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vous témoigner notre reconnaissance, nous vous apportons quelques présents champêtres; c’est tout ce que nous avons de mieux à vous offrir. Nous ne savons pas tourner un compliment, nous autres, mais vous n’y regarderez pas de si près. C’est nos coeurs qu’il faut voir: comme ils vous chérissent! Le bon Dieu, qui sait lire dans, le fond de nos âmes tout comme on lit dans un livre, y voit les souhaits sincères que nous formons pour vous. Lui seul peut les exaucer, et nous espérons qu’il le fera."
Benno, vivement touché des témoignages d’amitié de ces bons campagnards, les en remercia en termes qui peignaient toute l’émotion qu’il éprouvait. Un cri général, trois fois répété, de vive notre vénérable père Benno, retentit dans les airs.
Ce fut au milieu de cette scène d’allégresse qu’arriva le chevalier Adelbert, conduisant son épouse Théolinde appuyée sur son bras. Aussitôt qu’Adelina les aperçut, elle courut au-devant d’eux en pleurant de joie: «Mon père! maman!..." voilà tout ce qu’elle put dire. Ses parents la comblèrent de tendres caresses, et Théolinde lui répondit: »0 ma chère fille, quel jour de bonheur le ciel nous a préparé après tant de souffrances!" Adelbert disait à son tour: «Oui, quel bonheur que tu

