119
me sois rendue, ma chère fille, et que tu m’aies fait retrouver ta bonne mère!«
»Dieu de bonté,« dit alors le pieux ermite, »je vous rends grâces d’avoir embelli le jour de mon jubilé par le bonheur de ces nobles époux. Jetez un regard favorable sur ces coeurs généreux que vous avez réunis d’une manière si miraculeuse; bénissez-les de nouveau, et faites qu’ils puissent compter ensemble plus d’un jubilé. Faites que cette chère enfant, par laquelle vous les avez réunis aujourd’hui, soit encore par la suite une source intarissable de joie pour les coeurs aimants. Bénissez aussi tous les braves gens qui sont rassemblés ici. Répandez l’union et la paix, le bonheur et le contentement dans tous les ménages, et que tous les enfants, par le moyen de votre grâce, deviennent la joie et la consolation de leurs parents.«
Cette pieuse invocation terminée, l’un des cultivateurs, respectable vieillard aux cheveux blancs, adressa ensuite au nom de tous les assistants les plus cordiales félicitations à la noble famille, et il termina sa courte allocution par ces mots: »Nous ne cesserons de prier le bon Dieu pour qu’il daigne vous accorder tout ce que le père Benno vient de souhaiter pour vous.«

