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dans la cendre. C’est par ces précautions que dans les villes on a des oeufs dans toutes les saisons, et il est prouvé qu’ils pourraient se conserver par ces moyens cent ans et plus , aussi s’en sert-on pour transporter les oeufs des Oiseaux étrangers qu’on ne peut faire venir vivaas en France. Lorsqu’ils sont arrivés on enlève avec soin le vernis, on les met sous une Poule ou sous tout autre Oiseau, qui les couve et fait éclore les petits.
Le soin de la Poule pendant l'incubation- (c’est- à-dire pendant qu’elle couve), les privations qu’elle s’impose, sa joie lorsqu’elle voit ses petits sortir de leur enveloppe; sa tendresse lorsqu’elle les conduit dans les champs ; son effroi lorsqu’elle apperçoit quelque nuage qui peut les refroidir, ou quelqu’Oiseau de proie traversant les airs; son courage, qui lui fait braver les Animaux les plus vigoureux pour défendre ses Poussins ; cet ensemble de soins et de ■ prévenances, offre un spectacle aussi touchant qu’admirable.
11 y a un grand nombre de variétés de Poules , les plus fécondes sont les noires.
11 y a des Poules naines qui ne sont pas si grosses que nos Pigeons de colombier; il y en a aussi de négresses , qui ont la crête, les barbillons et la peau absolument noirs ; mais on ne les élève en France que par curiosité, parce que la couleur de la chair excite le dégoût.
Les Poulardes sont des Poules à qui l’on a ôté, par une opération, la fatuité de pondre;
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