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A M. J. MADRE, 5, cité Bergère,

PARIS

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Charivari .

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Charivari avec Petit Rire 84

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'Chasse illustrée .

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* Correspondant .

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*Courrier Français .

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XIX' Siècle ...

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Droit .

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*Echo de Paris .

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Evénement .

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Estafette .

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Figaro illustré .

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Figaro ...%..* .<».

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* France .

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* Gaulois .

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* Gazette des Beaux-Arts.

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Gazette de France .

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Gazette des Tribunaux.

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Gil Blas .

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Illustration .

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Jour .

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Journal officiel .

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Libre Parole .

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Monde illustré ....

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Monde moderne .

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Nouvelle Revue, .

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*Paix .

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Paris ...

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Patrie :.

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Petit Journal .

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Petites Affiches .

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Petite République .

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Revue illustrée .

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Revue des Deux Mondes 56

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Les personnes qui sabonnent par ïtermédiaire de M. J. MADRE, auxijour- naux ne figurant pas sur la liste ci-dessus, peuvent sassurer le service du Grelot aux prix réduits suivants :

PARIS ET DÉPARTEMENTS *

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Pris au bureau s

Grelot .2 75

Caricature . 2 25

Charivari .. 3 »

Courrier français. 2 50 Figaro illustré.... 3 »

Illustration . 2 50

Indic. des ch. de fer 2 » Journal amusant. 2 50 Journal illustré... 2 75

Journal pour rire. 2 S Monde illustré.... 2 25

Nature . 2 »

Nouvelle Revue... 1 75 Rev.d.Reyx-Mon.. 1 75 Revue illustréè .., 2 50 Tour du Monde .. 2 » Univers illustré... 3 » Vie parisienne.... 2 >

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Carnet dun Sceptique

pauvres petits moineaux!

Je ne veux pas rompre de lance en faveur de ces bestioles, qui me sont en somme assez indifférentes, mais , je ne puis mempêcher de souligner une fois de plus lincurable indigence des­prit des hommes qui font partie de ce quon est convenu dappeler les classes dirigeantes.

Les moineaux mangent, bon an, mal an, pour deux cent mille francs de grai­nes et de fruits aux cultivateurs des environs de Paris ; on parle simplement dexterminer tous les moineaux Diable ! les chenilles feront à leur aise, après, pour quatre cent mille francs de dégâts, mais cela ne fait rien.

Ob ! ce siècle est pratique. En vertu de cet axiome que « tout ce qui ne rapporte pas, coûte » on sembarrasse peu de ce qui plaît aux yeux et â lesprit. Il ny a dautre poésie? que celle des pièces de cent sous.

Un de ces quatre matins, il se trouvera quelque conseiller municipal pour pro­poser de jeter bas Notre-Dame de Paris, parce quelle empêche de voir le bazar de lHôtel-de-Ville.

QUI DONC PAIE ?

Chaque fois quon arrête un anarchiste, les journaux ne manquent pas de nous apprendre quil sest successivement ba­ladé de Paris à Londres, de Vienne à Ma­drid, de Saint-Pétersbourg à Naples, etc. Eh ! mais, voilà un métier qui nest pas dépourvu dagrément.

Je sais bien quil faut de temps en temps brûler la cervelle à quelque minis­tre, ou marmiter dinoffensifs consomma­teurs de café. Cest le côté désagréable ; cependant, en sy prenant intelligem­ment, on a des chances de pouvoir con­server lincognito.

Mais qui donc paie ces estimables adeptes du chambardement général ? Jai comme une idée que ce ne sont pas les amis de la République ?

UN HOMME EMBARRASSÉ

...Cest le prince Henri dOrléaDS. Pour avoir sciemment oublié que la vé­rité nest pas toujours bonne à dire, il se trouve avoir sur les bras une série daffai­res dhonneur qui doit lui causer quelque ahurissement.

Tout dabord, il sagissait du général Albertone; puis, surgit le lieutenant Pini ; chargé de nettoyer lbonueur des officiers italiens ; enfl^n, le comte de Turin en sa qualité de prince du sang, réclama pour lui la priorité. Voici main­tenant quon parle dun adversaire plus élevé encore dans la hiérarchie sa­voyarde. Après, ma foi, ce sera le tour de Htacberto.^ «

Jai dit plus haut, que le prince Henri devait être ahuri ; jaurais ajou­ter : et flatté. On se larrache,

Moi, si jétais à sa place, je sais bien ce que je ferais :

Je les enverrais tous promener !

Japprends à linstant que le prince sest rencontré avec le comte de Turin et quil a été blessé.

