rochers sauvages: cest ici, dans cette cellule silen­cieuse et solitaire, que Dieu me rendit le calme et le repos. Grâce à sa ^fovidenee, tout se termine bien ici-bas: ouvrez donc votre âme à lespérance, et consolez-vous comme moi.»

»I1 mest difficile de croire, mon lion Père, que vos souffrances aient égalé les miennes. Je vais vous faire le récit de mes infortunes, et vous jugerez.»

»Oui, chevalier, contez-moi vos douleurs, cela vous soulagera, et je vous écouterai avec le plus vif intérêt.»»

Létranger commença ainsi: »Je suis le chevalier Adelbert de Ilaute-Rocbe, fils unique du comte Cuno de Haute-Roche.»

«Quoi!» sécria Benno, »vous êtes le fils du feu comte de Haute-Roche! soyez alors mille fois le bienvenu. Votre père était un noble et vaillant che­valier, je lai bien connu, car jai servi sous lui. Son château sélevait majestueusement sur la cime dune montagne boisée, comme la couronne sur la tète dun roi. Tous les environs, champs, forêts, prairies, aussi loin que la vue pouvait sétendre du haut du château, dépendaient de son domaine. Tous les habitants de la vallée étaient ses vassaux. Votre mère, que Dieu lait en sa sainte garde! était une