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VOYAGE AU PAYS DU BONHEUR.

les couleurs, et des sabres, des fusils, des tambours, tous plus beaux et plus riches les uns que les autres.

Caroline et Amélie pensèrent bien à emporter quel­ques-unes de ces belles poupées, et Georges le plus beau de tous ces beaux polichinelles ; mais ils navaient pas beaucoup de place dans la voiture, et ils lurent assez rai- sonnables pour comprendre quil y aurait de lingrati­tude à se séparer de leurs poupées et du polichinelle quils avaient depuis si longtemps et qui étaient si sages, pour en prendre dautres.

Ils remarquèrent ensuite un superbe étalage se trouvaient reproduits en pain dépice les polichinelles et les poupées quils venaient de voir ; mais ceux-ci pouvant se manger et ne devant pas, par conséquent, les embarrasser longtemps en route, ils ne trouvèrent aucun inconvénient à en emporter une bonne provision.

Les enfants étaient ravis du début de leur voyage, et ils ne pensaient pas que lon pût sennuyer dans un pays on trouvait de si bonnes choses; et ils étaient impatients darriver au véritable pays du bonheur qui devait être bien plus merveilleux encore.