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DE DOUZE ANS. 157
des espèces de chandelles, comme on en lait dans mon pays avec du suif. Allons! voilà qui vaut bien la peine de retourner dès aujour- ^ d’hui à ma grotte; si je ne réussis pas, je
n’aurai du moins aucun reproche à me faire.» Je me mis sans tarder à l’ouvrage. Je passai toute la journée à ramasser des haies, dont je remplis un sac et une grande corbeille, qui furent mis sur la claie. Il était fort tard quand j’achevai mon ouvrage; mais un beau clair de lune favorisait mon retour, et le vent frais du soir diminuait la fatigue pour moi et pour . mon compagnon de travail ; il traînait coura
geusement la claie, et je l’aidais de tout mon pouvoir en la poussant par-derrière. Le babil de Coco m’amusait en chemin. « Courage, courage, mon petit maître, prononçait-il distinctement ; à la maison, à la maison, donnez du vin à Coco. » Puis il sifflait l’air : Vive Henri IV! que je m’étais plu à lui apprendre. En arrivant, j’avais grand besoin de mon lit; je m’y jetai après avoir bu une tasse de lait chaud, et dans une grande impatience d’être au lendemain. Aussi le soleil
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