DE DOUZE ANS.
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une large et plate qui était tranchante d'un côté; je m’en servis pour creuser la terre autour de deux jeunes arbres que je vins à bout de déraciner. Je lis ensuite deux trous profonds au-devant de ma maisonnette, à égaie distance des deux arbres. Je me servais alternativement de mes mains, de mon couteau et de grandes coquilles. Quand j’eus assez creuse ces trous, j’y plantai les deux jeunes arbres que je destinais à recevoir et à soutenir ma porte; la distance de ces arbres aux colonnes lut remplie de branches entrelacées, ce qui forma un quatrième mur, qui ne différait des trois autres que parce qu’il avait une ouverture. Je fus fort content de mon ouvrage; je m’assis pour le contempler et prendre un peu de repos. J’avais la veille étendu la peau de l’agouti pour la faire sécher au soleil, espérant en tirer parti; je m’aperçus qu’elle se racornissait et ne serait plus propre à rien. Combien je désirais de posséder quelques clous et un marteau ! J’aurais cloué cette peau en l’étendant de toutes mes forces, et elle aurait séché sans se rétrécir.

