui du Dahomey, pour se livrer ensuite, sans souci des élections prochaines, à la culture en Chambre du Poireau et à l’étude des remèdes réclamés par la mévente du porc — assuré ainsi d’aller loin, si les P et its co..ngénères de ce dernier ne le man- gent pas en route.
« M. Clemenceau, directeur de la Justice, est assez gravement malade. Samedi soir, tandis qu’il était à son bureau de travail, il % pris d'une subite et violente crise de coliques hépatiques et ne put regagner son domicile. Les docteurs ordonnèrent de dresser un lit dans le bureau même, où il passa la nuit. Les douleurs ayant pu être quelque Peu calmées hier, M. Glémenceau a été transporté à son domicile. »
Il est fortement question d’appeler à son chevet — si elles ne cessent pas — le docteur Cornélius Herz, qui, après avoir si longtemps exercé à Bournemouth (on sait avec quel succès), a été se fixer en Amérique, où il dirige à la fois un cabinet, très achalandé, de médecin-spécialiste pour les affections diabétiques, les maladies de vessies — qu’il lait prendre pour des lanternes, à la Faculté e t à la magistrature françaises, dans ses traitements par correspondance — en même temps que des raffineries et des glucoseries tellement importantes, qu’il est devenu là- bas « le Roi du Sucre » comme d’autres milliardaires sont proclamés Roi du Pétrole, Uoi des Chemins de fer, etc.
L’hépathique Glémenceau ne saurait donc 8 e retrouver en de meilleures mains.
TJn autre médecin allemand se propose de traiter les maladies de nerf, l’anémie, la hévralgie, les douleurs intercostales l’hypocondrie, etc., à l’aide de musique.
Il a fait construire près de Munich, en Bavière, un magnifique hôpital entouré de bosquets et de jardins délicieux. Les salles he clinique sont changées en salles de concert ; des chanteurs et des musiciens de tous genres satureront de musique les pensionnaires de l’hospice, au nombre desquels Seront de nombreuses personnes atteintes maladies mentales. »
Ces dernières y sont traitées homœopa- ^hiquement par des auditions répétées, à 'toses massives, de la musique de Wagner.
Les fous furieux, ou wagnériens enragés, So nt conduits au théâtre de Bayreuth, d’où fis reviennent complètement guéris de leur ^ a gnérite aiguë la plus invétérée, rien que Tw une représentation de la Tétralogie, ou Maîtres-cha..huteurs de Nuremberg.
* Le gouvernemnt belge vient d’avoir b^e idée originale. Le directeur général de a griculture a prescrit que, dès l’âge de fois mois, les animaux de l’espèce bovine evaient porter des boucles d’oreilles. I
* Cette mesure a pour but d’empêcher les importateurs d’introduire en Belgiqne -des animaux atteints de la tuberculose. »
Hélas ! il ne manque pas, chez nous, de vaches pourvues de boucles d’oreilles; et nous ne sachions pas que ça empêche l’introduction d’aucune maladie inhérente à l’espèce.
Guillery.
Forces , Jeunesse, Vigueur, Virilité sont conservées ou rendues sûrement par les Bonbons Vert-Galant si toniques et régénérateurs, approuvés p r les meill. médecins. Dépôt D'H.Pillot,5,r.Mazagran,Paris.P es phar..
LE LION OE L’YONNE
L’ardente campagne menée par M. Paul Doumer aux quatre points cardinaux, en faveur de l’impôt sur le revenu, a finalement abouti... à lui en procurer un — sinon respectable — du moins fort copieux : celui affecté à ses nouvelles fonctions de gouverneur général de l’Indo-Chine.
Le ministre des colonies a signé hier les décrets, réglant les indemnités et le traitement alloués au nouveau gouverneur général de l’Indo-Chine.
Conformément au règlement du 28 janvier 1890, M. Doumer recevra un traitement colonial de soixante mille francs, .soit une solde journalière de 166 fr.67. A ce traitement viendront s’adjoindre les frais de représentation s’élevant à soixante mille francs, plus quinze mille francs pour frais de premier établissement.
Le pauvre homme ! On ne pourra pas dire qu’il est victime des « mauvais traitements » du gouvernement, si fort maltraité par lui à la tribune et au cours de ses pérégrinations apostolico-financières pour semer la bonne parole des réformes économiques, battant furieusement en brèche la politique budgétaire du cabinet Méline, dont la mouche du coche rit.
André Lebon, dans sa bonté ministérielle, ne lui en a pas gardé rancune et l’a lié au char de l’Etat opportuniste avec les chaînes d’or de sa propre éloquence.
Quelle éclatante leçon, donnée par ce nouveau fonctionnaire colonial, à ceux qui lui reprochaient la stérilité de son opposition et ses ambitieuses visées de ressaisir le pouvoir, dont il se contente de devenir le valet affublé d’une livrée plus chamarrée de dorures que celle du rutilant Monjarret lui- même.
