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tliur, deux mois après larrivée de Gérard. Ilirlanda sétait aperçue déjà plus dune fois du changement qui sétait opéré dans la conduite de ses serviteurs; mais elle ne savait à quoi lattribuer; elle était loin surtout de soupçonner les desseins odieux de Gérard, et, dans le secret de son aine, elle se contentait de demander à Dieu le retour prochain de son époux bien-aimé.

CHAPITRE IV.

Arthur.

Arthur, par son départ si rapide et si secret, sétait épargné une partie des douleurs qui accompagnent toujours notre séparation des êtres qui nous sont chers. Cependant, tout le long de sa route, il ne ces­sait de se reprocher de navoir pas revu son épouse encore une lois, car pouvait-il se croire assuré de re­venir jamais auprès delle! Puis, le courage renais­sait toul-à-coup dans son ante, et il se disait avec un noble enthousiasme: »Je vais combattre les ennemis de mon roi, et, avec laide de Dieu, je reviendrai vain­queur dans mes loyers; ma tendre épouse me recevra couvert de gloire, et je retrouverai auprès delle et de mon enfant le bonheur et la paix des premiers jours de notre union.«

A travers toutes ces pensées, qui tour à tour rem­plissaient son ame dinquiétude ou despérance, il acheva son voyage, sans compter la longueur ni les fa-