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CHAPITRE XVII.

Fin de lhistoire de Geneviève.

Depuis que Geneviève était üe retour, chacun vou­lait contempler ses traits. Elle était ordinairement vê­tue de blanc, assise dans un fauteuil ou sur un lit de repos. Sa figure avait une expression si angélique de piété et de douceur, quelle semblait environnée dune auréole de gloire. Elle avait toujours quelques mots à dire à ceux qui venaient la voir, elses paroles restaient gravées dans leur souvenir.

»Mes bons amis, leur disait-elle dune voix tou- chanteau suis charmée de vous voir chez moi. Je vous remercie de lamour que vous me témoignez, et de la part si vive que vous prenez à mes peines et à mes plaisirs. Je nignore point que vous avez aussi beau­coup à souffrir. Mais aimez Dieu, et reposez-vous sur sa providence. Ne vous livrez jamais au désespoir; car il préserve les siens de tout danger, et fait tourner en bien ce que les hommes ont pensé en mal. Vous en voyez la preuve dans mon histoire.

«Sachez vous contenter du peu que vous avez, car lindigence nexclut pas le bonheur; cest ce que jai appris dans le désert. Quelque pauvre que vous soyez, vous ne léles pas autant que je le fus pendant sept longues années. Vous possédez tous une chaumière pour vous abriter, et des vêlements pour vous couvrir. Vous avez un lit pour vous reposer, et lhiver un peu de bouillon et du feu pour vous réchauffer. Que faut- il de plus à lhomme sage pour vivre content? Ne vous