Tant pis ; mais ce quil a dit nen de­meure pas moins. ;

gest toujours le lapin ... |

: Je vous prie de me passer cette expres­sion ; je dis lapin pour troupier.

Vous avez pu voir dans les journaux quun adjudant, accusé davoir, par ues brutalités, causé la mort dun soldat, avait été traduit- devant le conseil de guerre. Le résultat na pas été pour ne surprendre : ladjudant a été acquitté. Les débats ont prouvé que cétait un.ge ..de, douceur. Quant au tourlourou, il a été reconnu quil sétait méchamment laissé mourir dindigestion.

Sur cent militaires qui trépassent au régiment, il y en a quatre-vingt-dix- neuf qui le font exprès pour embê.er leurs chefs. Gela ne rate jamais. .

]

Mais il y a autre chose à retenir dans ôe procès, et je ne suis pas fâché de lap­prendre, cest que dans larmée on est si tellement bien nourri quon y claque à force de manger.

Ah ! le premier troupier qui viendra se plaindre à moi, je le recevrai de la belle façon.

LE REPOS du samedi

Il faut que je vous dise que, en mou jeune âge, jai été employé dans ce quar­tier qui vient dinnover le .repos du samedi, dont on fait tant de bruit en ce moment.

Il nétait pas alors question de surme­nage un mot bien bête, par paren- thèse ; nous ne connaissions ni les sorties, ni les congés; nous avions des appointements qui sembleraient maigres aujourdhui, mais qui nous suffisaient cependant, parce que nos exigences étaient modestes; jose dire que nous abattions autant de besogne que nos suc­cesseurs et nous ne nous en portions pas plus mal.

Il me semble que le souci que lon prend de la vie de lemployé de nos jours, outre quil est un peu intéressé, a une tendance à incliner vers le ridicule. Gest un moyen peut-être de retarder la réalisa­tion des réformes sérieuses que le patro­nat a pu éviter jusquici.

Le repos du samedi est une pure bê­tise; il ne servira quà fatiguer un peu plus lemployé et à lui faire dépenser da­vantage dargent.

Ce nest pas cela qui améliorera beau­coup son sort.

farceurs daméricains!

Aussi souvent que marrive la nouvelle dune innovation audacieuse, extrava­gante, je dirai même biscornue, je ne manque pas de mécrier : « Gela doit ve­nir dAmérique ! »

Et cela vient toujours dAmérique,-

Les gouverneurs dEtats du pays qui a donné le jour à Mme Rigo ont, à ce quil semble, des pouvoirs étendus ; ils com­posent à leur guise leurs états-majors et y admettent carrément les dames, surtout lorsquelles sont demoiselles.

Miss Louise Butt et Miss Yellie Ely viennent dêtre bombardées lieutenant- colonel de la milice, la première de la Géorgie, la seconde du Tenessee.

Ah! être collé à l'ours par une jolie miss, quelle joie ce serait pourDumanet.

Oui, mais je crois que Dumanet nest pas près de la savourer cette joie.

Oserais-je dire que je le regrette mé­diocrement?

Manquerait plus que cela, alors 1

O. Revoir.

--F*-

SOUVENIRS BAXTAM

« Limpératrice Eugénie a passé par Paris, retournant en Angleterre. »

Cette information, peu sensationnelle ce­pendant, mest revenue à lesprit hier, au moment le hasard dune promenade me faisait passer sous larc-de-triomphe de la place du Carrousel.

Et je revoyais par la pensée la souveraine déchue, éclatante de jeunesse et de beauté, passant sous cet arc triomphal, alors que les troupes présentaient les armes et que les tambours battaient aux champs.

Ah! que ce temps est loin! Que dévéne­ments depuis I Que dheures envolées, sans grand résultat pour nous, à ce quil semble !

Maintenant triste retour des choses dici-bas les chiens vont lever la patte sur ces pierres témoins de nos gloires disparues et Gugusse trimbale sa marmite dans ces allées jadis le petit neveu du grand homme promenait son incurable ennui et son éternelle cigarette.

Ces réflexions massombrirent pour tout le restant du jour. Moi, le vieux républicain- vieux est une manière de parler; je ne suis pas encore dâge â rendre des points à Ma- tbusalem je me sentis comme humilié de labandon déplorable dans lequel ladminis­tration laisse ce qui reste du palais de nos rois.

Jéprouve le besoin dexpliquer le mot «abandon»; il sadresse exclusivement à larc-de-triomphe. Cela mécœure quon laisse passer dessous le. premier venu; pour un peu, je crierais à la profanation.

