Di, DOUZE AXS.

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que ce jus rafraîchissant, dans un moment je succombais à lexcès de la chaleur et de la fatigue. Après mêtre bien reposé, je rem­plis mes poches de citrons, et je quittai cet endroit agréable pour grimper, avec un nou­veau courage, et atteindre avant la nuit le sommet de la montagne. Javais surmonté les plus grandes difficultés; le chemin qui me restait à faire était uni et facile ; une es­pèce descalier formé par la nature me con­duisit au terme de mes désirs ; mais, lorsque je leus atteint, le soleil était couché depuis longtemps, et lobscurité mempêchait de distinguer les objets éloignés et de satisfaire mon impatiente curiosité. Je songeai donc à marranger pour la nuit. Il ny avait aucun arbre je pusse monter pour me mettre en sûreté contre les bêtes féroces. Ma peur se renouvela ; il sy joignit bientôt un froid ex­cessif; jignorais encore que les lieux élevés sont toujours froids. Je me décidai à faire un grand feu et à me coucher auprès. Beaucoup de plantes sèches men donnèrent le moyen; jen rassemblai un grand tas que jallumai

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