DE DOUZE ANS.

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que tu expies >es Toutes par le travail et par les peines de ta situation. Soumets-loi donc à sa volonté, et considère toutes les grâces quil te fait pour en être reconnaissant. » Je réfléchis alors que j'aurais pu aborder une terre peuplée d'animaux féroces qui m'eus­sent dévoré, ou un lieu si aride que jy aurais péri ou de faim ou de soif, et que toutes les ressources que javais trouvées dans mon île, je les devais aux soins paternels de mon Créateur. Je lus si frappé de ces idées con­solantes que mes larmes de désespoir se chan­gèrent en larmes d'attendrissement. Mon sang, rafraîchi par mes dernières réflexions, me permit, avant le jour, de goûter quelques heures de sommeil.

Mon enclos lut achevé le lendemain, et je repris mon projet de voyage. Je pouvais sans inquiétude méloigner pour quelques jours de mes chers animaux. Outre une provision de fourrage que je leur laissais, ma chèvre pouvait brouter les pousses des jeu nés arbres qui formaient la haie de son parc. Quand elle eût pu manger lotîtes celles du dedans de