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LE ROBINSON

chercher de lombre sous de grands arbres qui bordaient lu plaine, et je m'amusai à les examiner. Jen vis un dont le tronc était garni de gros fruits qui ressemblaient à des citrouilles, et jen abattis un avec une grosse branche que javais trouvée à terre. Lécorce en était si dure que jeus de la peine à en couper un morceau avec mon couteau; la chair était molle et jaunâtre, et le goût si désagréable que je ne pus en manger. Je jetai de eolère le fruit loin de moi, et jétais de fort mauvaise humeur quand japerçus Castor qui revenait de sa chasse. Sa gueule était ensanglantée; il traînait le corps dun animal quil avait étranglé, et dont il avait déjà dévoré une partie; cette vue me causa une grande joie. Je caressai mon chien, et comme il était rassasié, je neus pas de peine à memparer de sa proie. Jécorchai de mon mieux cet animal, qui était de la grosseur dun lièvre, mais dont la tête ressemblait à celle du cochon Ce travail achevé, je courus à mon feu ; il brûlait encore sous la cendre; ie rassemblai les plus gros charbons et je fis