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rien à ce qui se passait; mais sa mère, ma tendre épouse, tomba évanouie entre mes bras ...«
Le chevalier essuya une larme qui vint mouiller ses paupières, puis il reprit son récit.
«Vous savez quelle malheureuse tournure prit la guerre. La supériorité du nombre nous accabla. Bientôt nous vîmes envahir nos campagnes, saccager nos châteaux, ravager nos villes et nos villages par le fer et le feu. Les funestes nouvelles que nous recevions journellement à l’armée, et mon inquiétude sur le sort de ma femme et de mon enfant, me déterminèrent enfin, ne pouvant quitter mon poste, à envoyer un de mes écuyers, déguisé en pèlerin, au château de Haute-Roche, pour voir ce qui s’y passait, et j’attendis son retour avec anxiété. Mais mon fidèle écuyer ne revint pas; je n’en ai plus entendu parler, et j’ignore ce qu’il est devenu. "Vous pouvez bien vous imaginer dans quelle perplexité je me trouvai alors. Tout le jour nous combattions les ennemis, et la nuit, le chagrin et l’inquiétude m’empêchaient de fermer les yeux.«
«Enfin la paix fut conclue, je revins dans mes foyers. Mais quel triste spectacle s’offrit à mes regards! de loin je vis mes donjons à moitié détruits, et du château paternel je ne retrouvai que

