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Ils accoururent en foule aux portes du vieux manoir, en faisant retentir les airs de leurs joyeuses acclamations. Le cortège rentra bientôt, conduisant Hirlanda en triomphe avec son fils qu’elle tenait par la main. Les cris d’allégresse redoublèrent sur son passage, et des larmes d’attendrissement coulèrent de tous les yeux.
Le comte Arthur et sa famille se rendirent d’abord à la chapelle pour adresser à Dieu de solennelles actions de grâces.
C’était un spectacle bien touchant que de voir, agenouillés au pied de l’autel, la mère et l’enfant que la Providence avait réunis pour toujours, après les avoir rendus dignes du bonheur céleste par leur courage au milieu des plus dures épreuves qui puissent traverser la vie.
CHAPITRE XIV.
L’abbé Bertrand.
»Mon révérend père, dit le comte Arthur au bon religieux, le lendemain de la scène que nous venons de raconter, vous êtes l’instrument dont Dieu s’est servi pour sauver mon épouse et mon fils, et pour me rendre des jours de félicité auxquels je n’osais plus croire. Daignez m’apprendre ce qu’il faut que je fasse pour remercier Dieu dignement, et pour effacer autant qu’il me sera possible le souvenir et la trace des cui-