Le devoir patriotique avant tout! comme il l’explique si bien lui-même à ses féaux électeurs d’Auxerre, en quelques lignes lapidaires, que nous sommes heureux d’enchâsser ici :
« Mes chers concitoyens,
« Appelé au gouvernement de l’Indo-Chi- ne, je dois me démettre de mes fonctions de député. »
Au rebours de la parole évangélique : il était parmi les « élus » et préfère être « appelé ».
« J’ai accepté un poste où je crois pouvoir faire œuvre utile à notre pays, après avoir pris conseil de ceux qui sont, dans le Parlement, mes amis et mes chefs. »
Aucune œuvre, en effet ne pouvait être plus utile au pays que de lui montrer la solidité des principes d’un de ses représentants les plus fiers et les plus désintéressés, flirtant ayec le boulangisme triomphant, puis le reniant dans sa déconfiture, pour arborer ensuite un radicalisme intransigeant, mais non pas ennemi — en matière coloniale — d’une prime à l’exportation.
« Depuis plus de cinq années que j’ai l’honneur de vous représenter à la Chambre, j’ai scrupuleusement rempli le mandat que vous m’avez confié. »
Nul n’ignore, effectivement, que les Auxerrois avaient imposé à leur ex-député le mandant impératif de se faire un marchepied de son siège législatif pour atteindre la vice- royauté indo-chinoise. Un pareil résultat, obtenu en cinq années de luttes parlementaire, démontre que ce lion de la ménagerie du Palais-Bourbon méritait bien l’amour de V Tonne.
« Je reste uni à vous par les liens que créent une foi politique commune, la reconnaissance née de la confiance et de l’affection que vous m’avez témoignée.
Quelle chance pour la France, si elle pouvait utiliser ces « liens » — qui unissent l’ex-honorable préopinant à ses anciens mandats — comme câble sous-marin entre l’Indo-Chine et la métropole!... abstraction faite de cette « reconnaissance » de l’élu, qui se manifeste par le lâchage radical de ses électeurs « confiants et affectueux ».
« Je vous adresse, mes chers concitoyens, l’assurance de mon absolu dévouement. »
« Paul Doumer. »
Qui oserait douter de ce « dévouement absolu » après la preuve irréfutable que vous venez d’en administrer, ô Doumer 1 à vos concitoyens — qui ne vous seront jamais aussi chers que vous nous coûterez désormais.
Beaujolais.
CRÉDIT FONCIER DE FRANCE
Les obligations du Crédit Foncier continuent à attirer l’attention des capitaux de placement. Ces titres, dont les garanties sont eelles d’une créance hypothécaire, donnent en effet un revenu égal à celui de lâ rente et offrent, en outre, l’attrait d’importants et fréquents tirages de lots. Les Communales 1879 (titres estampillés) font 488.25, ex-tirage du 5 décembre dernier. Les Foncières 1879 se maintiennent au-dessus du pair à 500.50 et 501. Les Communales 1880 ex-tirage du 5 décembre dernier, se négocient à 505. Les Foncières 1883 (sans lots) sont à 471. Les Foncières 1885 valent 499.50. Les Communales 1891 se traitent à 402, ex-tirage du 5 décembre. Les Communales 1892 s’affermissent à 511 et 510, tirage le 22 décembre dernier. Les Foncières 1895, dont le tirage aégalementeulieule22décem- bre, restent particulièrement avantageuses à 484.50 pour les obligations non libérées et 492.50 pour les libérées.
THÉÂTRES
Athénée-Comique. — Chaque année MM. Blondeau et Montréal,.les revuistes spirituels entre tous, désopilent. la rate de leurs contemporains, en passant en revue les événements gros et petits qui se sont succédés au cours de l’année expirante. Personne ne sait comme eux blaguer les grotesques, museler les puffistes, égratigner les vaniteux et ridiculiser les travers de la pauvre huma' nité, le tout en rondeaux et couplets lestement troussés et finement ciselés.
Cette année, c’est la jolie salle de l’Athé née-Comique qui a l’heureuse chance de donner l’hospitalité à leur amusante revue Paris sur scène 1 II y a gros à parier que M. Lhermitte, qui a monté la revue nouvelle avec un luxe et un goût parfait n’aura pas à le regretter. Tout Paris va défiler pendant un nombre considérable de représentations dans la jolie bonbonnière du square de l’Opéra.
Paris sur scène comporte trois actes et huit tableaux. Nous serions fort embarrassés de faire un choix parmi les scènes qui filent, filent et défilent avec une verve endiablée, excitant le rire et soulevant d’unanimes applaudissements. Toutes sont amusantes, spirituelles, depuis le départ de Cherbourg jusqu’à l’apothéose en traversant Paris- Boulevard, Paris-Forêt-Vierge, Paris-qui- dort, Paris-Tohu-Bohu et enfin Paris-Théâtre.
Mieux vaut aller les voir et les applaudir comme elles le méritent.
