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de tout le bonheur dont elle ma fait jouir durant tout le temps de notre union.» « En achevant ces mots, il tira de son doigt lanneau nuptial, me le remit, prononça encore quelques oraisons à voix basse, et un quart dheure après il rendit son âme à Dieu.»

Ayant ainsi terminé son rapport, le page remit à Théolinde un anneau dor. La comtesse tomba évanouie sur son siège. »0 ciel!« sécria-t-elle, »en répandant un torrent de larmes, lorsquelle eut repris ses sens, voilà donc mes sinistres pressentiments réalisés; mon Adelbert nest plus, je suis veuve, et ma malheureuse fille nest plus quune pauvre orphe­line! Cette bague, gage de la tendresse de mon bien- aimé Adelbert, me rappelle encore ce moment fortuné , peu de jours avant notre hymen, il la mit à mon doigt, en me disant: »»Chère Théolinde, toi qui es, après Dieu, ce que jai de plus cher au monde, reçois ce gage de mon inviolable fidélité jusquà mon dernier soupir...«« O ciel! ô ciel! mon coeur se brise de douleur.» Et elle tomba dans une nou­velle défaillance, mais si grave, quil fallut la porter sur son lit. Long-temps tous les efforts pour la rap­peler à la vie furent infructueux, et quand elle revint à elle-même, elle se trouva dangereusement malade.