U ROBINSON

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précautionné. Après m étré reposé quelques heures, je commentai à gravir la montagne avec beaucoup de fatigues et de difficultés. Dans quelques endroits cétait une roche unie mes pieds ne trouvaient aucune prise ; je rampais alors en m accrochant à quelques piaules qui sortaient des lentes du rocher. Plus loin la terre était couverte de cailloux, et ailleurs le terrain était si glissant que jé­tais sur le point de rouler jusquen bas. Je ne perdais pourtant pas courage, et la vue dun bouquet de bois que j apercevais à mi- côte me faisait redoubler delforts pour y ar­river. Mon fidèle compagnon maidait de son mieux ; quand je me sentais glisser, je mac­crochais à sa crinière; il sy prêtait avec la plus grande complaisance, et avec son se­cours je gagnai enfin le bois, je trouvai le dédommagement de toutes mes peines. De grands citronniers, chargés de fruits en pleine maturité, moffrirent un soulagement dont javais le plus grand besoin. La terre était couverte de citrons; jen mangeai avec avi­dité; rien ne m'a jamais fait tant de plaisir