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temps barbares étaient impuissantes à protéger contre loppression.

Hirlanda gémissait dans sa prison, en attendant le sort que Dieu lui réservait. Un peu de paille et quel­ques lambeaux de tapisseries formaient sa coucbe; du pain noir et dur, de leau saumâtre étaient sa ché­tive nourriture, quune vieille femme muette venait chaque jour déposer auprès delle.

Quelques jours avant celui fixé pour le combat, elle demanda quun prêtre lui fût amené. On ne put lui refuser cette triste faveur. Hirlanda raconta en pleu­rant à lhomme de Dieu toutes ses infortunes. Elle saccusa pieusement des fautes involontaires de sa vie, et lorsque le prêtre prononça sur elle les paroles de la pénitence qui ouvrent le ciel, une ineffable lueur de consolation éclaira son aine. Elle se sentit fortifiée par les grâces du sacrement quelle avait désiré avec tant de ferveur, et toute sa foi se reposa sur les pro­messes de lautre vie, la plus sublime des espérances chrétiennes.

CHAPITRE XIII.

Le triomphe de linnocence.

Lheure de lépreuve fatale avait sonné.

Hirlanda venait de passer toute une nuit en prières, avec le vénérable prêtre qui ne la quittait point. Age­nouillée au pied du crucifix, elle avait pleuré toutes ses larmes, déposé toutes ses terreurs; à présent, la, résignation lui restait.