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tesse, j’arrive de l’armée, porteur d’une triste et affligeante nouvelle !<• Tbéolinde s’effraya de ce préambule et s’écria: »0 ciel! venez-vous m’annoncer encore quelque grand malheur? qu’est-il arrivé ? dites, dites, ne me cachez rien, je veux tout savoir. Mon époux, le chevalier Adelbert, où est-il? aurait-il péri!...«
•>Je ne puis rien vous cacher,« reprit le page, »car j’ai lieu de croire que déjà vous devez en avoir été informée par la rumeur publique. Oui, noble dame, votre époux n’existe plus, il a trouvé une mort glorieuse en combattant pour la patrie. Atteint d’une profonde blessure, il avait été à l’ambulance; on m’avait placé auprès de lui pour le servir et le soigner; il ne put que m’adresser d’une voix mourante ces paroles: »»Tes soins sont inutiles, mon cher Cunnibert, je sens que ma dernière heure est venue, je vais quitter ce monde; encore quelques instants, et je paraîtrai devant le trône de mon juge suprême; écoute donc mes dernières recommandations: aussitôt que mes yeux seront fermés pour toujours, tu prendras la route de Haute-Rocbe, et tu annonceras à ma bien-aimée épouse Tbéolinde la nouvelle de ma mort ; tu lui remettras mon anneau nuptial que voilà, et tu lui diras que je la remercie

