LE ROMJiSON

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ne me trouva pas dans mon lit. Mon premier soin fut d'allumer du feu. Je mis les baies dans ma marmite ; je les fis cuire doucement, et, pendant quelles bouillaient, je préparai des mèches. Lorsque je vis paraître au-dessus de la marmite une belle matière huileuse, d un vert clair et dune odeur agréable, je la levai avec une coquille creuse, je la mis dans une cuve d écaillé de tortue, que je posai près du feu pour l'entretenir liquide. Quand j eus levé toute la graisse, j eus une assez grande quantité de cire fondue; je trempai les mèches l'une après lautre dans la cire, et je les sus­pendis ensuite à des branches. Lorsque la cire fut prise autour et refroidie, je les trempai de nouveau et je continuai ainsi jusquà ce que mes bougies me parussent assez grosses ; après quoi, je les plaçai dans lendroit le plus frais de ma grotte, pour les durcir parfaite­ment avant den faire usage. Cependant on se doulebien que j en voulus essayer dès le soir; jen fus extrêmement satisfait. Mes bougies donnaient une lumière douce, qui, en se ré­fléchissant sur les parois brillantesde la grotte,