VOYAGE AU PAYS DU BONHEUR.
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on montre de plaisir en acceptant, plus la marchande se trouve bien payée.
Ns arrivèrent enfin sur la grande place; elle était si grande que tous les enfants de Paris eussent pu y danser une ronde.
Les maisons étaient de beaux biscuits de Savoie qui poussaient naturellement, et l’on n’avait d’autre peine pour y emménager que de s’y creuser un logement et d’en manger les débris. Les murailles servaient ainsi de nourriture, et quand elles devenaient trop minces, on trouvait aisément une autre maison dans laquelle on se logeait de la même manière.
Dans de belles allées plantées en quinconces, les arbres étaient de chocolat, les feuilles d’angélique confite, et les fruits des gâteaux de toute espèce.
Deux beaux bassins, l’un de limonade, l’autre de sirop de groseilles, étaient placés à chaque extrémité de la place et l’arrosaient.
Pendant queles enfants regardaient avec admiration tous ces prodiges, une nouvelle musique un peu moins étourdissante que la première se fit entendre, et la