La nouvelle revue est admirablement jouée par l’excellente troupe de l’Athénée- Comique renforcé encore par MM. Alexandre, de la Gaîté, un compère parfait, Baron fils, Modot, Mme Alice Bonheur et agrémentée d’un escadron de jolies femmes qui sont un régal pour les yeux.
En somme très grand et très franc succès.
Plusieurs théâtres s’apprêtent à modifier leurs affiches, après les Fêtes du nouvel an.
Aux Folies-Dramatiques, les dernières de Rivoli sont annoncées. La direction se propose de reprendre la Timbale d’argent qui servira de débuts à Mlle Jane Pieray dans le rôle de Muller et à Mlle Blanche Marie dans celui de Molda et la 'Fauvette du Temple, en attendant que la pièce nouvelle de M. Maurice Ordonneau, l’Auberge du Tohu- Bohu, soit mise au point.
A l’Odéon, Chemineau, de M. Jean Riche- pin, vient d’entrer en répétition.
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A la Gaîté, on répète la Mascotte, qui remplacera sur l’affiche la Poupée. Ce ne sera pas demain, si l’on attend que le succès de cette jolie pièce soit épuisé.
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Au Châtelet, il est question d’une reprise de Michel-Strogoff. — A quoi bon?
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Aux Bouffes - Parisiens enfin, M. Gri- sier se replonge dans les reprises. M. Lohen - grin va céder la place au Petit Duc !
Un lapin blanc à qui nous démontrera l’utilité de toutes ces reprises !
Jules ds la Verdrib.
Force s, Jeunesse, Vigueur, Virilité sont conservées et rendues sûrement parles Bonbons Vert-Galant si toniques et régénérateurs, approuvés p r les meill. médecins.
Les Bons île l’Exposition de 1900
Délivrés aux guichets des grands Établissements de crédit, les Bons de 20 fr. de l’Exposition de 1900 participent à de nombreux tirages de lots jusqu’au mois d’octobre 1900. Les gros lots sont de 500.000 francs et 100.000 francs.
Le nombre total des lots est de 4.313 ponr 6.000.000 de franc#
En outre, les Bons donnent droit :
1 0 A la délivrance gratuite de 20 tichets d’entrée de t franc chacun ;
2° A des réductions importantes de prix sur les chemins de fer et bateaux pour venir à Paris pendant l'Exposition, ou, au choix des porteurs, à des réductions de prix dans les spectacles gui seront concédés à l'intérieur de l’Exposition.
Ces avantages représentent, à eux seuls, beaucoup plus que le prix à débourser pour l’achat d’un Bon.
11 importe de ne pas attendre au dernier moment pour se procurer les Bons que l’on désire; outre que l’on se priverait ainsi des chances des tirages en cours, on s’exposerait à payer plus cher par suite de l’absorption rapide des Bons encore disponibles.
L’Exposition de 1900 doit prendre, on le sait, des proportions beaucoup plus considérables que celles des Expositions précédentes et il paraît certain que les tickets à délivrer aux porteurs de Bons trouveront leur emploi pour la totalité. On prévoit même que le nombre des entrées sera largement supérieur à celui des tickets émis.
L’URÉMIE
se guérit sûrement, promptement et radicalement par la Ducasbline (extrait concentré des plantes du Brésil) une des plus merveilleuses découvertes de ce siècle.
Rappelons en quelques mots ses principaux symptômes : pâleur et même décoloration des tissus, faiblesse générale, palpitations, perte ou dépravation de l’appétit, troubles de la digestion, névralgies, irrégularité des époques, hémorrhagies, enflures des jambes et de la figure, essouflement, troubles intellectuels.
La Ducasbline, médicament absolument inoffensif est cependant d’une efficacité telle qu’au bout de quelques jours on sent déjà une amélioration sensible et la guérison radicale est obtenue au bout de quelques semaines.
La maladie guérie ne revient plus et les forces se maintiennent par l’usage de la Ducasbline.
Des centaines d’attestations prouvent la supériorité et l’infaillibilité de Cette méthode, appliquée exclusivement et avec le plus grand succès à TJnstitut Médical Rationnel, 19, rue dé ’GIichy, ' à Paris, qui guérit avec le même succès, par la série des Ducasbline, la goutte, le rhumatisme, le diabète, l’albuminurie, les- bronchites et tuberculoses, les dyspepsies, etc..
Consultations de 3 à 5- heures et par correspondance, visites à domidile.
Brochure avec traitement contre bon de poste de 1 fr.
D r ' André de Marcilhac.
Prix d’un flacon de DUCASBLINE spécial pour l’urémie : 3 fr. 75 franco. — Petite pharmacie de famille suffisant dans tous les cas, 7 fr. 25 franco.
J. Bguillot et Cie, 19, rue de Clichy, à Paris, efi toutes pharmacies.
Démandra-la, 11 s'agit de rotre santé
I « S'-RAPHAËL-QUINQUINA
rn PREMIÈRE MARQUE a*. DES VINS TONIQUES
