DK DOUZE ANS.

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faire une excellente pèche. Mais toutes ces choses me touchaient peu; jétais loin de prévoir que je fusse destiné à me suffire, et je comptais toujours que dautres travaille­raient pour moi.^

Quand nous eûmes atteint le bas de la montagne le soleil était dans toute sa force, et nul arbre ne soffrait pour nous mettre à labri. Je pris le parti de tourner à lentour, et je découvris, avec grand plaisir, une ca­vité dans le roc, nous pouvions nous re­tirer pendant la grande chaleur. Jy portai quelques grosses pierres dont je me fis un siège. Castor sétendit à mes pieds. Le grand air et lexercice mavaient donné tant dappé­tit que le morceau de viande qui me restait me parut bien petit, d'autant plus quil le fallait partager avec mon camarade; ce fut bien pis quand, en le développant, il exhala une si mauvaise odeur que le cœur men sou­leva. La grande chaleur lavait absolument gâté; je fus obligé de labandonner à mon chien, qui nen fit que deux bouchées, et de me contenter des œufs durs dont je métais