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vos yeux... Je respecte votre vive douleur, mais, quel quen soit le motif, croyez-moi, prenez lion courage. Le temps de la pluie, des orages et du tonnerre ne dure pas toujours, et pour vous aussi brilleront des jours plus sereins.»

»N'on, jamais, jamais pour moi,» soupira le che­valier; et son regard douloureux se fixait sur la terre.

» Pourquoi non? d vient ce découragement? Moi aussi, tel que vous me voyez, jai beaucoup souffert. Jétais autrefois un vaillant guerrier; jai assisté à bien des combats, essuyé bien des privations et des fatigues, comme aussi jai habité bien des châteaux et goûté les maux aussi bien que les jouis­sances de la vie. Une maudite flèche en me fracas­sant le bras droit ma fermé la carrière militaire. Dès lors tous les malheurs imaginables sont venus fondre sur moi. Mais aujourdhui je remercie Dieu des maux quil ma envoyés encore plus que des jouissances quil mavait procurées; la prospérité menivrait, ladversité ma ramené à la sagesse et à la modération. Je croyais dabord que je ne rirais jamais de bon coeur, et que pour moi il ny aurait plus sur la terre ni joie ni tranquillité. Jai pris le monde en dégoût. Je me suis retiré dans ces