32
VOYAGE AU PAYS DU BONHEUR.
grin, et firent tout ce qui était en leur pouvoir pour les consoler.
On envoya de tous côtés à la recherche des petits vagabonds; car on pensa qu’ayant voulu se promener seuls, ils s’étaient égarés.
Toutes les perquisitions furent d’abord inutiles.
Mais il arriva tout à coup du secours de celui sur lequel on comptait le moins.
Le bon épagneul avait gardé souvenir des caresses des enfants, et surtout du bon morceau de pain que
Georges lui avait donné.
Il s’approcha de Caroline, et marchant devant elle en aboyant, il parut l’invitera le suivre.
11 la conduisit bientôt près de ceux qu’on cherchait; on les trouva derrière de gros rochers au milieu desquels ils s’étaient égarés, et pleurant à chaudes larmes.
Le chien avait été dressé à rapporter, lorsqu’il était jeune. Il prit les poupées et les polichinelles dans sa gueule et les rendit à leurs petits maîtres.
Vous voyez qu’un bienfait n’est jamais perdu.
Pour marquer sa reconnaissance au bon chien,

