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Adelbert serra affectueusement la main du digne vieillard, et lui répondit dun ton pénétré:

«Mon bon ami, je suis très-sensible à lintérêt que vous prenez à mon bonheur, et je vous en remercie du fond de mon âme, vous et tous ces braves pères de famille. Puisse lElernel accomplir les voeux que vous formez pour nous, et accorder à vos femmes et à vos enfants tous les biens que vous nous souhaitez!»

Alors ce cri joyeux: «Vive le noble chevalier Adelbert et sa famille!» retentit de toutes parts et fut répété par les échos dalentour.

Puis la bonne fermière savança dun air modeste vers Adelbert, et, après une profonde révérence, elle dit:

«Seigneur Chevalier, jai une grâce à vous de­mander, mais excusez-moi, jose à peine vous le dire. Nous avons apprêté aujourdhui, en lhonneur du père Benno, une petite collation ; elle nous attend -bas sur la pelouse ronde entourée darbres, veuillez nous faire lhonneur dêtre des nôtres.»

Linvitation fut acceptée; en conséquence Adel­bert et Théolinde, Adelina et Benno, ainsi que tous les assistants, jeunes et vieux, prirent place auprès du banquet champêtre. La fermière seule et son