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«Probablement, répliqua Gérard, celui de désen­nuyer notre chère comtesse par des contes et des légendes du bon vieux temps. Olivier passait généra­lement pour avoir beaucoup desprit.«

Arthur, en écoutant ces paroles, se promenait à grands pas dans le parc de son château, en proie à une agitation fiévreuse. Gérard, qui observait tous ses mouvements, toutes ses impressions, eut une idée aussi soudaine quinfernale. Il quitta brusquement son frère, se fit amener un cheval, et, pressant de léperon son coursier, disparut comme un éclair au détour de la grande avenue.

CHAPITRE XII.

Le faHx témoignage.

A deux lieues de distance sélevait, au bord de la route, un manoir crénelé, ceint de hautes murailles percées de meurtrières et entouré de larges fossés pleins dune eau verdâtre et dormante. Cétait le repaire redoutable d'un chevalier dont on pouvait dire, avec vérité, quil ne craignait ni Dieu ni les hommes. Son unique passion était le gain, sa seule loi la satisfaction de tous ses vices. Intrépide spadassin, il provoquait outrageusement quiconque savisait de trouver sa con­duite blâmable, et déjà nombre de chevaliers avaient reçu la mort de sa main en combat singulier. Le duel, dans ces temps peu civilisés, était malheureusement autorisé par les lois, et le bon droit, aux yeux du vul-