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nocente et qu’elle te pardonne. Elle espère te revoir dans le ciel, puisque ce bonlieur ne lui était plus réservé sur la terre. Elle te prie de vivre toujours d’après les saints préceptes de la religion, et de ne point pleurer sur son sort. Elle te remet le soin de son fils bien aimé.« Cher enfant! n’oublie pas surtout de lui dire que j’étais innocente et fidèle; répète- lui que ce furent mes dernières paroles au moment de la mort; dis-lui que mon amour pour lui ne s’éteignit qu’avec ma vie. Tu lui raconteras comment j’ai vécu, et comment j’ai fini mes jours dans cette solitude. Dis-lui que je le prie de faire transporter ma dépouille mortelle dans le caveau où reposent ses aïeux; car je ne me rendis point indigne d’eux, bien que je ne sois qu’une criminelle dans l’opinion des hommes.»
■•Apprends encore quelque chose que tu ignorais: j’ai, comme toi, sur cette terre des parents tendre-, ment chéris. Ah! Dieu! je ne sais pas s’ils ont survécu à l’affliction que je leur causai si involontairement. S’ils existent encore, tu prieras ton père de te conduire promptement auprès d’eux: la joie inexprimable de voir leur petit-fils bien-aimé, leur fera oublier sept longues années de souffrances. O mon père! continua Geneviève en versant un torrent de larmes, combien n’auras-tu pas gémi sur moi! et toi, mère chérie, que tes larmes auront coulé abondamment sur la Geneviève! O mes chers parents! mes chers parents! que ne puis-je vous voir encore avant de mourir! Ilélas! vous formeriez le même désir, si

