habitent. C’est une erreur fondée sur une vérité. Comme elles ne viennent habiter que dans les maisons dont les maîtres sont paisibles et où les cn- fans ne leur font point de mal, il est aisé de sentir que le bonheur habite le séjour qu’elles ont choisi, puisqu’elles donnent toujours la préférence aux bons ménages.
LE MERLE.
Cet Oiseau est reconnaissable à son plumage noir et à son bec jaune. La femelle est d’un brun
foncé, sa poitrine est roussâtre, son bec est brun.
Les Merles s’apprivoisent facilement; ils ne voyagent pas comme les Grives , aussi les élève- t-on dans des cages pour leur belle voix. Ils retiennent assez facilement les airs, et même ils répètent les phrases parlées ; mais leur chant particulier ne ressemble point a celui des autres Oiseaux, et l’on ne peut pas dire qu’ils chantent, ruais qu’ils sifflent des airs.
Il y a en Amérique une espèce de Merle qu’on appelle le Moqueur, parce qu’il imite parfaitement le ramage des autres Oiseaux, et qu’il a l’air
langues; son cirant ordinaire est, dit-on, plus agréable que celui du Rossignol; cet Oiseau est