Pour.le jardin, je reconnais que ladminis­tration a fait galamment les choses ; cest en­chanteur, et Mme de Sévigné, elle-même, en tomberait daccord, malgré labsence persis­

tante de lenchanteur. Parterres, fleurs, sta­tues, autant de joies pour les yeux.

Il est manifeste que depuis que lon a fourré sous le nez de Monsieur tout-le-monde ces chefs-dœuvre de lart, son goût sest épuré dune manière ostensible;cela ne souffre pas de discussion. Aussi, il soccupe de ces ravissantes statues de marbre ou de pierre... à peu près autant que de sa première che­mise. Tenez 1 pour un rien, je récrierais à la profanation.

On me dira peut-être que, pour un répu­blicain, jai lair passablement aristo; je ne le nie point. Le public ne me fait pas leffet dapprécier comme il le devrait les jouis­sances artistiques dont on repaît ses yeux. Je ne vois pas que cela ait élevé beaucoup son niveau intellectuel et je suis bien obligé de mavouer à moi-même que cela a abaissé le niveau des autres. Eu fait dart, je suis carrément protectionniste.

Tous ces bavardages me font oublier les réflexions que jai encore à présenter. Elles vont vous paraître peut-être singulières. Donc, passant comme je le disais plus haut sur Remplacement fut le palais des Tuile­ries, je me disais, anxieux : « logera-t-on le roi ou lempereur de lavenir?. Il faudra bien lui réédifier une bâtisse à peu près pré­sentable, car enfin... » Et je ne sus que me répondre. Je ne le sais pas davantage aujour-

Quelque bon républicain que je soie, il ne mest pas défendu, je pense, dinterroger lhorizon; je serais très marri sil arrivait malheur à la République, mais... songez donc quelle a vingt-sept ans ! Gest un grand âge et M. Méline, qui la soigne, ne minspire quune confiance médiocre.

Une jolie idée quil a eu, le général Eudes, de faire flamber les Tuileries. Tant quil y a des oiseaux, on nest jamais em­barrassé de leur bâtir des cages. Ne sommes- nous pas pour les payer ?

Ceci revient à dire que, si je ne regrette pas loiseau, je regrette la cage ou, si vous lai­mez mieux, que je trouve absolument ignoble le vide quelle a laissé. Il semble quon at­tende quelqu'un pour le boucher !

Quant à larc-de-triomphe, je me demande sil est de bon goût de le laisser se transfor­mer en urinoir ?

P. Darin.

Chronique buissonnière

A dos dHan...otaux

Ceux qui blaguaient M. Félix Faure sur son embarras du choix dun uniforme de gala, pour parader dans les cours étran­gères, doivent être bien décontenancés ; car le Président vient dinaugurer aux manœu­vres alpines un costume officiel, qui nest vraiment pas dans un sac... de chasseur alternativement à pied, à cheval, en voi­ture, en chemin de fer et à dos de mulet, voire même de ministre.

En voici la description, selon les reporters les mieux informés de visu :

Félix Faure est en jaquette noire; il porte une chemise rouge et un chapeau de feutre gris, son pantalon est en velours gris avec jambières. La rosette de la Légion dhonneur orne sa bou­tonnière.

Pends-toi, mon pauvre Guillaume 1 car voilà un travertissement composite et multi­colore, pittoresque et on ne peut plus seyant (comme disent les journaux de modes) qui dêgote toute les friperies de ta garde-robe ; comme le simple jonc à pomme dor de notre Félix, traduit élégamment en français labominable schlague allemande et le hnout russe à demi-barbare.

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Il est pourtant juste de reconnaître que notre cher et grand ami Nicolas II vient de se signaler par une mesure dont la gracieu­seté à notre égard na dégale que la char­mante cordialité de son accueil envers les Majestés teutonnes, qui se sont baisé les mains, le front, les joues que sais-je encore? avec leurs hôtes impériaux mos­covites.

Le Tsar Nicolas a fait savoir, de façon offi­cieuse mais formelle, quil sera permis darbo­rer, dans toute la Russie, des drapeaux fran­çais qui pourront ainsi mêler fraternellement leurs couleurs à celles du drapeau russe.

Limportance dune telle dérogation à la sévère étiquette russe, qui proscrit rigoureu­sement tout pavois étranger, néchappera pas à la pénétrante sagacité dHanotaux, notre Grand-Vizir avisé, qui doit en faire lobjet dun Livre jaune à la rentrée des Chambres.

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. Quant à la question dOrient, qui mijote à petit feu dans la Grèce, langélique Gabriel du quai dOrsay en abandonne la solution à la générosité bien connue dAbdul-Hamid-le-Magnanime, dont la gran­deur dâme nayant plus dArménieus à mas­sacrer, ni de journalistes « Jeunes-Turs » à