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lonté pour lui. Son père, s’en étant aperçu, lui dit qu'il la faisait maîtresse sur le choix d’un époux, et qu’elle n’avait qu’à se déclarer. Comme plus ou a d’esprit, plus on a de peine à prendre une ferme résolution sur cette affaire, elle demanda, après avoir remercié son père, qu’il lui donnât du temps pour y penser.
Elle alla, par hasard, se promener dans le même bois où elle avait trouvé Kiquet à la Houppe, pour rêver plus commodément à ce qu’elle avait à faire. Dans le temps qu’elle se promenait, rêvant profondément, elle entendit un bruit sourd sous ses pieds, comme de plusieurs personnes qui vont et viennent et qui agissent. Ayant prêté l’oreille plus attentivement, elle ouït que l’un disait :
« Apporte-moi cette marmite. »
L’autre :
« Donne-moi cette chaudière. »
L’autre :
« Mets du bois dans ce feu. »
La terre s’ouvrit dans le même temps, et elle vit sous ses pieds comme une grande cuisine pleine de cuisiniers, de marmitons et dé toutes sortes d’officiers nécessaires pour faire un festin magnifique. Il en sortit une bande de vingt ou trente rôtisseurs, qui allèrent se camper dans une allée du bois, au- , tour d’une table fort longue, et qui tous, la lardoire à la main et la queue de renard sur l’oreille, se

