LF ROBINSON

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\ is (l'autre moyen déviter un sort funeste que de grimper sur un des arbres les plus élevés ; je me cachai dans le plus épais du feuillage. J'étais assez solidement assis sur une forte branche, une autre me servait de dossier; mes pieds étaient solidement appuyés ; mais tout cela ne me rassurait pas contre la crainte de tomber. Je détachai mes jarretières, je les nouai ensemble, et jen formai une ceinture avec laquelle je me liai fortement au tronc de larbre. Malgré toutes ces précautions, la peur me tint longtemps éveillé; jétais dail­leurs fort inquiet pour mon cher compagnon, que je navais aucun moyen de garantir du danger dêtre dévoré. Enfin je mendormis . en soupirant après le bonheur de trouver des hommes pour me défendre et me nourrir, et une maison pour me servir dabri.

Castor, (jui ne partageait ni mes craintes ni mes inquiétudes, dormit fort tranquille­ment; mais il fut le premier éveillé, et vint japper au pied de mon arbre comme pour mavertir quil était temps de songer au départ. Le jour commençait seulement à