VOYAGE AU PAYS DU BONHEUR.

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Le gendarme lui aisément sur son visage quil disait la vérité, et le rassura en lui disant que pen­dant toute la route sa bonne mine lui servirait de pas­se-port.

Il lui demanda ensuite si la voiture renfermait quel­ques objets défendus au pays dans lequel il allait en­trer. Georges demanda de quels objets il voulait parler. Le brigadier lui dit que cétaient, pour les garçons, les livres détude, et pour les petites filles les canevas, parce que lon ne travaillait pas au pays du bonheur.

Georges et ses cousines affirmèrent avec empresse­ment quils navaient rien emporté de tout cela, et on les laissa continuer paisiblement leur chemin.

Arrivés à Nanterre, tous les embarras cessèrent.

Ils virent venir à eux une petite paysanne coiffée

dun joli bonnet et dun mouchoir posé à la manière

des marchandes ; elle leur offrit de ces appétissants gâteaux dont la couleur dorée et la bonne odeur suffi­sent pour exciter lappétit.

Quand ils en eurent pris autant quils en pouvaient manger, la paysanne les invita à choisir sa maison