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Hirlanda ne put se défendre déprouver bientôt pour lui une inclination quil justifiait à tous égards.

Arthur, enchanté de laccueil obligeant quil avait I reçu, et de la préférence que les parents dHirlanda semblaient déjà lui accorder, croyait toucher au terme de ses voeux, lorsquune circonstance, aussi doulou­reuse quimprévue, vint resserrer plus étroitement les liens daffection qui lattachaient à la jeune fille. La pauvre Hirlanda perdit son père, et sa mère, brisée par le chagrin, le suivit de près au tombeau.

Seule au monde avec une grande fortune, mais sans appui pour son isolement, elle dut éprouver quelque consolation, lorsque après les longs jours consacrés au deuil, Arthur, qui lui avait prodigué toutes sortes de preuves dattachement dans une si cruelle situation, la supplia avec les plus vives instances de laccepter j pour protecteur et pour époux.

Hirlanda lui répondit avec effusion, quelle avait été bien touchée de ses soins assidus, des adoucissements délicats quil sétait efforcé dapporter à sa douleur. Elle ajouta quelle acceptait son alliance, et quelle espérait ainsi accomplir encore en ce monde la volonté de ses chers parents, qui ratifieraient dans le ciel une union consacrée parla vertu.

Lépoque des fiançailles fut fixée à deux semaines de.

Ces deux êtres, dont les coeurs semblaient avoir été créés lun pour lautre, reçurent avec un pieux recueillement la bénédiction nuptiale que le prêtre leur donna dans la chapelle du château. Les parents