VOYAGE Aü PAYS DU BONHEUR.
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que la nourriture qu’on leur avait donnée pendant le voyage et depuis leurarrivée au pays du bonheur devait à la longue inspirer de la répugnance et du dégoût. Toutes ces sucreries commençaient à les fatiguer, et ils attendaient avec impatience le dîner, dans l’espoir ([n on leur servirait autre chose que des gâteaux.
Comme ils rentraient dans la maison, la mariée, inquiète de leur longue absence, venait au-devant d’eux.
On avait servi une splendide dînette autour de laquelle toute la noce était rassemblée.
La table était couverte de volailles et de ragoûts de toute espèce, et quand on eut fait asseoir les enfants à la place d’honneur, on découvrit un potage fumant.
La gaieté était revenue sur le visage de nos petits voyageurs, et ils tendirent avec empressement leurs assiettes .
Mais, hélas! ce potage dont la mine était si appétissante, c’était une crème au chocolat ; ces ragoûts, encore des crèmes; ce gibier, ces volailles, tout cela était
en sucre:

