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faire qu'à jouer. J allai de lotis côtés cher­cher des feuilles sèches et du bois mort; je tirai du feu, le soufflai avec ma bouche; une flamme pétillante séleva ; il se forma aussitôt un monceau de cendres. Jy enterrai mes œufs et je tâchai de distraire mon impa­tience jusquà ce quils fussent cuits. Alors seulement je maperçus de labsence de Cas­ier ; je pensai quil cherchait aussi sa nourri­ture, et je ne doutai pas quil ne vint bientôt me rejoindre. En fort peu de temps les œufs furent durcis; jen dévorai quatre avec un appétit qui me les fit trouver excellents, quoi­que je neusse rien pour les assaisonner. J'allais manger les deux derniers; mais je réfléchis que je ne serais peut-être pas assez heureux pour en trouver dautres dans celte même journée, et qu'il était prudent de garder ceux-ci pour mon souper. Je les serrai soigneusement, et j'eus le courage de faire taire ma faim, qui nétait rien moins que satisfaite. 11 sétait écoulé plusieurs heures dans ces occupations, et le soleil dar­dait ses rayons sur ma tète découverte. JoHai