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me sois rendue, ma chère fille, et que tu maies fait retrouver ta bonne mère!«

»Dieu de bonté,« dit alors le pieux ermite, »je vous rends grâces davoir embelli le jour de mon jubilé par le bonheur de ces nobles époux. Jetez un regard favorable sur ces coeurs généreux que vous avez réunis dune manière si miraculeuse; bénissez-les de nouveau, et faites quils puissent compter ensemble plus dun jubilé. Faites que cette chère enfant, par laquelle vous les avez réu­nis aujourdhui, soit encore par la suite une source intarissable de joie pour les coeurs aimants. Bénis­sez aussi tous les braves gens qui sont rassemblés ici. Répandez lunion et la paix, le bonheur et le contentement dans tous les ménages, et que tous les enfants, par le moyen de votre grâce, deviennent la joie et la consolation de leurs parents.«

Cette pieuse invocation terminée, lun des culti­vateurs, respectable vieillard aux cheveux blancs, adressa ensuite au nom de tous les assistants les plus cordiales félicitations à la noble famille, et il termina sa courte allocution par ces mots: »Nous ne cesserons de prier le bon Dieu pour quil daigne vous accorder tout ce que le père Benno vient de souhaiter pour vous.«