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J. ES JUMEAUX
César, bien qu’il fût méchant, n’a- \ ait pas, il faut le dire, assez de jugement et d’expérience pour concevoir d’avance toute la portée de sa vilaine action. Il ne commença à être éclairé que lorsqu’il vit le pauvre Joseph arrêté et que chacun se récria sur la perversité de ce jeune homme, puis enfin quand il apprit que Joseph était condamné.
Dès lors le vrai coupable n’eut plus de repos ; le remords avait enfin eu prise sur son cœur. Il perdit sa gaieté, le sommeil abandonna ses paupières; il maigrissait à vue d’œil, ne mangeait plus et était toujours triste. Souvent son frère, inquiet et alarmé de ce changement, le surprenait pleurant et ne pouvait deviner la cause de ces larmes.
Bientôt César devint assez malade

